‹ Colbert, ministre de Louis XIVChapitre 15 sur 29 · HECTARE · texte numérisé non relu

HECTARE

HABITANT

Francs.

Francs

Fr. c.

Fr. C.

Froment

Autres céréales . .

CÉRÉALES EN MASSE. . à 14 2,565,238,760

« Ce tableau offre l'expression numérique de grandes et importantes mutations : T dans la valeur de la production agricole, qui forme la meilleure partie de la richesse nationale; 2° dans le revenu de l'hectare en céréales, qui constitue le principal élément de la fortune des propriétaires territoriaux ; et 3° dans la dépense nécessaire de chaque personne, pour sa subsistance, en achats de grains.

« La valeur totale de la production des céréales s'est augmentée en un siècle et demi, par l'accroissement de leur quantité et par celui de leur prix, dans la proportion de 250 p. 100. Il est plus aisé d'imaginer que

Prix normal jusqu'en 1845 exclusivement.

de calculer quel mouvement a imprimé un accroissement aussi prodigieux au travail, à l'intelligence qui le dirige et à la circulation du numéraire qui le représente. Il est très remarquable qu'en 1700 la valeur totale des blés était inférieure à celle des autres grains. C'est le contraire maintenant.

« En général, les valeurs proportionnelles du revenu de l'hectare et de la dépense des individus en céréales ont doublé dans l'intervalle d'une époque à l'autre. Le rapport annuel de l'hectare en froment ne s'élevait qu'à 120 francs : il monte à présent à 228; celui des céréales inférieures donnait 70 francs, il n'est guère aujourd'hui au-dessous de 150. Il fallait 24 francs à chaque personne qui se nourrissait autrefois de froment; cette somme s'élève aujourd'hui à 40, dans les années ordinaires. Seulement, les autres grains sont dépréciés et, de 28 francs, n'ont été portés qu'à 37.

La répartition des céréales entre leurs différentes destinations est indiquée ci-après :

« En 1700 :

Froment. . . .

Autres céréales.

Totaux.

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