à 0.50 par jour
La cotoïne peut aussi s’injecter, on formule alors ; RD ENT Vin Penn een ie ed) TURC SAR REPTER E CL
chaque seringue contient 0.02 de ne
LMD Je ne cite que pour mémoire l'écorce de Paracoto et la paracotoïne, ces substances jouissent des mêmes propriétés, mais sont moins énergiques el assez infidèles.
Dipterocarpus turbinatus.
On trouve dans le commerce l’oléorésine de cet arbre et d’autres Diplerocarpus qui croissent dans l'Asie et l'Océanie tropicales, elle est connue sous le nom de Zaume de Gurjun.
C'est un liquide épais, visqueux, dicroïque, il parait opaque et gris-verdàtre à la lumière réfléchie, il est transparent el brunrouge à la lumiere transmise. L’odeur est celle du copahu, la saveur amère et aromatique. Flückiger y a trouvé une huile essentielle et deux résines : l’une amorphe, l’autre renfermant de l'acide gurjunique.
O’ Shangnessy qui a introduit cette substance en thérapeutique (1868) l’a surtout recommandée contre les maladies de la peau, la lèpre en particulier, maïs il l’a indiquée aussi comme succédanée du copahu pour combattre les accidents blennorrhagiques. Agissant comme ce baume sur toutes les muqueuses, elle peut être fort utile pour traiter les affeclions calarrhales pulmonaires et vésicales, les écoulements leucorrhéiques.
Murrell s’en sert dans la bronchite, c’est un bon expectorant ayant l'avantage sur le copahu de ne pas causer d'éruption.
Dougall (1875), Foy (1889) ont préconisé le baume de Gurjun dans la lépre, intus et extra. Le Dr Vidal le considère comme le meilleur topique à appliquer sur les ulcérations lépreuses.
Moss p’EmPLor. — La dose à prendre est de 2 à 4 er., on l’absorbe en capsules sous formes de bols où d'émulsion.
Pour l'usage externe on se sert d'une émulsion à parlies égales de baume dans de l’eau de chaux, on panse les ulcères lépreux avec celte préparation étendue sur des plumasseaux de charpie ou des lampons d'ouale.
Duboisia myoporoïdes.
Les feuilles de cel arbuste d'Australie et des iles voisines figurent seules dans les droguiers, elles renferment un alealoïde crislallisable, la Duboisine, isolé, en 1878, par Pelil (de Paris) et Gerrard (de Londres), c’est lui d'ailleurs qui est exclusivement employé.
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La duboisine reproduit les effets de l’atropine, mais avec cet avantage qu'en oculistique, alors qu'il s’agit de dilater la pupille, la mydriase et la paralysie de l’accommodation sont plus vile alteintes qu'avec l’alcaloïde de la belladone et par contre cessent plus vite, dans le rapport de 1 à 2 (Norris, de Wecker). Ceci est précieux si on veut dilater la pupille pour faciliter l'examen à l'ophlalmoscope.
On se sert d’un collyre composé ainsi :
DUR AUROISENENX 1 eur, 4, tar ct 0.08 RS PA 2 di à ie mete e10.0»
Voilà ce qu'il y à de plus saillant dans l’histoire de la duboisine, les autres indications se confondent avec celles de l’atropine. Il y a lieu de noter que la duboisine serait moins irritante que cette dernière pour la conjonctive.
Euphorbia heterodoxa.
Le sue reliré par expression de la plante femelle a été l’objet d'observalions si favorables qu'il doit à mon avis entrer dans la matière médicale.
Ce suc est laiteux, blanc-jaunâtre, sirupeux, insoluble dans l’eau et l'alcool, soluble dans l’éther et le chloroforme, miscible aux huiles fixes ; il possède, chez les indigènes de la région de Pernambuco, la réputation de guérir le cancer.
Velloso serait le premier auteur qui se soit occupé de ce suc, dit lait d'Alveloz, au point de vue scientifique, il soutient qu'il n'agit qu'à l’état frais, mais on peut le conserver par l'addition d'acide salicylique ou employer la résine préparée par M. le baron de Santa-Cruz, chimiste à Pernambuco, elle aurait toute l’activité du caustique frais.
Voici la technique du traitement : on dépose chaque jour un peu de suc sur la partie à trailer (cancroïde, ulcérations de diverses natures), puis on applique un pansement antiseptique. L'aspect de l’ulcère s'améliore bientôt et le tissu néoplasique se résorbe peu à peu, il y a une sorte de digestion de ce tissu comme avec la papaïne.
Landowski (Assoc. française avance. des Sc., Grenoble, 1885) a expérimenté le suc d’Alveloz sur des cancroïdes, des végélations syphilitiques et lui a reconnu, en plus de cette action dissolvante des tissus organiques, une puissante action escharrotique
il ya donc union de l’action d’un caustique à celle de la papaïne. FLEURY Ê
= FLO «= Landowski applique celte drogue avec un pinceau et panse à la vaseline boriquée. A Rochefort, Duplouy a également obtenu de bons résullals dans le cancer et les tumeurs malignes.
Fabiana imbricata.
Arbuste du Chili, du Pérou, de la République argentine, il porte dans ces régions le nom de piehi. On le cullive aux environs de Marseille, mais il reste à savoir si la culture et le changement de climat n’en modifient pas les propriétés.
On trouve dans le commerce sous ce nom de pichi, un mélange de tiges, de branches et de petits ramuscules feuillés.
Limousin, Lyons, Nivière, Liolard ont cherché la composition de cette drogue, on y a trouvé une huile volatile, une résine, un glucoside fluorescent analogue à l’esculine, un principe cristallisable mal défini, mais alors que Limousin n'indique pas d’alcaloïde, le D' Lyons y aurait découvert une petite quantité d’un alcaloïde qu'il appelle, la fabianine.
Depuis de longues années, le pichi jouit au Chili d’une grande réputation ; il y estemployé dans les affections calculeuses, les calculs seraient désagrégés el leur expulsion favorisée. Le Dr Manuel $S. Ramirès, de Valparaiso, le signale comme un puissant diurétique et le trouve indiqué dans les catarrhes des voies urinaires lorsqu'il y a expulsion d’urines purulentes. Le D" Le Menant des Chesnaïis a reconnu d'autre partles propriétés antiseptiques et sédatives du pichi en cas de catarrhe aigu et chronique de la vessie, surtout d'origine calculeuse ; l'urine se clarifie rapidement et les douleurs s'apaisent.
Le fabiana est un stimulant du foie ; à Rio on s’en sert dans le traitement de la jaunisse et des affections causées par un défaut de secrétion de la bile.
Au Brésil, on emploie encore le pichi en cas d'hydropisie ou de dyspepsie.
En somme, c’est une drogue intéressante dont on ulilise principalement l'écorce el les jeunes rameaux, on fait une décoction à 30 0/00 qu'on prend en 4 fois dans la journée.
L'extrait fluide se prescrit à la dose de # à 6 cuillerées à café dans les 24 heures, on l'ingère élendu d'eau.