En latin : Nicolaus Laurentii
•"i« COLA Ui K1ENZO.
(.apitoie, lu (lolisce, Saint-Jean de Latran, enfin presque toute In partie de Rome située sur la rive gauche du Tibre. On se battit longtemps; de guerre lasse», Henri VU se résigna à recevoir la couronne impériale dans Péglisc du l.atran. Mais il ne voulait pas quitter Rome sans avoir au moins visité la fameuse ha>ilique de Saint- Pierre, Prenant un guide stir, un Romain, il traverse mhis un déguisement les lignes eastmks et pénètre jusqu'à Saint-Pierre: |>ourlanl sa jcv-e^.*e ce L-rnJe pas l\ être >ou|h>mukv et la fuiie lai ,:o>:t:. :z::*«?it>. Uans
iv:;e extremis il i-ntre •!.■ n> u-rf j -:• ^ -C j 'irinîr.i'
« » '■ * *t ;;■ :** ";■*■• "^ •. -«n t - . •u- :••:"■ ' ... r. i .»-, "^ i i. t vin •: — .••:•••»- *-r s^ : '^"^ " :■■*■»> "•
1 t • I ^ • " »^. % * • • ^ * I " • ■ *-^fc ..
JEl.NESSE DE COLA 1)1 K1ENZO. 5!
La morl de son père l'obligea alors à revenir a Rome, où il mena d'abord l'existence des gens du peuple. Mais un secret penchant le portait vers Fétu de et la méditatation; ces monuments imposants, dont les débris épars se voyaient de tous côtés, provoquaient son admiration et aussi sa curiosité; peut-être avait-il déjà reçu à Anagni un commencement d'instruction, soit de son parent, soit d'un de ces nombreux spirituels 1 , qui avaient leur retraite dans les gorges sauvages des Abruzzes, et peut-être fut-il conduit par cette première initiation à vouloir mieux connaître les créateurs de tant de merveilles.
11 errait tout le jour parmi les ruines qui entouraient Rome; il les contemplait longuement et s'efforçait de leur arracher leurs secrets. Tite-Live, Sénèquc, Valère- Maxime, Cicéron, ainsi que Boctius et Symmaque, lui devinrent promptement familiers. Jules César l'enthousiasmait; dans les veillées, il ne se lassait pas de raconter ses hauts faits, ses victoires, ses conquêtes. H étudiait avec non moins d'ardeur et de fruit, comme on le verra plus tard, l'Écriture sainte. Grâce à son intelligence et à sa mémoire, qui étaient prodigieuses, Rienzo s'assimila rapidement la littérature latine, ce qui n'était pas peu de chose, si l'on songe au milieu où il avait vécu et aux difficultés presque insurmontables qui s'opposaient alors à l'étude de l'antiquité. Les livres étaient rares et plus rares encore ceux qui savaient les lire. Pétrarque s'en plaint amèrement dans le récit d'un de ses voyages : ce Nulle part Rome n'est moins connue qu'à Rome même », dit-il. 11 aimait à familiariser ses