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valeur des historiens français en les mettant ainsi à contribution, et de plus qui a pu tellement s’assurer par lui-même de l'abondance des anciens documents français et de la rareté des documents anglais, s'arrête si volontiers à exalter la civilisation protestante et à signaler ce qu’il appelle les ténèbres et l'ignorance de la race française.
Comme ses compatriotes ne se rendaient compte de rien et ne songeaient pas plus à consigner leurs souvenirs qu'à entretenir des relations avec la mère- | patrie, il ne trouve pour faire son travail, que les anciennes relations canadiennes ; il met aussi à contri- | bution les récents travaux des historiens français.
Par ce moyen, M. Parkman s’exempte de ces travaux pénibles de déchiffrement des pièces authentiques, de confrontation des originaux, et de rédaction qu'ont accomplis nos infatigables écrivains ; ensuite, il ne met
nl que quelques semaines à écrire des événements qui Del | ont coûté des années de travail à ceux qu’il consulte et traduit, puis il s’exalte et il nous plaint, et il nous | fait entendre quelle supériorité il est obligé de reconnaître en ses compatriotes, en ses ancêtres, en son | pays et en lui-même.
| Maintenant, pour montrer quelle est la gravité et | la nature de nos assertions, nous allons donner quelques exemples. Nous citerons les principaux épisodes | qui ont valu le plus d’éloges à M. Parkman. Nous prendrons le fait d'armes du Long-Saut, puis l’expédi- | tion de M. de Tracy dans les villages iroquois, enfin | l’énumération des mesures prises par le gouvernement français pour l'accroissement de la population, pour
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