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2. 11 y en avait déjà eu un assez violent, le 25 janvier 1348, dont les effets s'étaient surtout fait sentir dans le nord de l'Italie, la Vénétie, la Lombardie, et jusqu'en Bavière.
270 COLA DI R1ENZO.
contempler sans étonnement, et que les Romains daignaient à peine regarder; Pline a dit avant moi : « 11 <c n'arrive jamais un tremblement de terre à Rome, « sans que quelque grand événement ne survienne. »
La tour délie Melitzic, la tour des Conti, furent à demi détruites; dans l'église Saint-Paul, une colonne de marbre céda, entraînant dans sa chute une partie du toit; le campanile de l'église Saint-Pierre s'effondra; le La Iran et Sainte-Marie Majeure furent fortement endommagés ; bien des palais éprouvèrent le même sort.
Orvicto subit également quelques dégâts; mais il ne semble pas que les ondes sismiques se soient propagées beaucoup plus loin. A Modène, par exemple, on ressentit à peine la commotion, et pas du tout en Lo m hardie.
Celle catastrophe, venant si tôt après la peste, tourna de plus en plus les âmes vers la dévotion ; de nombreuses donations furent faites aux églises de Rome ; des hôpitaux s'élevèrent de tous côtés aux frais des citoyens riches et ces calamités eurent au moins ce bon résultat, qu'elles donnèrent un nouvel élan à la charité. Elles augmentaient aussi le désir des chrétiens d'aller à Rome pour se purifier de tous leurs péchés, grâce au jubilé qui était proche.
On se souvient que, sur les instances des Romains, Clément VI avait déclaré, dans sa bulle ce Unigenitus Dei filius », que la prochaine indulgence aurait lieu a Rome, de la Noël de l'année 1349 à la Noël suivante, et que les chrétiens qui voudraient en profiler devraient, après s'êlre confessés cl avoir communié avec dévotion, visiter la basilique de Sainl-Pierre, les églises de Saint
Paul hors des murs et de Saint-Jean de Latran 1 , durant trente jours s'ils habitaient Rome, durant quinze jours
seulement, s'ils étaient étrangers; toutefois, le légat désigné spécialement pour présider au jubilé avait le droit de permettre aux pèlerins d'abréger la durée de leur séjour à Rome, si les difficultés ou les longueurs de la route justifiaient cette tolérance, ou bien encore si l'aflluenec des fidèles la rendait nécessaire. Vers la fin du jubilé, le pape dispensa même de toute visite à Rome ceux qui, ayant témoigné un désir sincère de faire le pèlerinage, en avaient été matériellement empêchés, à la condition cependant qu'ils fissent don à l'Église de l'argent que ce voyage leur aurait coûté.
Le 15 septembre 1349, Clément YI rappela aux chrétiens les termes de la bulle « Unigenitus Dei filius » et la confirma.
11 nomma (16 novembre 1349) sénateur unique Geraldo de Vendoro, seigneur de Denzenato*, qui était au service de l'évéque de Limoges, en lui donnant comme mission spéciale de purger les environs de Rome des brigands qui les infestaient, et d'assurer la tranquillité à l'intérieur de la ville, afin que les pèlerins pussent vaquer en toute sécurité aux exercices de piété qui leur étaient imposés, ce Que les haines intestestines prennent fin, lui écrivait-il, que les séditions ne se renouvellent plus, que le cliquetis des armes et le bruit des combats s'apaisent, que le repos et la tran-
1. La visite à l'église du Latran fut imposée cette fois, bien qu'elle n'ait pas été exigée lors du précédent pèlerinage (1500); a parce que, disait Clément VI, cette église contient le baptistère où Constantin a été baptisé et guéri de la peste, ainsi qu'une image miraculeuse du Christ, qui apparut à saint Sylvestre le jour où il en fit la dédicace » .