‹ ColéoptèresChapitre 16 sur 67 · C. coriaceus · texte numérisé non relu

C. coriaceus

Fig. 81.

Fig. 8ii

ig. 84.

Élytres à côtes en relief, sans distinction de forme ni de nombre, niais à dessin régulier (fig. 85)

Élytres à côtes ou fragments de côtes entremêlées de points assez fins ou de rides transversales, indépendant» de la ponctuation sériale, lorsqu'elle existe, niais rendant le dessin indistinct et plus ou moins finement granuleux (fig. S6

Élytres lisses ou paraissant lisses à vue simple, ayant ou non des rangées de gros points. Couleurs rutilantes (2) (fig. 87) (Chrysocaradus)

Fig. 85.

Fig. 87.

Elytres à fortes côtes dorsales saillantes, généralement au nombre de trois (côtes principales, la côte snturale ou voisine de la suture n'étant jamais comptée) ; à fond lisse ou chagriné, entières, jamais en chaînons

Une côte juxta-suturale, simple ou triplée, entière ou non. Élytres à trois côtes dorsales, comme ci-dessus, simples ou triplées (côtes secondaires), la troisième quelquefois peu marquée, alternant avec trois rangées de chaînons, plus ou moins régulières et complètes ; jamais de fossettes ni de gros points en série ; dans une seule espèce, élytres régulièrement striées, à interstries très fins et caréniformes

(1) Les espèces comprises dans cette division (dipressus, irregularis, etc.) ne font pas partie de la Faune armoricaine.

(2) Cette divi.ion, qui comprend les magnifiques Carabus rutilons et splendens n'est que très faiblement représentée dans la Faune armoricaine.

CARABIDES

, Côtes vertes ou cuivreuses, obtuses. Intervalles lisses (Au-

T> TOCARABUS) C. (lliratua

f Côtes noires en dessus. Intervalles ponctués ou chagrinés. . . 6

' Thorax presque carré, régulièrement arrondi sur les côtés :

[ très petite taille (Hemicarauus) C. nitenx.

f> ' Thorax sinué et rétréci vers les angles postérieurs. Bouche, f pattes et premier article des antennes testacés (Chuysoca-

rabus) <:. auronitens.

Les trois côtes principales saillantes, soit simples, soit triplées, mais, dans ce cas, la côte principale est plus saillante que

i les deux côtes secondaires 8

l Les trois côtes principales aussi fines et pas plus saillantes

) que les deux secondaires C. monilis (type) .

j Élytres en ovale très allongé, d'un violet noir sombre, avec

/ une bordure violette ou purpurine très claire (métallique

f dans certaines variétés méridionales) ; très régulièrement

striées de stries très finfs, entières, un peu crénelées par la

ponctuation très serrée des intervalles (Megodonïus) ... C purpurascens.

, Antennes à premier article rougeâlre. Côtes principales simples.

S Couleur très variable C. cancellatus.

Antennes noires dès le premier article 9

[ Élytres ovales ou elliptiques; forme un peu convexe. Épisternes 1 métathoraciques carrés ou transverses. Coloration très variable. H)

(, i Élytres un peu déprimées, rétrécics d'arrière en avant. Thorax \ transversal, déprimé, non rétréci en arrière, très relevé sur F les côtés, ses angles postérieurs à peine saillants en arrière \ Dessus ordinairement bronzé C granulalus.

Épisternes métathoraciques carrés. Thorax convexe en dessus,

les côtés peu relevés, ses angles postérieurs à peine saillants.

1 Côtes et chaînons peu réguliers, assez forts. Petite taille

) (12-19mm) C. arvensis

10 Épisternes métathoraciques un peu transverses: thorax convexe

) en dessus, les côtés très relevés et les angles postérieurs

' très prolongés en arrière. Côte; et chaînons assez tins, les

côtes secondaires souvent à peines visibles. Crande taille

(21-29mm) Var. consitus = C. monilis.

i Élytres présentant, au milieu, un peu de confusion dans le dessin ;

\ quelques traces des trois lignes de chaînons 12

J Dessin des élytres uni, du moins à vue simple, ne présentant

l plus aucune trace dos trois lignes de chaînons 13

Dessin grossier; élytres rugueuses, déprimées, élargies, d'un

bleu plus ou moins foncé sur le disque, souvent plus clai1' sur

\ les bords; dernier article des palpes labiaux bordé d'un repli

12 en forme de carène (Ch.ïtocarabijs) C. intricatus.

f Dessin plus fin; élytres à surface unie, convexes, elliptiques, d'un violet foncé, plus clair sur la bordure latérale. Dernier article des palpes labiaux uni (Mesocarabus) . , C. catenulalus.

; Elytres brillantes, d'un bronzé quelquefois verdâtre, avec trois

' lignes de points enfoncés bien visibles C. nemoralis.

I Élytres à surface unie, mates ou presque mates, sans lignes de

points enfoncés, au moins à vue simple I î

FAUNE ENTOMOLOGIQUE VRMORICAINE

Élytres mates, râpeuses, couvertes de fines granulations, sans lignes longitudinales ; bord latéral souvent métallique (Megodontus) . C. viol* cens. \i- Élytres non râpeuses, k surface couverte de lignes interrompues / ou de courtes rides longitudinales, régulières ou confuses.

Couleur noire bleuâtre, terne |,r,

/ Taille petite (U-17mm). Corps peu convexe. Stries très fines,

très nombreuses, régulières, mais sans cesse interrompues

i par la ponctuation des intervalles, et remplacées par des gra-

__ \ nulations sur les côtés et au sommet. Trois lignes de points

•5< enfoncés c. conre.ru*.

I Grande taille ("2y2-"Umm) . Très convexes. Surface des élytres très f unie à vue simple, mais présentant, à un faible grossissement, des rides longitudinales irrégulières, très serrées, sans aucune \ apparence de stries C.glabratus.

Obs. — Tous les Carabes sont noirs en dessous. Les patles sont presque toujours de cette couleur ; nous ne citerons doncque les exceptions.

Sous-genre : Procrustes Bonelli.

Labre trilobé ; dent médiane du menton bifide.

I. C. coriaceus Linn. (fig. 88). — Dessus d'un noir terne. Premier article des antennes sans pore sétigère. Angles postérieurs du thorax très peu saillants. Elytres elliptiques, allongées, très convexes, couvertes de points enfoncés confluents, qui les rendent rugueuses et parmi lesquels on distingue quelquefois trois lignes de plus gros points ronds; même, chez certains individus, ces points sont réunis par une fine côte interrompue. Long. 34-38 millimètres.

5 Les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés et feutrés en dessous.

Larve. — D'après Boisgiraud ('), la larve du C. coriaceus est cylindrique et ressemble beaucoup à celle du Calosoma sycoplianta, elle est d'un noir brillant et sa longueur est d'environ 3 centimètres ; tout le corps est de consistance cornée et les segments qui le composent sont entourés d'un rebord bien marqué. En dessus le corps est brun, et les segments qui forment le ventre sont divisés en deux par une suture transversale profonde et garnie

ma. s$.

Car abus (Procrustes).

coriaceus

il) ('.ettr description est extraite de l'Encyclopédie de Chenu, Cole'optères,

CA.RABIDES

sur les côtés, de deux gros tubercules ovalaires qui en occupent toute la longueur. La partie inférieure de la tète est convexe et divisée en deux par une suture profonde ; les mandibules sont étroites, arquées, très aiguës et se croisent dans le repos. Le dernier segment du corps se termine, en dessus, par deux fortes épines un peu arquées, dirigées en haut, et chacune d'elles est munie, supérieurement, d'une autre épine, plus courte, placée à peu près vers son milieu. Les pattes sont armées de quelques épines et se terminent par deux petits crochets, comme dans l'insecte parfait.

Cette larve vit dans les bois, sous les mousses, où elle dévore les limaces et les escargots.

Boisgiraud l'a vue semétamorphoseren nymphe. Plusieurs jours après, la pellicule blanche dont elle était revêtue s'eutr'ouvrit et, en peu d'instants, laissa sortir l'insecte parfait, mou et sans consistance, mais de grosseur normale, et répandant déjà cette odeur infecte qu'on lui connaît, mais que ne possède pas la larve.

D'après une observation présentée à la Société Entomologique de France par Audinet-Serville, le 24 octobre 1849, l'accouplement de cette espèce aurait lieu vers la fin de septembre, et il paraîtrait, qu'à cette époque, la liqueur que lance ce carabe est plus corrosive que pendant les autres périodes de l'année ; cette faculté serait l'apanage du mâle, la femelle en serait dépourvue.

Enfin, M. Louis Planet vient de publier dans le Naturaliste {Numéro sdu 15 décembre 1905 et 1eT janvier 1906) la description de plusieurs larves et de la nymphe du Procrusles coriaceus ainsi que quelques observations fort intéressantes sur les mœurs des larves. Nous reproduisons aussi l'un des dessins qu'il a donnés (ftg. S9).

Dans les vignes, dans les bois, sous les mottes de terre, sous les souches, etc.; l'hiver, sous la mousse.

Ille-et-Vilaine : Rennes et ses environs, assez commun (Griffith); forêt de Rennes, LeBoël, forêt de Lorges et Guingamp(C.-du-N) (L. Bleuse). — Morbihan : Très rare (Taslé); Sarzeau (Gr iffith) ; forêt de Quimperlé (Boyer, Rémy). — Finistère : Sous 1rs pierres, les mousses, les écorces, envir ns de Morlaix [Hervé). — Côtes-du-Nord : Forêt de Lorges (R. Oberthiir). — Loire-Inférieure : Saint-Herblain {J. l'éneau). — Mayenne : Évion, Voutré, environs de Laval, surtout dans les beis (E. Labbé, C. Houlbert) ; Couptrain (abb :> Nugùe) ; i nvirons de Laval, Chéméré, Saulges (J Daniel). — Anjou : Commun (Gallois) ; environs de Saumur (Gust. Abot) ; Lue (R de la Perraudière). — Manche : Blainville (Monnot) ; Mortain, un seul exemplaire (Pasquet). — Orne : Cirai [Dupont); Domfront (Delaunay-Larivière). — Sarthf : Le Mans, Noyen {Monnot). — Vendée : Sous les détritus? (Cit. Blaud).

Fia. 89.

Larve du Procrusles coriaceus d'après L. Planet.

Sous-genre : Ch^tocarabus Thoms.

Dernier article des palpes bordé d'une carène au côléexterne.

2: C. intricatus Linné ((lg. 90). — Corps en ovale allongé, peu convexe. D'un beau bleu foncé, noirâtre sur le disque du thorax et les élytres, qui sont très rugueuses, couvertes de tubercules confluents, parmi lesquels on distingue, le plus souvent, trois lignes incomplètes de chaînons, alternant avec trois groupes de trois côtes très morcelées. Extrémité des élytres si nuée, beaucoup plus chez les 9- Long. 24-28 millimètres.

Dans les forêts, sous les mousses, les fagots, les tas de bois.

1lle-et-Vjlaine : Forêt de Rennes, commun, surtout du côté de Betton (Griffïth, L. Bleuse). — Morbihan : Vannes (Taslé) ; forêt de Quimperlé (Boyer et Rémy). — CÔTES-DU-NORD : Forêl de Lorges (R. Oberthur, L Bleuse). — LoiRE -INFÉRIEURE : Le Gavre U. Péneau). — Finistère : enviions de Morlaix, assez commun (Hervé). — Mayenne : Voulré, Évron, bois de Guingault (C. Houlbert) ; forêt de Concise (E . Labbê); Couptrain [abbé Nugue) ; Chéméré, bois de la 'l'orge (J Daniel). — Anjou : Rare : forêt de Cbandelais (Allard et Gallois) ; Soulanger (Millet) ; Le Lion d'Angers (Béraud) ; forêt d'Ombrée (Flochard). — Manche : Mortain, Perrey, Saint-Hilaire du Harcouët, assez caiqimm(Pasquet), — Orne: La Chapelle-Moche (abbé Nugue) ; Cirai, forêt d'Ecouyes (Dupont! ; Vire (Fauvel) ; forêt de Cerisy (Fauvel). — Sarthe : La Mèche (Desportes) ; commun dans la forêt de Sillé-le-Guillaume (H de la Perraudiére). — Vendée : Sous la mousse, assez commun (Ch. Blaud).

Fia- 90.

Carabus intricatus

M. de Lapouge signale aussi une aberration verte de cette espèce qu'il a nommée neustrius Lapouge, et qui est commune dans les Côtes-du-Nord. La aussi se trouve l'aberr. aurulentus Lap. quia le coloris d'adonis et la sculpture du type. On ne connaît pas les localités précises de cette dernière aberration, qui a été prise par Nicolas et Leray (De Lap. in litt.).

Chez toutes les espèces qui vont suivre, le premier article des antennes porte un pore sétigère.

En outre, les <5 ont les quatres premiers articles des tarses antérieures dilatés et feutrés en dessous.

Nous ne répéterons donc pas ces caractères.

Larve. — Voici un résumé des caractères de cette larve d'après.la description qu'en a donnée M. de Lapouge dans le Bull. de la Soc. scient, et méd. de l'Ouest, 1906, p. 71.

« Subparallèle, élargie à l'abdomen, déprimée et envirou cinq fois aussi longue que large ; corps brillant, d'un brun châtain ou noirâtre. Labre à lobes inégaux, le médian plus étroit et plus long. Antennes plus longues que les mandibules. Pronotum trapé-

CARA. BIDES

zoïdal, marqué, sur chaque moitié, au tiers antérieur, d'une dépression arquée. Méso- et métanotum débordants, profondément (iéprimés à l'angle antérieur. Abdomen s'élargïssant graduellement jusqu'au sixième ou septième anneau, Cerques grêles, trois Ibis plus longs que le huitième anneau, arqués et dirigés, dès la base, vers le dessus et en dehors. »

Déjà décrite et schématiquement figurée par Schiôd te (Inc. cil. T. IV, p. 486, pi. xvu, tig. 1.) »

Sous-genre : Mkcodontus Solier.

3. C. violaceus Linné. -- Allongé, presque parallèle. D'un brun noir, peu brillant, avec une bordure violette au thorax et aux élytres. Angles postérieurs du thorax larges, mais peu saillants. Élytres finement râpeuses, sans lignes longitudinales indiquées. Long. 23-26 millimètres.

Sous-menton sans pores pilifères au bord antérieur.

Maine-et-Loire : Environs de Saumur, Champiguy (Qust. Abot\. — Signala de la Sarlhe par Desportes, mais probablement a-L-il voulu désignerle précédent. — Mayenne : Environs de Laval, un seul exemplaire (E. Labbé).

Lar^e. —Décrite par SohiodteCiVa^rft. Tidsskr., 1867, T. III. pp. 486-488), Voici un résumé de la description donnée par M. de Lapouge (loc. cit., 1906, p. 75).

« Fusi forme et asssez convexe, environ cinq fois moins longue que large. Noire, à tête rougeâtre au milieu en dessus, rouge brique en dessous. Labre à lobes inégaux, le médian petit. Mandibules, antennes et palpes plus longs et plus grêles que chez C. coriaceus, moins que chez intricatus. Article terminal des palpes labiaux fortement bilobé. Pronotum trapézoïdal, portant, de chaque côté du sillon médian, une petite dépression arrondie.

Cerques grêles, lisses, insérés assez loin du rebord sus-anal; plus longs que le huitième serment ab lominal et divergents. »

4. C. purpurascens Fab. (fig. 91). — De forme variable, tantôt presque parallèle, tantôt en ovale allongé; labre presque droit au bord antérieur. Noir, avec les côtés du thorax et surtout des élytres d'un beau violet ou d'un cuivreux brillant. Angles postérieurs du thorax très saillants. Elytres à nombreuses côtes fines, intervalles fortement crénelés. Stries interrompues, de

/ tu. 91.

Carabus purpuraeeus

FAUNE ENTOMOLOGÏQTTK ARMORICAINE

quatre en quatre, par de gros points éloignés. Sur les côtés et au sommet, les stries se changent en une granulation assez serrée. Long. 25-29 millimètres.

Surtout dans les bois.

Larve. — D'après M. de Lapouge, qui a donné quelques brèves indications dans le Bulletin de notre Société scientifique (p. 76), la larve de cette espèce est relativement grande et large; le disque est moins arrondi, et L'épine externe des cerques estmieux développée.

Par ailleurs, les caractères sont absolument les mômes que ceux du type.

Bretagne : Vannes [Griffith) ; Lorient (Rémy) — Ille-et Vilaine : Forôt de Rennes, bois de Cice". de Laillé, des Gayeulles, forêt de Lorges (L. Bleuse) ; foi<?l de Rennes, Monferfil (GriffUh). — Côtes-du-Nord : Forêt de Lorges (B. Oberthtir,.

— Loire-Inférieure : Bouguenais {J. Pénean). — Mayenne : Voutré, Évron. dans les bois (G. lloulberl ; environs de Laval (E. Labbé) : École d'agriculture

de Beaucliêne (M. Salmon) ; Chéméré, Ballêe (J. Daniel) ; Couptrain [abbé Nugue).

— M aine -et-; Loin e : Angers, Tfélazé; Baugé, Geimes (Millet) ; environs de Saumur, r.hampigny {Gust. Aboi, : Lue, Corzé (/?. de la Perraudiere) ; Sainte-Gemmes, le May (Gallo's). — Manche: Le Grand-Celland [abbé Pasquet). — Finistère : Environs de Morlaix, commun (Hervé). — Orne : Cirai, commun (Dupont ; Séez, assez commun (Delaunaij-Larivière). — Sarthe : Le Mans (Monnot). — Vendée : Au pied des arbres, assez commun? (67/. Blaud)

M. de Lapouge a rencontré, dans les Côtes-du-Nord et dans le Finistère, une race possédant un faciès et une forme d'aspect très particuliers, et à laquelle, il a donné le nom de s.-v. osismius (de Lap., in IUL).

Sous-Genre : Mesocarabus Thomson.

Sous-menton avec un pore pilifère à chacun de ses angles antérieurs.

5. C. catenulatus Fabr. (f%g. 92). — Oblong, convexe, d'un noir foncé bleuâtre, plus clair sur les côtés. Labre fortement échancré, à lobes saillants. Thorax rugueux, ses côtés relevés en arrière, ses angles postérieurs saillants et un peu pointus. Élyties à côtes serrées, peu saillantes, séparées, de trois en trois, par trois lignes de chaînons; le tout souvent interrompu par les rides des intervalles, ce qui rend alors les élytres granuleuses.

Long. 19-24 millimètres.

Dans les bois ; sous les mousses, les souches, les pierres.

Larve. — Corps fusiforme parallèle au milieu et environ six fois aussi long que large. Tète petite, faiblement ridée. Labre

Fio. i»2.

Carabus catenulatus

CARABIDES g5

à Irois lobes subégaux. Mandibules et antennes courtes, ces dernières assez grosses, à articles à peine pins longs que larges, rappelant ceux des Galosomes. Tegmina nettement débordants'. Telson à côtés très arqués, bord postérieur échancré en arc.

Cerqnes un peu plus longs que le protelson, séparés à la base et peu divergents, insérés près du rebord sns-anal et modérément arqués, (d'ap. de Lapouge, loc. cit. p. 88).

Répandu dans toute la Bretagne [Griflith, B0yer, Rêmy). - CÔtes-du-Nord ■ Horét de [.orges (R Oberthur). - Loire-Lnferieuee .- Saint-Herblain, surtout la var.' tlarcynir St (J. Peneau). - Mayenne : Environs de Voutré, d'Évron, ctc (C. lloulbert) ■ heoled Agriculture de Beauchêne (M. Salmon) ; Couptrain 'abbé Nugue); forêt

!?„„ TT? '' , ,°!S e ' ?UisSC' ie ; Mon^irollx ; so"* la mousse, au pied des arbres, cornai m (L' Labbé) - Anjou : Assez commun partout (Millet; Gallois,. - Fin.stère : Penélé en Saint-Martin, assez rare, Huelgoat (Hervé). - Manche : Forêt de Cerisy (Fauvel) ; Mortam, Gémy-la-Forêt, assez commun (abbe Pasquet). - Orne : La Chapelle-Moche (abbe Nugue); forêt d'Ecouves, assez commun (/{. Le Sénéchal). - Vendée : Assez commun (Ch. Blaud).

Obs. — D'après M. René Oberthur (Ann. Soc. Ent, 1884, cxlvii), on trouve, dans la forêt de Lorges, une variété du 6. catenulatus, qu'il a désignée sous le nom de var. solutvs R. Oberth., et qui n'a plus aucune trace des chaînons auxquels 1 espèce doit son nom. La surface des élytres est absolument homogène, en un mot, uniformément chagrinée.

C cat'™lal™™. solutus R. Oberthur ; Forêt de Lorges avec le type (L.Bleuse) - \ar. libialts Bleuse : Forêt de Rennes avec le type (L. Bleuse).

Sous-Genre : Chrysocarabus Thoms.

Mandibules sans scrobe ou excavation triangulaire bien déterminée sur leur tranche externe.

6 C. auronitens Fabr. [fîg. 95). - Espèce très variable. Tête et thorax d'un vert doré à reflets pourpres ou cuivreux. Elytres cl un beau vert métallique, ayant chacune trois côtes noires très saillantes, la suture pareillement noire, et les intervalles très inement rides et irrégulièrement ponctués. > Bouche, pattes (sauf les tarses et les tibias qui sont bruns], et le premier article des antennes d un jaune rougeâtre. Long. 19-24 millimètres.

Dans les forêts froides, sous la mousse humide.

Obs \ M. René Oberl hùr (loc. cit. sup.) classe ainsi que nous allons l'indiquer, les variétés du G. auronitens que renferme la forêt de Lorges (Côtes-du-Nord). On peut considérer cette foret comme une localité particulière à cet insecte, que M. Ch. Oberthur y a découvert **■ 93-

Carabus auronitens

COLEOPTKriKï

en 1881, et que MM. Bleuse et Mertel y ont depuis retrouvé en «grand nombre, alors qu'il semblait ne pas exister dans les forêts de la Hardouinais, de la Hunaudais et de Loudéac, qu'ils avaient explorées dans la même intention.

L'uue de ces variétés, tout à fait nouvelle, remplaçant en Bretagne la variété Putzeysi Mors, de Belgique, mérite, dit M. Oberthûr, une mention toute particulière. Elle a reçu le nom daBleusei en l'honneur «de l'habile chasseur qui l'a découverte ». Elle a le thorax d'un rouge cuivreux feu ; les élytres sont noir indigo avec des reflets violets ou verts; la gouttière des élytres est vert brillant, et l'on remarque, dans les intervalles, le long du bord interne des côtes, des points également vert brillant plus ou moins enfoncés.

Un exemplaire de cette espèce, capturé par M. L. Bleuse dans la forêt de Lorges (Côtes-du-Nord) porte, sur le palpe maxillaire gauche, deux articles supplémentaires difformes prenant naissance au sommet du premier article.

Morbihan : Huelgoat (R Oberthûr). —Côtes-du-Nord : Forêt de Lorges (R. Oberthûr). — Loire-Inférieuhe : {Pradal) ; Morlaix [Hervé). — Anjou: La Chapelle- Hulain. assez commun dans les forêts de la Sarthe et de l'Orne (R. de la l'erraudière) ; forêt d'Ombrée (Gallois — Mayenne : Saint-Chrislophe-du-Luat (C. Houlberl). — Manche : Var. cupreonitens, Cerisy la-Forêt {abbé Pasquet). — Finistère : Forêt de Menguen et bois de la Mine au Huelgoat ; forêt de Botvarec en Locmaria (Hervé). — Orne: Séez (Fauvel); forêt d'Escouves (R. Le Sénéchal). — Sarthe : La Flèche (Desportes).

Voici donc le tableau dressé par M. René Oberthûr, des variétés du C. auronitens de la forêt de Lorges, particulier luimême par ses genoux toujours noirs :

1° Coloration typique : élytres plus lisses, côtes peu saillantes. . subfeslivus R. Ob.

2" Tête et thorax rouge cuivreux feu; élytres indigo noir, à bordure et points enfoncés verts Bleuse! R. Ob.

3° Tête et thorax indigo; élytres variant du vert un peu bleuâtre au vert à reflets cuivreux violacés et allant jusqu'au noirâtre

indigo cupreonitens Chev.

Cette variété est aussi signalée de la forêt de Cerisy (Fauvel),

4° Tête et thorax indigo ; élytres violet pourpre, quelquefois

bordées de vert et ponctuées purpureu* R. Ob,

5° Tête, thorax et élytres entièrement noirs, sans aucun reflet

bleuâtre et quelquefois complètement mats mêlas R. Ob.

Le nom de subfeslivus R. Oberth. mérite donc de s'appliquer à la race normale de Bretagne, qui, par ses tibias noirs et l'ensemble de ses caractères, se rattache évidemment à la branche festivus typique : Lorges, Huelgoat, Béfon, ; on trouve même, dans cette dernière localité, des exemplaires à tibias clairs.

Ab. purpureus. — Lorges, Goat-Loch, Huelgoat

Ab. mêlas. — Lorges, Huelgoat, Béfon.

Les exemplaires les plus foncés de ces variétés ont quelquefois les cuisses noires, Lorges, Goat-Loch (de Lap., in lill.)

CARABIDES

Il faut ajouter la variété Pidzeysi Mors, qui a les élytres noirâtres ou d'un cuivreux violacé, sans bordure ni points enfoncés verts sur les côtés.

Cette variété aurait été prise dans les forêts d'Alençon et de Perseigne (Orne), d'après de Brébisson (').

Var. cupreonitens Chev. — Finistère : dans les mêmes forêts avec le lype [Hervé).

Var. viridipennis Bleuse. — Forêt de Lorges, sous les mousses, les pierres, les bois abattus (£,.. Bleuse) ; Huelgoat, Coat-Loch, Cranou (Finistère) (de Lapouge).

Larve. — La larve du C. auronitens a été décrite par Heer [fig. 94) ; elle est un peu étroite ; sa couleur est très noire et son abdomen est terminé par deux cornes en épines birameuses ; sa tête est de forme carrée et armée de deux fortes mandibules. D'après Heer, cette larve a été trouvée sous une pierre le 1er juin ; le 3, elle se transforma en nymphe et s «bit différentes modifications de couleurs, depuis le jaune blanchâtre jusqu'au brun foncé ; et enfin, le 15 du même mois, elle subit sa dernière métamorphose en se fendant sur le dos et en laissant sortir le Carabe à l'état parfait ; le premier jour, ce Carabe conserva une couleur jaunâtre sale, mais au bout de deux ou trois jours, il acquit les belles couleurs mélalliques propres à son espèce.

Nous pouvons ajouter, d après M. de Lapouge :

« La larve du premier âge est assez différente: toute noire, lobe médian du labre creusé d'un sillon rétréci en avant ; les tegmina plus largement débordants, le telson plus echancré, les angles postérieurs en pointe de croissant. »

Avec l'âge, la larve se rapproche du splendens par le dessous du corps et s'en éloigne par le dessus ; mais elle appartient au type des larves à tegmina étroits {-). ■

Fia. 94.

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