LA CI1UTE DE RIENZO
animé et joyeux. On n'y voyait plus que quelques amis Gdèles ou des aventuriers, qu'attirait l'espoir de profiter de l'isolement du tribun et d'exploiter ses caprices. Il n'écoutait que les conseils des plus mauvais citoyens : « Plût au Ciel, disait Pétrarque, que l'on ne peut éviter de citer à chaque pas tant il a été intimement mêlé à ces événements, plût au Ciel que parmi les mauvais il n'eût pas choisi les pires! »
Pour soutenir son autorité chancelante, Rienzo se vit forcé de s'entourer de mercenaires, comme les autres tyrans de l'Italie; il semblait résolu à se maintenir au pouvoir par la force des armes, même si les Romains se levaient contre lui ; mais il lui fallait payer ces soldats et remplir le trésor de la ville, que ses prodigalités et ses expéditions avaient épuisé; on le vit piller les églises et les abbayes, s'emparer du bien des riches et leur défendre même de se plaindre, sous les peines les plus sévères, rétablir enfin des impôts que lui-même avait abolis.
Lelius 1 informa son ami Pétrarque du changement survenu dans la conduite de Cola di Rienzo, au moment même où le poète s'apprêtait à se rendre à Rome pour admirer son œuvre : « J'ai été frappé comme d'un coup de foudre, répondit-il à Lelius, lorsque j'ai pris connaissance de la lettre du tribun que vous m'avez envoyée. Je ne sais que penser. Je reconnais le dessein de la fatalité. De quelque côté que je me tourne, je trouve des raisons de pleurer : Rome déchirée, l'Italie décapitée! que devenir en ce malheur public? »
Pétrarque fit plus que se lamenter, il adressa à Rienzo-
1 . C'est ainsi que Pétrarque appelait Lello di l'ictio Slefauo.
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* ^pia- r.»* /i. rf» 2 its x:iiy*s où Ton parle de vous »>■ i«-»tt x ria :u?nr n*s : S.« sur votre compte. On nie *:. vvc- 'tin Twco:c233e autrefois le peuple romain, ? .,u>. ■• '*£> '* ^ ,: *\r\I:CT«i avec les plus mauvais o . - •!> ^ : & v ••* Vrs laissez exercer sur vous un em- •ji-r i ?5* » i - T.Cu. ^*yi-*- .;> à réfuter ce que Cicéron
* >a. i ?^.-£> : v r: -^.s do loi ! Vous étiez le prolecxn- ,*. * « ^ i> <££■** de bien; vous allez devenir un ; kv* .%. *rc» -*>.:>! VVk* changement subit et imprévu! Jk*. *>*-., vr. .£ o-îr* vous? OuVst devenu ce bon (t • t^ r;.. v -^ issrraîL ou, pour parler le langage x»iu. a ~\*> cv; ^ri: frniiiier» avec qui vous aviez de si
\-*r^t ^ .*c rvzcas et grâce auquel vous avez pu faire ,w^Vw*o> ^ suryrvnantes? Je ne puis, hélas! changer