‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 61 sur 126 · Bàlie par Grégoire II vers · texte numérisé non relu

Bàlie par Grégoire II vers

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piusiear^ *• or*. an:t rendu les chemins presque impraieai "#*<; »*< -M»I:its n'agaçaient qu'arec peine et >< càevi ru chinas »ie lourdes armures, trébuchaient » cà*rï»* pis- L«^ barons- transis et en proie pour la ?» i-ii.-i i :e a»*tr* -ressentiments* tinrent conseil ; Sic*— \n«> «Vu «i^j *Hi*?rak -le la fièvre et de vomissements, . r^iLJu:: •.- ciuie II tVu. 1.-: P'etro di Àgabito, qui se ^jj;: -îti «inaeii: m.»Ij«ïe. a*jit \u en rêve sa femme, Frxxceso* il »\?v:;i zio \ en h-il-ii* Je deuil et se lamen- ";m:: «'.v *;sVa >;n:<:re l'épouvantait; il ne voulait -ms :vaLM r*. • *: *j:mi €•.>! »nna. Giordano di Ma ri no, ■ta Fïi-.-'.o* Sc.'.irv a C»!<i>r.ca. quoique hésitant euxh^od-s» - cj t:'- i ne p^< faire preuve d'impuissance ï<r m J-: « *i* rv:n..e- >à:i> a\ »ir tente le sort des armes. Xi : j-*i •:: -;* fc :l> c iî-at p!u> près de la ville, ils ■.sv-ioi'. :•" 'i • :rv : ->:;:vtcm«'nt«lansie lointain sonner sai< rv- ï» V *i v* <r.o -:j Ci^:t->Ie, qui leur annonçait l'ic es K ■•••«■-•> f'>j r ::i: prévenus de leur approche el ^ 71^. % i-i^:: i U 1;:.;** D\i:ï".euis Slefano Colonna le v. v. i : vC "• ^ h«r ns avaient confié le commanden**. vt.'.rv^v ie faruire» venait de s'en convaincre wi- v ^-*r '».M\ *:v. .jl;i: sur !e> intelligences qu'il avait ,:.rî* U r. jo^ u >V:.*tt a*an\v. accompagné seulement ,; *? *jÙ". i v \".jù» j;:*ju % à la porte Saint-Laurent dont V <trvvt* **:: v .J.i ^iovhu\ et lui a\ailerié, en l'appelant i\ir vxt ro:u : * Je suis ci!o\en romain, je veux rentrer .Va atoi ; u*e ïe K h rt :. / - Mais la garde venait d'être % Vr fc iw: \v fut un bran» arbalétrier, du nom de Paolo Pu ïju ^ut lui rvjvndit : * Celui que vous appelez n'est */;*> U; j\ti e:e chargé avec mes compagnons de la dé-

fense de cette porte, et vous ne pouvez pas entrer, car elle est fermée. Ne savez-vous pas que le peuple vous hait? Pourquoi troubler ainsi le bon état? Écoutez la cloche et fuyez au plus vite, si vous ne voulez attirer sur votre tête les plus grands malheurs. Tenez, pour vous prouver que les Romains ne sont pas disposés à vous laisser entrer, voici les clefs », et il les lança par-dessus le mur; elles tombèrent dans une petite mare formée par la pluie.

Stefano Golonna s'en retourna aussitôt rejoindre les barons et leur fit part de sa déconvenue ; il devenait évident qu'il fallait complètement renoncer à l'espoir d'entrer dans la ville par trahison ; d'un autre côté, il semblait bien téméraire de tenter une attaque de vive force. Pour sauvegarder leur honneur, les nobles décidèrent que l'armée tout entière défilerait sous les murs de Rome en ordre de bataille, enseignes déployées et au son de la musique. C'était là une sorte de défi outrageant, dont l'histoire de l'Italie nous offre plus d'un exemple.

Ainsi Caslrtfceio Castracani, voulant humilier Florence, qu'il n'avait pu réduire, mais dont il saccageait le territoire depuis de longs mois, fit passer toutes ses troupes aussi près que possible des murs de la ville et s'en retourna ensuite, satisfait de cet exploit et laissant les Florentins profondément humiliés.

H faisait encore nuit ; cependant ordre est immédiatement donné aux fantassins de s'avancer jusqu'à la porte Saint-Laurent, puis de se porter à droite et de s'éloigner de la ville, en lui tournant le dos ; pour éviter un conflit, les chefs font proclamer que quiconque provoquerait les ennemis serait condamné à servir à pied

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durant le reste de la campagne. Les trompettes sonnent nne marche guerrière, et les Romains, immobiles derrière leurs remparts, mais frémissants de rage, voient défiler sous leurs yeux leurs arrogants adversaires. Les cavaliers se mettent en marche après les fantassins, sous la conduite de Petruccio Frangipani, et passent sans être inquiétés. Enfin, c'est le tour du troisième corps, composé des barons, des chevaliers, de la fleur de la noblesse romaine. Chevauchant à une assez grande distance en avant de la foule des seigneurs, s'avancent huit barons parmi lesquels Giovanni Golonna. Au moment où ils passent, le jour se lève et les assiégés peuvent s'abreuver de l'outrage qui leur est fait; la hautaine altitude des nobles met le comble à leur exaspération; ils veulent se précipiter sur eux et s'efforcent d'ouvrir la porte ; mais le gardien, nous l'avons dit, en avait jeté les clefs de l'autre côté de la muraille ; il faut donc employer des haches et des leviers pour la faire céder; enfin, le battant de droite vole en éclats et la populace s'élance au dehors en tumulte. Giovanni Colonna, entendant tout ce bruit, arrête son cheval; il voit la porte entrebaillée sans qu'on eût donné de l'intérieur le signal de l'attaque et s'imagine que ses amis ont le dessus et viennent au-devant de lui. N'écoutant que son ardeur, il saisit un bouclier, assure sa lance et, piquant des deux, se jette audacieusement dans la ville. A l'aspect de ce chevalier tout bardé de fer, la lance haute, le visage menaçant, le peuple est pris de panique et recule en désordre, suivi par les soldats qui se trouvaient là; c'est une déroute générale et, pour peu qu'il eût été soutenu, le vaillant chevalier se fût rendu maître de la ville sans coup férir. Mais ses compagnons avaient

déjà dépassé la porte; ignorant son acte d'audace, ils le laissent sans appui. Les Romains, après avoir parcouru une demi-portée d'arbalète, s'aperçoivent enfin que Giovanni est seul: ils reprennent alors courage et s'élancent vers lui en poussant de grands cris. Son cheval se cabre et tombe dans un bourbier voisin de la porte, entraînant son cavalier dans sa chute. Giovanni, désormais impuissant, ne peut qu'implorer la pitié de ses ennemis et supplier qu'on ne le dépouille pas de son armure. Prières inutiles; la populace se jette sur lui avec rage, lui arrache ses armes et un certain Fonneraglia di Trejo 1 lui porte à la tête le premier coup; il reçoit presque en même temps deux autres blessures à la poitrine et rend le dernier soupir; mais la foule, irritée d'une mort si prompte, s'acharne sur son cadavre qui, percé de coups, couvert de sang et de bouc, devient bientôt méconnaissable. Ainsi périt Giovanni, dont le grand courage et les hautes qualités faisaient déjà l'admiration de tous. Le ciel, qui était resté sombre et pluvieux jusqu'alors, se découvre subitement et les pâles rayons du soleil levant viennent éclairer cette scène lugubre.

Le père de Giovanni, Stefano Golonna le jeune, entendant les clameurs de la populace et inquiet de ne plus voir son fils, demande à ses compagnons ce qu'il est devenu ; ceux-ci ne peuvent lui répondre; alors, saisi d'un sombre pressentiment, il se précipite tout seul à travers la porte et le premier objet qui frappe ses regards est Giovanni, gisant la face tournée vers le ciel, au milieu d'une foule féroce qui, avec des cris de joie, crible de

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