‹ Colbert, ministre de Louis XIVChapitre 14 sur 29 · CÉRÉALES EN MASSE · texte numérisé non relu

CÉRÉALES EN MASSE

« La • statistique agricole de la France , terminée par nos soins, en 1841, nous fournit les termes comparatifs ci- après :

par par hectare habitant

Hectolitres. Hectolitres. Litres,

Froment 69,694,179 12 45 208

Autres céréales 112,822,669 13 50 333

CÉRÉALES EN MASSE. . . . 182,516,848 13 14 541 Pailles de toutes sortes. 226,710,000 quintaux métriques.

« La production du froment en masse est donc maintenant double ou davantage de ce qu'elle était sous Louis XIV; pour 100 hectolitres que recueillaient nos aïeux, nous en obtenons 225 de nos guérets. Chaque hectare en fournit, terme moyen général, 12 et demi au lieu de 8; c'est plus de moitié en sus. Mais le grand accroissement de la population atténue considérablement ces chiffres. Il n'y a guère aujourd'hui, par habitant, que 50 litres ou 38 pour cent de blé de plus qu'autrefois : 208 pour 150; et encore nos consommations industrielles, bien plus grandes qu'elles ne l'étaient jadis, sont comprises dans ce chiffre. Cependant une augmentation de 50 litres par personne est un progrès très considérable.

« La production des autres grains ne s'est pas accrue autant que celle du froment; elle n'a pas doublé tout à fait : 182 p. 100. Elle ne s'est guère augmentée que dans la proportion de la population; elle était, il y a cent cinquante ans, de 315 litres par personne, elle est à présent de 333.

« Il s'agit dans ces calculs de la production brute , et les semences n'en sont point déduites, non plus que la part des animaux.

« En masse, nos 7,000 lieues carrées de céréales en culture nous donnent actuellement près de 183 millions d'hectolitres de grains, tandis que les 5,876 lieues carrées qui, sous Louis XIV, avaient cette destination, ne rapportaient que 92 à 93 miUions d'hectolitres ou moitié moins. Dans le premier cas, c'est 26 miUions d'hectolitres par lieue carrée, et, dans le second, 15 seulement ou un peu plus. Cette différence de 26 à 15

constitue l'avantage que nous obtenons de la même étendue de terre par la puissance de notre agriculture.

« La valeur des céréales était ainsi qu'il suit aux deux époques comparées, savoir :

<r En 1709 :

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