‹ Cola di Rienzo; histoire de Rome de 1342 à 1354Chapitre 69 sur 126 · LA CHUTE DE R1ENZQ · texte numérisé non relu

LA CHUTE DE R1ENZQ

tribun! » Les Romains n'osaient se porter au secours de leur chef; c'est en vain que la cloche de Sant Angelo appelait le peuple aux armes; c'est en vain que les partisans de Rienzo cherchaient à réchauffer son courage. Le tribun, entouré seulement de quelques amis fidèles, attendait, plein d'anxiété et de trouble, que les citoyens romains vinssent se joindre à lui pour défendre le bon état, il n'en parut pas un. Vers le soir, un petit nombre d'habitants se rendirent au Capitole, mais, partagés entre leur respect craintif pour le pape et leur affection pour le tribun, ils se bornaient à l'entourer, les larmes aux yeux, ne sachant à quel parti s'arrêter.

Pour lui, quand il vit que ses soldats l'avaient lâchement trahi, que le peuple restait sourd à ses appels, que les Orsini, sur l'appui desquels il se croyait en droit de compter, s'enfermaient dans leurs palais, il perdit tout courage, ses forces l'abandonnèrent, il ne sut plus que gémir et pleurer; c'est à peine s'il pouvait parler. La nuit survint; sa terreur augmentant à ses yeux le péril, il s'imagina que la moitié de la ville était soulevée contre lui. D'une voix mouillée de larmes, il adressa quelques paroles d'adieu à ceux qui l'environnaient : « Je me suis efforcé de donner à Rome un bon gouvernement, dit-il, et ceux qui se plaignent de moi sont poussés par la jalousie. » Puis, après s'être répandu en plaintes amères sur l'ingratitude du peuple, il s'écria : « Je quitte maintenant le pouvoir, après l'avoir exercé durant sept mois. » Sur ces mots, il monta à cheval, (il sonner les trompes d'argent et, dans le pompeux appareil dont il aimait à s'entourer les jours de fête, précédé des insignes impériaux, accompagné des soldats de

lentement et solennellement il descendit du Capîtole et alla demander l'hospitalité aux Orsini du château Saint-Ange 9 .

K Le comte 4e Mnnrbiao rat une fin misérable el digne de lui; huit afrà les év é ne men ts que nous venons de relater, il fut emprisonné for *rlre ém roi 4e 3aples et condamné à être pendu dans sa seigneurie <f DtMcmra- U col beâa soutenir qu'étant noble on ne devait pas lui iniuvr le m fp fc c c de* voleurs et des brigands , on lui rappela ses crimes ÎKMonacahles» $•■ ingratitude envers Rome, où il avait trouvé un asile, et d sait; sa peine» ta tète coiffée d'une mitre sur laquelle on avait inscrit : « l iAiHi t lîwunni rSptno, chevalier, palatin dWltamura, comte de Minorl*a», sxÙDear 4e Bari, libérateur du peuple romain ! »

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