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qu’on cesse de souffler. C’est au moyen de ces ambu-
À lacres, étendus ou rétractés à volonté par l'animal, que
» s'opère la locomotion, aidée en même temps par les
k. mouvements des épines. |
> Les ambulacres sont très nombreux dans l’Oursin or-
. dinaire (au moins 1400) et dans l’Oursin melon environ 4,300 (Cailliaud). Au moyen des mouvements combinés
despiedsambulacraires etdesépines cesanimaux peuvent marcher assez rapidement : Forbes en a vu grimper sur lesparois verticales d’un verre trèslisse. « Les Oursins, dit Moquin-Tandon, peuvent voyager sur le dos comme sur le ventre. Quelle quesoit leur posture, il y a toujours un
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certain nombre de piquants qui les portent et de sucoirs qui les fixent. Dans certaines circonstances, l’animal marche en tournantsurlui-mêmecommeune roue. » Chez les Oursins à longues baguettes (Cidaris), celles-ci étant beaucoup plus longues que les ambulacres, elles sont seules chargées de la locomotion à la manière des béquilles ; l'animal s’en sert assez habilement pour pouvoir grimper sur une corde verticale. (Prouho.
Chez les Astéries on constate la présence des ambu lacres à la face inférieure des rayons : on remarque, en effet, que chaque rayon est divisé dans toute sa longueur par une rainure de chaque côté de laquelle sont
deux rangées de petites ouvertures qui donnent passage
aux tentacules ambulacraires. L'Etoile de mer rampe lentement sur le sable et les pierres, avançant un de ses bras avec prudence, laccrochant aux corps étrangers au moyen de ses pieds ambulacraires, puis se contractant et se poussant en avant. Ces mouvements successifs constituent sa progression; elle parvient ainsi, non seulement à franchir les inégalités de terrain, à descendre ou à monter verticalement, mais encore à s’insinuer dans d'étroits passages en disposant deux de ses rayons en avant et rapprochant les trois aütres en arrière. « Si on renverse une Astérie sur le dos, elle reste d’abord immobile, les pieds enfermés. Bientôt elle fait sortir ces derniers semblables à autant de petits vers: elle les porte en avant et en arrière, comme pour reconnaître le terrain ; elle les incline vers le fond du vase et les fixe les uns après les autres. Quand il y en a un nombre suffisant d'attachés, l'animal se retourne. » (Moquin-Tandon.)
Ÿ : er ÉCHINODERMES 23 | Système digestif. — Si on brise l'enveloppe calcaire dE d’un Oursin, on trouve immédiatement au-dessous une membrane tendue qui relie et maintient les organes de Panimal. Le cadre de cet ouvrage ne nous permet pas de décrire entièrement l'organisme des Echinodermes,
qui ont un système aquifère, un système nerveux et un système circulatoire ‘très difficile à étudier, mais nous consacrons ce chapitre à la description du système di-
à Fig. 14. — Lanterne d’Aristote.
gestif si curieux chez les Echinodermes : tous les ani- . maux de cet embranchement ont une bouche et un tube . digestif distincts de la cavité viscérale; ce tube est par- | tagé en œsophage, estomac et rectum, débouche au de-
hors par un orifice situé au centre de la face ventrale et
| setermine quelquefois en cul-de-sac. Ce tube digestif
. varie selon Îles groupes ; chez les Æchinides (Oursins), la
. bouche est située au-dessous du corps, le plus ordinai-
. rement vers le centre; elle est entourée de tentacules
. charnus et palmés qui sont les organes de la préhension
alimentaire. Le système digestif est formé par un ap-
E pareil osseux très compliqué, de forme bizarre et connu
sous le nom de Lanterne d'Aristote (fig. 14). Cet appareil se compose de cinq parties que l’on désigne sous
les noms de : dents, plumules, pyramides, faux et compas. « Les dents sont au nombre de cinq; elles ont une base prolongée et dilatée qui constitue la plumule ; elles
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sont contenues dans une gouttière résultant de l'assemblage des pyramides. Celles-ci, au nombre de dix, sont réunies par deux ; leur partie inférieure est consolidée par les cinq faux et les cinq compas; ce qui fait que, en résumé, l'appareil dentaire présente trente pièces. Il faut beaucoup de bonne volonté pour lui trouver le moindre rapport avec une lanterne. »(Moquin-Tandon.) En divisant en deux parties égales une coque d’Oursin, il est facile à l'observateur de se rendre compte de ce curieux appareil, dont les pyramides se séparent facilement ; on peut alors examiner les dents qui font(saillie au dehors de l’orifice buccal (fig. 14); elles sont longues, aiguës et d’une dureté qui leur permet d'entamer les rochers les plus résistants; nous donnerons quelques indications relativement à ces perforations dans le chapitre des Æthinides. Ces dents, malgré la dureté de leur
émail, seraient vite usées si elles ne possédaient la fa-
culté de croitre par la base à mesure qu’elles s’usent par la pointe, commeles dents des Mammifères rongeurs : elles sont ainsi toujours maintenues aiguisées et en bon étal.
Chez les Astéries, la bouche correspond presque directement avec l'estomac, qui forme un grand sac ayant des ramifications dans l’intérieur de chaque bras. Ces animaux sont très voraces et avalent quelquefois des Mollusques bivalves relativement énormes en comparaison du peu d’extension de leur bouche : dans ce cas, ils ont la faculté de faire saillir à l'extérieur la membrane de leur estomac, en enveloppent leur victime et la font ainsi pénétrer intérieurement; après avoir digéré leur proie, ils rejettent les coquilles.
« En peu de jours, dit le docteur Fischer, unecentaine de Donax anatinum vivants ont été mangés par cinq ou
six Astéries.
î Fig. 15. — Psolus squamatus, vu par sa face dorsale,
: «Celles-cientourent lacoquille du Donaz detellesorte que son bord extérieur corresponde à leur bouche ; la À partie centrale du corps de l’Astériesemouleen quelque
Fig. 16. — Psolus squamatus, vu par sa face ventrale. +
sorte sur le Donaz et présente une saillie extérieure, arrondie, qui permet de reconnaître que l’animal prend
son repas. La plupart des ambulacres fixent solidement
les rayons de l’Astérie au sol, tandis que ceux de la base
des rayons sont appliqués solidement sur les valves de
É la coquille, les écartent et les tiennent bâillantes. La L
membrane interne de l'estomac est boursouflée : elle s'insinue entre les valves et se place en contact avec les viscères du Donaz, qui sont rapidement digérés. Presque toujours l’épiderme de l'extrémité postérieure de la coquille est enlevé, Le procédé employé par les Astéries
Fig. 47, — Siphothuria. Fig. 18. — Ypsilothuria.
pour ouvrir les Mollusques nous semble identique avec celui que les Poulpes mettent en œuvre pour arriver au même but. »
Chez les Holothurides la bouche est placée à l’une
des extrémités du cylindre et entourée d’une couronne
de tentacules lobés, pinnés ou ramifiés, le plus souvent rétractiles. Dans l'intérieur de la bouche on remarque un anneau osseux, composé de dix à douze pièces calcaires, qui remplit les mêmes fonctions que l'appareil buccal de l’Oursin; l'anus est terminal chez certaines espèces exotiques comme les Psolus (fig. 15 et 16), qui se