SUITE DE LA CAPTIVITÉ DE COLA DI RIENZO
frappé; il ordonnait de plus que chaque dimanche, après le service divin, on recommandai publiquement aux fidèles de se tenir en gardé contre ses ténébreuses machinations et ses doctrines hérétiques. La façon dont ces instructions avaient été suivies devait être consignée dans un double procès-verbal, dont un exemplaire serait conservé dans les archives des églises et l'autre expédié à Avignon. Cette lettre porte la date du 24 février 1552; un mois après, le 24 mars, le pape déléguait auprès de l'empereur trois personnes : l'archevêque de Spolète, Jean V; Raimond de Molendinuovo, . ostiaire du pape, et Hugues de Carluccio, un de ses familiers ; ils étaient chargés de se faire livrer le prisonnier par Arncst, auquel Clément YI avait transmis ses instructions. Charles .IV était requis en même temps de donner son concours à l'archevêque, afin qu'il pût se conformer sans délai aux ordres du pape.
Soit que Rienzo, à bout de forces, ait demandé luimême, ainsi qu'il l'a prétendu plus tard, à comparaître devant le tribunal de Clément VI, soit que Charles IV ait renoncé à se servir de lui, craignant d'affronter plus longtemps la colère de son puissant protecteur, Arnest n'hésita plus cette fois à livrer son prisonnier, et Rienzo se mit en route pour Avignon dans les derniers jours du mois de juin 1552. Les divers actes relatifs à son procès et à sa condamnation furent lus, avant son départ, dans la cathédrale de Prague.
On a soutenu longtemps, malgré le témoignage de Pétrarque 1 , que le tribun avait été transféré de Raudnitz à Avignon dans le courant de Tannée 1351. Les
1. Le 10 août 1552, le poète écrivait : venit ad curiam nuper Nicolaus Laurenihu.
» CDU H UEO».
tiw lettres qui précèdent proarent surabondamment leomtrairvV
Géavat II. i! es* irai. Eut ose erreur volontaire en .lisant Jans ia première que Itienio passait pour itre cacàr f» A .'^kjw. car i! savait fort bien, à ce moment, qa* te tribua était le prisonnier de l'empereur ; mais a ■."aurait p« pousser le mépris de la vérité jusqu'à Shs^t? «Honorer sa retraite, s'il l'avait tenu alors fhmi f Jaas les cachots de son palais. Tons les faits sV-cwcdent an suqriits à prouier que le vojage de Kieawent aeo.enefletvers le aùliea de l'année 1552.
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