‹ Cœurs et homme de cœurChapitre 37 sur 53 · LES DEUX VOIX · texte numérisé non relu

LES DEUX VOIX

à m on jeu ne frère Jules .

Perdu sous bois, un jour — j'étais alors enfant — J'entendis une voix — un vrai refrain d'aimée — Dans l'air plein des senteurs de la flore embaumée C'était un bel oiseau qui chantait, triomphant.

Et ma mère me dit, en voyant ma surprise : " Petit, l'oiseau léger ainsi soupire au vent Sa chanson sous le ciel ; tu l'entendras souvent, Le matin à l'aurore, ou la nuit dans la brise."

CCËURS ET HOMME DE CCEUR.

Par un pur soir d'été, la lune souriait ; Ea conversation, le chant et la musique

Perlaient dans l'air serein — un chaut de fée antique

Ou d'ange aux ailes d'or qui, sur terre, priait. . .

Alors, mon cœur m ' a dit : ' ' C est la voix d' une femme ! ' ' Et mon âme à la nuit : " L'oiseau sait bien chanter, La femme chante mieux ! Dois- je croire ou douter ? ' Et j'ai bientôt brisé ce fragile dilemme !

Juillet 1900.

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