‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 36 sur 126 · GUERRE CONTRE GIOVANNI DI VICO · texte numérisé non relu

GUERRE CONTRE GIOVANNI DI VICO

consentez, vous nous rendrez un plus grand service qu'en nous envoyant deux cents cavaliers. » (18 juillet.)

Cependant le siège de Vetralla traînait en longueur, la chaleur était devenue accablante, les auxiliaires commençaient à se lasser, tandis que le préfet voyait grossir chaque jour le nombre de ses soldats. Rienzo résolut de prendre en personne le commandement de son armée et il se disposa à partir de Rome avec un corps d'élite. À cette nouvelle, Giovanni tint un conseil de guerre et, sur l'avis de ses capitaines, prit le parti de demander la paix. Le vice-recteur du Patrimoine se chargea d'engager les pourparlers; Giovanni consentit à tout ce qu'exigea le tribun et un accord préliminaire fut signé le 16 juillet.

La nouvelle en fut aussitôt apportée à Rome par un frère hospitalier d'Assise, Àcuto, qui, grâce à sa vie exemplaire et à sa générosité, était entouré d'une grande vénération; il avait de plus, disait-on, contribué au rétablissement de la paix. Monté sur un âne, vêtu d'un manteau blanc, la tête couronnée d'olivier, un rameau d'olivier à la main, il arriva sur la place du marché 1 précisément au moment où Cola di Rienzo karanguaitle peupleet l'encourageait à continuer la lutte. Lorsqu'on vit apparaître Acuto au fond de la rue, la foule curieuse et inquiète se précipita à sa rencontre; et lui, du plus loin qu'il aperçut le tribun, de s'écrier : « Kispampano est à toi! » Les Romains, pleins de joie, Grent retentir les airs de leurs acclamations.

Rienzo affirma que, la nuit précédente, il avait vu en rêve ce qui allait arriver; il semble plus probable

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