‹ Colbert et son tempsChapitre 6 sur 41 · I.C café · texte numérisé non relu

I.C café

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Boussinganll était, lui aussi, un des douze marchands privilégiés, cependant nous ne nous serions point arrêté à son nom s'il ne se recommandait à nous par une particularité honorable pour lui*. Colbert protégeait Boussingault et lui portait assez d'intérêt pour signer, ainsi que sa femme et Colbert d'Ormoy, son jeune fils (1), au contrat de mariage de la fille du marcliand devin.

Citons encore, parmi les meilleurs cabarets, ceux où allaient se divertir les nouveau)* mariés et leur suite au sortir de l'église : c'étaient ceux du Petit-Paris, rue de la Verrerie ; des Bons- Enfants, près le Palais-Royal; de la Croix- Blanche, rue aux Ours; de la Petite-Épousée, au cloître Saint-Jean-en-Grève ; de la Galère, rue de Seine ; celui du sieur Hory, près la porte Saint-Denis ; celui du Çormi?r, rue des Fossés- Saint-Germain.

Non loin de ce dernier s'ouvrait déjà la boutique du fameux Procope, dont la renommée devint universelle et qui débitait du café, chose nouvelle. Cette boutique, qui portait pour en-

(1) Colbert d'Ormoy n'avait encore que dix-sept ans et exerçait déjà la charge de surintendant des bâtiments en survivance.

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seigne : a Au Saint-Suaire de Turin » (singuliet» titro !), fut hantée pendant près de deux siècles par les hommes les plus illustres. Sa réputation ne s'est éteinte que de nos jours. Quant au café, en dépit d'un mot qu'on attribue à madame de Sévigné, qu'elle a peut-être dit mais qu'elle n'a probablement pas écrit, le café n'a pas plus passé que Racine. Ajoutons que le café se débitait en graine ou en poudre chez trois épiciers distingués : Chaillou, rue de rArbre^Sec; de Rère, rue Dauphine, et Rcr gnault, au Jeu-de-Metz.

Tout ce qui pouvait flatter les palais délicats lcs melons, se trouvait facilement ; l'important était de connaître les bons endroits. « Le sieur Huré, dit du Pradel, marchand de melons, en qui l'on peut avoir toute confiance, en payant un bon melon ce qu'il vaut, a tous les ans sa boutique à l'entrée de la place Dauphine. » UnMe ses confrères se trouvait un peu plus loin, rue Dauphine. Il y avait des spécialités en renom : on prenait les truffes rue Serpente, au Messager de Toulouse ; du boudin blanc excellent chez Bôursin, traiteur, au Mont-Sairite-Catherine, près la place des Victoires; des biscuits déli-

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cieux enveloppés^ dans une satire de l'abbé Cotlin, chez le faoïeux Mignot, qui était aussi traiteur. Les élég^tes qui allaient se promener au cours de Vincennes s'arrêtaient en passant au Goin-Saint-Paul, rue Saint-Antoine^ chez \m certain Fléchemet qiâ débitait • les fines brioches. Les confiseurs étaient dans la rue des Lombards et dans la rue Saint- André-des- Arcs.

Nous aurons tout dit sur cette question d'alimentation lorsque nous aurons ajouté que pour se procurer un cuisinier il fallait aller à un bureau d'adresses particulier qui était à la Grève.

On trouvait des domestiques au Palais, sur les degrés de la vieille cour et près de la petite porte, ou encore au Marché-Neuf, devant Saint- Germain-le- Vieil. Les servantes, les nourrices se tenaient rue de la Vannerie et ruedu Crucifix- SaiirtnJacques.

eé costames au XYiie siècle.

Toutes les préoccupations de la vie quotidienne appeUeraient lun pareil 'travail, une pareille .recherche : le vêlement, la ohaus6ui?e.

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le chduffage, les soms de la toiletie, ceux de k santé, tous les besoins du corps et de i*esprit, et les dépenses qu^ils entraîueoi, tels sont les divers sujets M^ue neiis eussions voulu tmter à foad. Malhéupeii$ement le délaut de renseignements coiQ|)lets nous Gèlige à .nous limiter et nous sommes bien obligés ée nous borner au peu que nous savons. Si peu nombreux cependant que soient les éléments que nous avons pu rassembler, ils offrent encore assez de certitude et de précision pour que nous ne croyions

pas devoir les négliger. '

On sait jusqu'à quel point fut poussé sous Louis XrV la splendeur du costume et il ne nous paraît pas inutile d^insister sur la valeur ruineuse de vêtements dont le prix pouvait* varier à Tinfîni. Ce n^était pas chose nouvelle après tout de voir, sur les épaules des grands seigneurs et de leurs femmes, leurs prés, leurs vignes et leurs moulins transformés en accoutrements'éclatants. Cependant il n'est pas indifférent de savoir que nos folies ne sont pas beaucoup plus coupables que celles de nos aïeux . Les élégantes du grand siècle, tout comme Les tamenre pour

. . femmes.

les Mtres, «i imitant d'ailleurs ^e& <ïela leurs grand'mêres du xe^"" siècle, se faisjaient habiliefr

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par des hommes. On connaît les a Worth » qui se sonl illustrés sous le Roi-Soleil. C'étaient : un certain Regnaud qui demeurait devant l'hôtel d'Ahgre ; un sieur Villeneuve, près de la place des Victoires; Lallemand, rue Saint-Martin ; Le Brun, Le Maire et Bonjuste, tous trois rue de Grenelle; enfin Chalandat, rue de T Arbre-Sec.

Les tailleurs ]i la Lcs tailIcurs les plus distingués qui habillaient

le beau monde .étaient Hourdault, tailleur ordinaire du corps du Roi, rue de la Monnaie, vis-à*jvis Thôtel des Monnaies, situé alors dans la rue Saint-Germain-FAuxerrois ; Barois, autre tailleur du Roi, rue Saint-Honoré ; Francisques, tailleur de Monsieur, au Palais-Royal; Dupnis et Mindy, aussi tailleurs de Monsieur, et qui tenaient boutique, l'un rue Neuve-des-Petils- Champs, l'autre devant l'hôtel d'Aligre, à l'enseigne de l'Escouvette. Citons encore et seulement pour mémoire un certain Baraillon, tailleur ordinaire des ballets du Roi, qui fut costumier de la troupe de Molière et épousa, croYons-nous, une sœur de mademoiselle de Brie, la célèbre Agnès de V École des femmes.

coitume de Mais laissous ces tailleurs de luxe; les bour-

bourgeois.

geois riches avaient eux aussi leurs tailleurs

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attitrés, plus humbles sans aucun doute. Les gens moins aisés et qui, à ce titre doivent nous paraître plus intéressants, trouvaient, pour être toujours vêtus d'une façon convenable, de singulières facilités. Ils se mettaient en quelque sorte en pension, pour le costume, chez un

' fripier quelconque ; celui-ci se chargeait, moyennant une certaine somme, de fournir à leurs toilettes. Voici en effet une mention qui nous, révèle cette particularité :

a Le sieur Fournerat, marchand fripier sous les piliers des Halles, entretient bourgeoisement et bonnêtempnt (1) d'habits pour quatre pis tôles par an. »

Ainsi, on allait chez le sieur Fournerat, et moyennant un abonnement de quatre pistoles, cet honorable commerçant s'engageait à vous vêtir toute l'année sans que vous eussiez désor-

. mais à vous occuper de votre costume. Rien, on le voit, n'était plus commode, et Ton doit • trouver que le prix n'était pas exagéré. Il est douteux que cette heureusie combinaison se pratique aujourd'hui. H va sans dire que, tout comme à présent, on trouvait des habits à louer . à la journée,

^1) Honnêiement veut dire ici co.nvenablemeal.

n est bon' : d'obsei*vOT cp» la main-d'offiïvpe des tailleurs n'étail pas fort élevée, puisqtte nous voyons, par un ordre .de payer dëPivré à un sieur Mouret, tailleifr de la garde-rohe de Louis XIV, que la dépeiîse du Koi pour les façons de ses habits- n'exeédait pas 4S0 livres pour neuf mois de Tannée^ soit 600 livres pour l'année entière.

Après avoir dté tes noms des priocipaux tailleurs et montré commenÉ se résolvait la question du vêteme»t, on nous permettra sans doute de dire quelques mots de la chaussure.

La chaussure. Les ^^^ cordonniers étaient nombreBx à Paris;

cordonniers enii-j .. i- iti

vogue. la plupart demeuraient sur la nve gaudbe de la

Seine ; les plus habiles étaient sans douter eetsEK qui cbarussaient les éiéganles du temps : princesses, duchesses et isafqixises. Parmi ces derniers on citait : un sienr Reveoean qui demeunrait rue des CoFdeliers; Tcirnon et Gaboffry, rue des Fossés-Saint-GSermaÉi ; Gimteaux, mêuçke rue, et celui-ci est sans donte un pareat de ce Couteaux, son voisin?; que ikmis connaissons sous le nom de Procope ; il y avait encore Basbot, rueDauphine, Sulphour,rueSaii!it'Séveriîi. Nous devons une mesrticm particulière k un cer-

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tain des Noyers qui, lui, demeurait rue Sainte- Anne, non loin de Thôlfil de LuUi ; nous connaissons son prix ; il ne chaussait sans doute que des femmes de qualité ou des bourgeoisies peu prodigues, puisque en son temps il passait pour faire, non point des chaussures de luxe, mais simplement des smrliers <r d'une grande propreté. » H les faisait payer mi lauis d'or ; ce Les soauers an». qui donne lien de supposer que 1«& chaussures fines étaient relativement fort dières. Quant aux souliers d'hommes, et nous ne voulons parler ici que des souliers sérieaXy.des souhars de fatigue, leur prix était de moitié moindre, ^et nous savons qu'un sieur LePoîteviSy qui tenait bouU- que rue Mazarinev en fabriquait de très-solides, Les souiieM de c résistant fortà i'aau »v ^t les veâdaH; un demilouis d'or. Donnons en passant œi souvenir à un brave artisan, (temkiUé tue des Navers^ gui ae Lé père de j.-b.

' « »- ^ Rousseau ei le

manqua ni dSe mérite ni de réputation daos ^^[e. ^^ ^^^' sa compagnie; ii eut rhoaiieair de cha'usser M. Arouet, père ée VoUaûre, ei eut lui-^mèiae pour ftls un poète célèliHre .: ee cordi)nnier s sqppekit Nicolas Ronsseae» de qui sortit Jean- Baptiste.

Les boutiques des maîtres cordonniers, eussent-ils de grands poëte» pour fils^ n'étaient

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sans doute pas fort réjouissantes à l'œil. Il n'eu

était certainement pas de même de celles des

1.0 coif/urc. Les deux ceuts barbiers-baieneuFS-étuvistes et per-

barbiers. ^ *

ruquiers a réservés pour Sa Majesté ». Ces modestes artistes, dont la corporation avait été organisée par Golbert en 1674, et qui durent payer 1,800 livres chacun leur monopole exclusif, ces barbiers, disons-nous, avaient seuls le privilège de faire, peindre leur boutique en couleur bleu de ciel et de faire semer, sur ce champ, des fleurs de lys d'or sans nombre (1).

Nous savons déjà que quelques-uns d'entre eux étaient des personnages et faisaient souche de bons gentilshommes. D'autres, plus humbles, mais qui ne s'en croyaient pas moins dignes, sans doute, surent acheter ou usurper la noblesse. Il y eut un barbier du Roi, -nommé Réty, qui s'appela de Villeneuve, un autre ayant boutique rue de l' Arbre-Sec, était sieur d'Achery : on trouve encore un du Pont et un des Noyers, tous deux rue de Richelieu; un crAngervillè,près du Palais-Royal; un de la Roze. un du Bois, rue Saint-André ; un du Perron, rue Vieille-du Temple ; un du Mont, galerie des

(i)aal, Dictionnaire critique, p. 108.

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Innocents. Lamour, ce fameux Lamour, que le Lutrin a rendu célèbre, voulut, lui aussi, tâter de la particule, il s'appela de Lamour et anoblit ainsi tous les siens.

La plupart non-seulement « faisoient le poil », mais encore tenaient perruques et en général « tous ouvrages des cheveux ». Le plus connu, après ces Quentin dont nous avons dit la fortune, était un certain Binet .qui faisait ^ les perruques du Roi. Sa boutique, située rue Neuve-des-Petits-Ghamps, était fort achalandée, et la vogue de Binet fut telle qu'on lui doit, paraît-il, un des mots les plus pittoresques du vocabulaire parisien, mot si fréquemmment répété dans les rues qu'il est au moins inutile de lui donner une place ici.

Les dames de bon ton, les déhcates, qui ne ^*^' coiffeasc». se souciaient point d'initier un vulgaire barbier aux mvstères de leur chevelure, se confiaient à des coiffeuses. Il en était de fort renommées : « mesdemoiselles » Ganilliat, place du Palais- Royal, d'Angerville, devant le même palais, rfe Gomberville, rue des Bons-Enfants, Le Brun, au Palais, Poitier, près les Quinze-Vingts :

toutes femmes de perruquiers.

lao L\ sogietp: kt l\ vie au xvii« sieglk

Los bains. Quclques barbiers Iciiaient des bains; etix seuls en avaient le droit d'ailleurs, et nous savons que chez le sieur du Bois, les dames étaient baignées par « mademoiselle du Bois, son épouse. »

^"^^a^ioïicï'l'/^ Est- il besoin d'ajouter que tous les artifices

en usage aujourd'hui étaient alors en grande ' faveur? Qu'il nous suffise de dire que le commerce des cheveux a en gros et en détail » était assez considérable ; nous connaissons deux notables marchands de cheveux du temps : l'un, qui se nommait Pelé, demeurait rue Saint- André; l'autre, un sieur Vincent, avait son officine au quai des Augustins. A cet égard, nos aïeules du XVII* siècle n'auraient, si elles revenaient au jonr, rien à reprocher à leurs dignes petitesfilles. Celles-ci pourraient leur demander ce qu'elles allaient faire rue Dauphine, au bout du Pont-Neuf, chez un certain Lejeune, à l'enseigne du Plus expert. Ce Lejeune, en effet, qui passait pour un très-habile opérateur, nettoyait et blanchissait les dents « en perfection»; son art ne se bornait pas là : il en remettait d'artificielles, et cela « fort proprement», dit un ^ contemporain. Non loin de ce dentiste précieux

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demeurait le sieur Le Quin qui, lui, faisait des yeux en émail pour les borgnes; un autre de ses confrères, Hubin, demeurait rue Saint- ^ Martin.

Aucun des raffltiemeht 5 de là tbilette n'était i^c» mo iciicf . d'ailleurs néglige. Les femmes rehaussaient leui* teint en se inettailt des mouchés, et libn pas elles seules : les gàlantihs, les jeunes « blondins » ne s'en faisaient pas fttûle î trois ou^ quatre mouches placées en divers etldroils du visage leur seiaiënt à merveille ; on hcliètàit les mieu:^ préparées ^ae Saitit-Deitis; à la PeHë des Mouches.

Et que de parfums^ que d'onguents, que Lescosnciiqiî». d'essences ! Eaii céleste, eau d'ange, eau d'amaranthe,eau de roses, eàii de Gordoue ! « ^f • Giiillerjr, rue de la Tabletterie, dit du Pradel, fait venir des eaux de Côrdoue, de Portugal. »

Les fllîds essences de Rome et de Gênes se trouvaient chez un sieur Adam, cotirrier du cabinet pour le Roi, qui demèur&it devant la barrière Saint-Honoré: On était fort curieux de ces parfums; et Golbert lui-même (qui se fût attendu à le trouver en celte affaire?), Golbert en faisai venir h grands frais.

coibcrt cl les Le i9 août 1672, il écrit de Saint-Germain,

parfams.

au sieur Pronti, à Rome :

(( Sur la demande que vous faites, si les petites cassettes dans lesquelles vous mettez les huiles et essences que je vous ay demandées seront simples ou peintes en miniature, je vous prie de m'en envoyer de Tune et de l'autre façon avec le prix de tout, afin que je puisse vous faire sçavoir ensuite ce que vous aurez à m'envoyer. Je vous recommande surtout que les odeurs soient excellentes ; et pour cela, prenez toutes les précautions possibles pour empescher que les parfumeurs vous trompent. .....

« Il n'est pas nécessaire que personne sçachc que je vous donne ces commissions. »

Pour qui Golbert achetait-il ces huiles, ces parfums? Était-ce pour lui? En ce cas pourquoi demandait-il le secret? Mystère! Cependant il n'est peut-être pas inutile de rappeler qu'en 1672, madame de Montespan était en pleine faveur. Il se pourrait que Colbert eût cru devoir, par d'aimables prévenances, se gagner l'esprit de la favorite.

Pronti, chargé de cette commission, envoya

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d'abord quelques échantillons. Le 11 novembre Golbert lui écrivait :

« J*ay trouvé une bonne partie des essais des essences que vous m'avez envoyés fort bonne, et pour Tautre, elle n'estoit pas de la mesme qualité.

a A regard des gants, ceux de Frangipane sont fort bien parfumés; mais pour ceux de Néroli, je vous prie de n'en point envoyer. »

Le grand Golbert prenant parti pour les gants de Frangipane, contre les gants de Néroli : on croit rêver !

Toujours est-il que la ^îhose devait être grave; car vayant que la commande définitive faite au sielir Pronti ne lui était pas livrée, plein d'impatience , il se fâche tout rouge, et écrit, de sa bonne encre, une lettre sévère, à Arnoul, intendant des galères, à Marseille (16 mars 1673) :

« On a apporté à mon logis, de vostre part, deux caisses fort grandes, dans l'une desquelles il y avoit quelques morceaux de congélations tout rompus et tout fracassés

(( Gomme je n'entends point de nouvelles d'une caisse d'eau de fleurs d'oranges et d'odeurs de Rome qui vous a esté envoyée par le sieur Pronti, je dois vous dire que presque

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lout ce qui vient de Provence se trouve ou inutile ou perdu par le défaut de lettres de voilure ou d'avis exacts que vous ne me donnez point, et que, nonobstant votre exactitude ordinaire, je trouve de très-grands'désordres dans tout ce que vous envoyez. Si vous ne pouvez pas en prendre soin, donnez ordre à quelque personne intelligente de prendre garde à tout ce qui me sera adressé, et surtout expliquez-moy ce que peut eslre devenue la caisse de Rome qui vous a esté adressée il y a plus de quatre mois et que vous avez reçue, suivant ce que vous m'avez écrit. )) ♦

Voilà certes une affaire de conséquence pour un peu de parfumerie, et l'intendant des galères de Marseille dut singulièrement "maudire les fameux gants de Frangipane. Colbert les reçut-il, et madame cje Monlespan en agréa-t-elle Tliommd.w? C'est sans doute ce que la postérité ignorera toujours.

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