À SL
Abrus precatorius.
Le nom de Jéquirily désigne les semences rouge-vif marquées d’une tache noire que fournit cet arbre des régions tropicales.
De Wecker a préconisé celle substance pour provoquer une inflammation substiltutive en cas de conjonctivite granuleuse grave accompagnée de pannus ; l’inflammation qui est obtenue avec une macération de ces graines remplace avantageusement l'inoculation du pus blennorrhagique, on n’a pas à craindre ainsi une ophtalmie blennorrhagique double.
Beaucoup d’ophtalmologistes se sont oceupés depuis du jequirity, il me suffira de citer Coppez, Knapp, David Webster, Grasselli, Peonouff, tous s’en montrent partisans. Menache, élève de de Wecker, est revenu, en 1889, sur ce produit : Le pannus est toujours sa grande indication. A la même époque, de Wecker s’est fait de nouveau le défenseur du jequirity, il insiste sur l’avantage que possède l’ophtalmie jequiritique sur l’ophtalmie blennorrhagique de ne faire courir aucun danger à la cornée et sur la rapide guérison de cette ophtalmie factice.
La maniere de se servir du jequirity esten général la suivante : on prend 1 à 2 gr. de poudre de graines décortiquées, on fait macérer 24 heures avec 100 gr. d’eau, on filtre. Avec cette préparation on lotionne l'œil à traiter jusqu'à l'apparition de l’ophtalmie, ce but atteint, on pratique de fréquents lavages avec de l’eau boriquée. Il ne faut employer que des macérations récentes.
Le jequirity devant être considéré pour la cornée comme un moyen éclaircissant, en quelque sorte spécifique, et Le plus puissant que nous possédions mérite pour ces raisons son introduction au Codex. D'ailleurs, en 1885, le D' Peonouff s'exprime ainsi: « Pour les trachomes chroniqües de la conjonclive avec pannus, j'estime que le jequirity doit être préféré à tout ce qu'on a fait jusqu'ici en ophtalmologie » et de Wecker, l’année suivante, «… le jequirity n'a plus à se justifier, c’est à ceux qui ont échoué à apporter leur justification devant le tribunal de l'opinion. »
LE
FLzurY
Te
Adonis vernalis
Cette plante est employée depuis longtemps en Russie pour combattre les hydropisies.
L'augmentation de la tension artérielle par l'emploi de cette substance à été constatée par tous ceux qui s'en sont occupés ; de même qu'avec la digitale, la fréquence du pouls diminue, l'énergie des contractions du cœur augmente, ses battements seraient aussi régularisés. La quantité d'urine émise s’accroit el peut devenir dix fois ce qu'elle étaitavant son usage, les æœdèmes et l’ascite disparaissent donc rapidement. La tolérance de l’organisme pour celte substance et sa non-accumulation dans l’économie doivent en certaines circonstances la faire préférer à la digitale.
Mope p’EMPLor. — On peut recourir à l’Adonidine, principe actif de l’adonis vernalis (on la prescrit jusqu’à 0 gr. 02 par jour), mais aussi à la plante elle-même (liges et feuilles) admiministrée à la dose de 4 à 8 grammes en infusion dans 150 grammes d’eau, on édulcore avec 30 grammes de sirop d’écorces d’oranges amères, celte potion est prise par cuillerées à bouche toutes les deux heures.
Anda Assu
On relire des semences de cel arbre du Brésil, une huile jaune pâle, transparente, inodore, de saveur âcre et nauséeuse, se solidifiant à + &. Oliviera en a isolé 0, 4 0/0 d'une substance cristalline, la Johanésine qui ne jouit d’aueune propriété purgative et n'est pas loxique.
Cette huile d'anda assu est purgative, mais agit à une dose inférieure à celle de ricin ; plus fluide que celte dernière el inodore, elle est aussi plus facile à absorber.
Quand on s'adresse directement aux semences et non à l'huile, ce qui est fréquent, il faut avoir soin de retirer le spermoderne et l'embryon qui déterminent des coliques ; aux adultes on peut donner 2 de ces semences ainsi mondées — rarement 3 sont nécessaires —, on prépare une émulsion qu'il est utile d'aromaliser pour diminuer la tendance aux vomissements.
L'huile se donne à la dose de 10 grammes, après 2 ou 3 heu-
res l'effet se produit sans que l'estomac ou l'intestin soient nullement irrités.
Les indicalions sont en somme celle de l'huile de ricin, les avantages : la faible quantité à absorber, l'odeur moins nauséeuse, la plus grande fluidité.
Andira araroba.
On trouve dans le commerce une sorte de poussière qui s’amasse dans les creux et les fissures du tronc de cet arbre, elle est connue sous les noms de Poudre de Goa, de Poudre de Bahia, d’Araroba et vient de la province de Bahia, au Brésil. Les arbres âgés donnent une plus forte proportion de cette substance qui jouit d’une grande réputation comme remède antiherpétique dans les Indes orientales, au Brésil, en Cochinchine, dans les possessions portugaises de l'Afrique (Goa). On se frotte les points atteints d’herpès circiné, d’herpès tonsurant ou de chloasma avec celte poudre qu'on laisse sur place ensuite.
Cette poudre jaunâtre qui prend à l’air une coloration plus ou moins violette, renferme des débris ligneux, elle a une odeur nulle, une saveur amère, elle déterminerait des ulcérations de la muqueuse si onla laissait séjourner dans la bouche. D'une consistance résineuse, elle est insoluble dans l’eau, soluble dans l’éther, le chloroforme, la benzine, les alcalis dilués. C’est Limousin qui le premier en a fait l'historique et isolé la chrysarobine, il croyait cette dernière identique à l’acide chrysophanique, mais cet acide ne se produit que par oxydation de la chrysarobine dite encore ararobine. Celle-ci existe dans la poudre de Goa dans la proportion de 80 0/0 environ, on l’en sépare à l’aide du chloroforme ou de la benzine ; c’est une poudre jaune, légère, qui donne des lamelles jaunes par cristallisations successives. La chrysarobine n’est donc que le produit pharmaceutique qui résulte de la purification de l'araroba. Elle se prescrit le plus souvent sous une forme liquide que lon applique avec un pinceau, en cas de psoriasis, de pityriasis versicolor, d’eczéma sec, d'herpès circiné, elc. Une bonne préparation à utiliser ainsi est la suivante :
HORS EUT CN RER RER Ki à Collodion élastique . . . . .. eh 2er:
On doit éviter d'en mettre dans los . à cause de l’action
irritante.