Mage, pour major
orÈBoi èemx a» pbs tord par Clément VI, en même mp ç*e Guy de Boaftogae, et «émût de recevoir des ■ùe <àa fope le titre de *rand pénitencier et l'évêché fûaie et 4e Velleiri 1 155?).
£ lasaùi pour avoir des ann rigides et on grand %aépes paur le taxe: MaUeo Yillani dit de lui : « C'était un ede bonne vite! de petite science », et Pétrarque
prétend qu'on lai avait persuadé sans trop de peine que Tîrple était un sorcier.
Comme tous les antres cardinaux, il avait juré, avant l'élection, de ne pas modifier, s'il était nommé, les tradition* es honneur à la cour de Clément VI ; maïs, aussitôt qu'il fut moulé sur le trône pontifical, il se déganta de son serment, grâce à son pouvoir souverain, et s'occupa avec activité, souvent même avec habileté, d'introduire dans l'Église les reformes que rendaient nécessaires les abus de toute sorte auxquels se livrait le haut clergé, surtout à Avignon ; il révoqua la plupart des bénéfices accordés par son prédécesseur, suspendit un grand nombre de réserves et de commendes, restreignit la pluralité des bénéfices, et obligea les titulaires à la résidence, ce qui purgea la ville d'Avignon d'une foule de courtisans oisifs. Ménager du bien de l'Eglise, son
premier soin fut de diminuer les dépenses de la cour, à laquelle il rendit l'aspect qu'elle avait du temps de Benoit XII, d'austère mémoire. Les cardinaux débauchés, dont Clément VI avait eu la faiblesse de tolérer la licence, trouvèrent en lui un maître rigoureux; et tous les prélats, quel que fût leur rang, durent déployer désormais moins de faste.
Ces réformes étaient précisément celles qu'avait récla* mées Rienzo avec tant d'énergie et si peu de succès, et c'est principalement pour avoir osé élever la voix contre les abus que voulait supprimer Innocent VI, que le tribun était menacé de perdre la vie. Le pape ne l'ignorait pas ; sur bien des points il partageait les idées du tribun ; n'ayant point eu, en outre, à combattre personnellement contre lui, il ne conservait pas, comme Clément VI, le souvenir aigri de la lutte; peut-être espérait-il aussi dès lors se servir un jour, au profit de l'Église, de la popularité de Rienzo. Il ordonna de surseoir à l'exécution du condamné, et, après avoir examiné attentivement les accusations portées contre lui, déclara qu'il n'avait rien dit ni rien fait de contraire à la religion, qu'il était un bon et Gdèle chrétien, et qu'il y avait lieu, par conséquent, de révoquer toutes les sentences dont il avait été frappé. Rienzo fut donc absous et mis en liberté ; momentanément, le pape le retint à Avignon.