‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 3 sur 126 · Le Dante, il Conviio · texte numérisé non relu

Le Dante, il Conviio

INTRODUCTION. m

temps des Césars et ne gardaient plus de cette époque glorieuse que le souvenir de la paix et de la prospérité dont ils jouissaient alors, souevnir que les générations se transmettaient Tune à l'autre, comme un précieux dépôt, en l'épurant, en l'idéalisant sans cesse. Ils ne comprenaient pas que les temps étaient changés ; qu'un empereur allemand, descendant des Alpes avec une poignée de reîtres, eût-il l'indomptable énergie d'un Barberousse, ne serait jamais qu'un chef de parti, souvent même qu'un condottiere; qu'il ne pourrait avoir, malgré le prestige qui s'attachait encore à son nom et les titres pompeux dont il se décorait, ni l'autorité, ni la force nécessaires pour se faire également respecter de tous ; et qu'il lui faudrait inévitablement solliciter l'appui d'une partie de l'Italie contre l'autre, envenimant ainsi les haines loin de les apaiser, et portant la discorde avec lui au lieu de la paix. Le Dante 1 , Pétrarque 2 , s'étaient faits les défenseurs de ces idées, et d'ailleurs tous les Italiens souhaitaient alors d'avoir un maître; la seule question qui les divisait était de savoir si ce serait le pape ou l'empereur. Tous aussi reconnaissaient que ce chef suprême devait recevoir à Rome la consécration de son autorité; car, malgré son affaiblissement, ils ne pouvaient s'empêcher de considérer encore celte ville comme la souveraine de

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