Gouvernants, dévorants
demande. Pandolfuccio l'en remercia abondamment, mais dans la crainte que les Florentins ne s'en tinssent à de vagues promesses, il les supplia d'envoyer sans retard les secours qu'ils s'étaient engagés à fournir, leur rappelant les paroles de Jules César: Toile moras, semper nocuit differre parafa. Florence consentit, en effet, à faire partir sur-le-champ cent cavaliers pour concourir à la défense du bon état, et en promit d'autres, si besoin était ; mais la défiante république; redoutant de s'engager plus qu'elle ne le voulait par l'envoi d'une ambassade, fit quelques difficultés à ce sujet et le tribun dut affirmer, pour lever ses scrupules, que sa demande n'avait d'autre but que d'assurer d'une façon durable la tranquillité de l'Italie, à l'état de laquelle nul moins que lui, avait-il soin d'ajouter, ne songeait à apporter de changements. (Lettre du 22 juillet.)
Le 11 juin Cola di Rienzo fit part de son élection à Guido de Gonzague ; en juillet, une ambassade solennelle se rendit à Sienne, et cette ville envoya à Rome, le 22 de ce mois, cinquante cavaliers sous le commandement d'un officier de haut rang. Ils devaient rester trois mois au service du tribun, mais dès le 12 septembre ils étaient de retour à Sienne. Pérou se, qui avait déjà envoyé soixante cavaliers à Rome, reçut également le 15 juillet les envoyés de Rienzo et leur fit le meilleur accueil. Le doge de Venise l , Luchino Visconli, le marquis de Fer rare 1 , les régents du royaume de Naples, reçurent fort bien les ambassadeurs envoyés par le peuple romain.
i . Andréa Dandolo, élu en 1343, mort en 1354.