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On emploie aussi une pommade à 2 pour 30 d’axonge. Si on se sert de la poudre de Goa au lieu de chrysarobine, il faut porter la dose à 4 ou 8 grammes et ajouter de la glycérine à l’axonge afin d’avoir une masse de bonne consistance.
Thomson (1877) prescrit à l’intérieur la chrysarobine à titre d'émétique et de purgatif prompt, il donne :
0.3 aux petits enfants, 0.6 aux enfants de 12 ans, 4 gr. aux adultes.
Les selles sont abondantes, aqueuses, brunâtres, les vomissements répélés el sans nausées. Aucune colique et aucun phénomène de dépression n’accompagneraient ces évacuations alvines et ces vomissements.
Arachis hypogæa.
L'Arachide, cultivée dans la plupart des pays tropicaux, fournit des semences qui par simple expression à froid donnent de 45 à 50 0/0 d'huile.
Cette huile qui se rencontre actuellement dans la plupart des pharmacies où elle remplace sans inconvénient l'huile d'olive dans les préparations pour l'usage externe, pourrait fort bien trouver sa place au Codex comme elle l’a trouvée au Formulaire des Hôpitaux militaires.
Je ferai la même observalion à propos de l'huile de faine (Fagus sylvatica) qui n’est pas officinale et qui est si souvent employée pour dissoudre la créosote.
Bourdaine.
Celle plante se trouve abondamment dans nos taillis et nos haies, l'écorce de sa tige semble avoir les mêmes propriétés que celle du Cascara sagrada (Rhamnus purshiana), plante américaine, elle est d’ailleurs inscrite à la Pharmacopée britannique et est officinale en Allemagne. Avec 1 gramme à 1 gr. 50 de poudre l'effet purgatif arrive après 8 à 10 heures, en Allemagne on emploie de préférence une décoction faite avec 15 à 30 grammes d'écorce sèche pour 200 grammes d’eau. Je dis écorce sèche, ceci à de l'importance, car l'écorce fraiche serail émélo-cathartique el non simplement purgalive, Squibb,
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en 1887, s’occupant de celte drogue, avance que, plus facile a se procurer que le Cascara sagfada, elle le remplacerait avec avantage. Cauvet el Soulier partagent cette manière de voir.
Cascara sagrada.
Le Cascara sagrada est un arbuste qui croit sur les côtes californiennes. On en emploie l'écorce, elle renferme d’après A. Prescott : du lanin, des acides oxalique el malique, de l’amidon, une huile fixe et un peu d'huile volatile, enfin quatre corps résineux de colorations variées. Prescott ne signale pas, on le voit, la présence de l'acide chrysophanique que Limousin y a trouvé. En tout cas, l’aclion purgalive serait due, non à l'acide chrysophanique, mais aux matieres résineuses.
La poudre de cette écorce administrée de préférence en cachets, à la dose de 0.5 à 0 gr. 75, produit, au bout de heures environ 2? ou 3 selles molles. En élevant la dose à 4 grammes en une fois, ce médicament agit à la manière des drastiques et non plus comme laxatif.
Ne déterminant ni diarrhée, ni coliques, ni nausées, ni troubles d'aucune sorte d’après mon camarade Eymeri (Thèse de Paris, 1884), agissant comme cholalogue, augmentant la sécrétion et la contractilité de l'intestin, ce médicament, qui a déjà pris parmi les laxatifs la place importante que Limousin lui prédisait, mérite d’être inscrit dans la pharmacopée officielle. Le cascara fait principalement merveille dans la constipation opiniâtre, d'autant mieux que son usage prolongé n’a aucun inconvénient.
Parmi les observations citées dans la thèse d'Eymeri, je reproduis la thèse suivante communiquée à lui par le D' Landowski, c’est pour ainsi dire un cliché sur lequel sont calquées les au-
tres :
« Mme L...., 32 ans, est atteinte de constipation opiniàtre, ne cédant pas aux lavements. Depuis six mois que cet état dure, ses digestions sont très pénibles, elle est sujette à des céphalalgies qui sont évidemment dues à son état de constipation. Je donne le cascara sagrada en extrait fluide à la dose d’une cuillerée à café par jour, en deux fois, el j'en obtiens le meilleur effet. Au bout de huit jours de traitement, la malade se sent débarrassée des douleurs de têle. Elle commence à aller à la garderobe naturellement. La constipation revient au bout de 9 jours
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de suspension de lrailement. Je donne de nouveau l'extrait fluide de cascara avec le même succès. Depuis deux mois que la malade est en observation, on peut constater un résultat réel. Cependant, il faut de temps en temps revenir à la cascara que l’on donne pendant trois ou quatre jours, autrement la tendance à la constipalion l'emporte. »
J'insiste surtout sur ce dernier point de l'observation précé-
dente à savoir qu'il faut revenir de temps à autre à l'usage de la cascara, c’est en effet ce que j'ai remarqué chez les nombreux constipés auxquels j'ai donné le conseil de recourir à ce laxatif. En cela les faits observés par moi ne sont pas d'accord avec les conclusions du travail d'Eymeri où il est dit : . . . . . « Cette action purgative, utilisée dans le traitement de la constipation habituelle, donne des résultats satisfaisants et amène presque toujours une guérison définitive... ».
. On a vu que le D' Landowski s'était servi non de la poudre, mais de l'extrait fluide de cascara. Je parlerai à plusieurs reprises dans le cours de ce travail de ce genre de préparations imitées de la pharmacopée des Etats-Unis et faites de facon que le poids de l'extrait représente exactement le même poids de la substance employée. Ainsi, dans le cas actuel, un gramme d’extrait fluide équivaut à un gramme d’écorce de cascara.
Condurango.
Cette plante originaire de l’Équateur fournit à la matière médicale son écorce, principalement celle de la racine. Elle renferme du tanin, une résine et trois glucosides (condurangines) étudiés surtout par Vulpius, Kobert, Tanret et Bocquillon.
Le condurango passait en Allemagne pour guérir le cancer de l'estomac en faisant cesser les vomissements, les hémorragies et les douleurs, quand le D' Buisson à Paris et le Dr Hoffmann à Bâle en reprirent l'étude (hérapeutique. S'il ne guérit pas les cancéreux il améliore au moins leur état grâce à ses propriétés hémoslaliques ; de même pour l’uleère rond. Comme amer, Lonique par le lanin qu'il renferme, et antiseptique, il peut ‘être employé dans le traitement des maladies de l'estomac. Le Dr Riegel, de Munich, vient d'arriver encore dernièrement à ces conclusions.
La décoction s’oblient en faisant bouillir 15 grammes d'écorce dans 360 grammes d'eau jusqu'à réduction de moitié, on fillre le
int décocté chaud et on exprime. On prend celte liqueur à la dose de 2 à 3 cuillerées à bouche par jour.
La teinture serait préférable à la décoction car l'alcool dissout la malière résineuse de l'écorce, on la fait au 1/5, à prendre 2 cuillerées à bouche par jour
La poudre s'emploie à l’intérieur à la dose de 4 à 4 gr., on l’applique quelquefois en pansement sur les ulcères.
Si le condurango est à peu près inconnu en France, il n’en est pas de même en Allemagne, il figure sur les différentes pharmacopées de l'Empire,
Coto.
L’écorce de Coto a été importée en Europe de Bolivie, en 1873, sous le nom de China coto.
Jobst et Hesse en ont retiré deux principes chimiquement indifférents, cristallisables, la Cotoïne et la Dicotoïne.
Cette écorce, et principalement la cotoïne, dilaterait d’une manière remarquable les vaisseaux de l'intestin, il en résulte une meilleure digestion intestinale, un accroissement de l’absorplion. L'action antidiarrhéique de cette drogue est expliquée par une assertion d'Albertoni qui attribue la diarrhée, dans un grand nombre des cas, à la diminution de l'absorption intestinale.
On donne le coto en cas de diarrhée, surtout dans celles des aliénés et des tuberculeux, on l’a essayé contre la goutte, le rhumatisme, les sueurs nocturnes des phtisiques. L'enfance n’est pas une contre-indication comme le sont l'hyperhémie de l'intestin et la tendance aux hémorrhagies intestinales.
Mopes D'EmPLor. — Poudre: de 0.5 à 1 gr. en 2 ou 4 doses à prendre dans les 24 heures.
Teinture au 1/10 : IV à X gouttes par heure aux enfants, XV à XXX aux adultes.
Vin (écorce 30 gr., vin de Grenache 1 litre): un verre à liqueur 2 ou 3 fois par jour.
On administre la cotoïne en cachets, pilules ou solution, de