‹ ColéoptèresChapitre 18 sur 67 · C. glabratus Payk. — Oblong, très convexe. D'un noir · texte numérisé non relu

C. glabratus Payk. — Oblong, très convexe. D'un noir

foncé, à peine bleuâtre. Thorax plus large

que long; ses angles postérieurs courts,

larges, arrondis. Elytres très convexes, plus

larges aux épaules qu'en arrière, paraissant

lisses à vue simple; leur surface, vue à la

loupe, paraît couverte de fines et courtes

rides longitudinales, mais ne rappelant pas l'apparence de stries régulières ; sans lignes, ni points en série.

Long. 22-24 millimètres.

[fig. ^03).

Signalé de la forêt de Bellême,

Fig. 104.

Larve du C. glabr.itus, dans 10rne> Par Vautier et de lète vue en dessous. Brèbisson (Bédel).

Carabus glabratus Payk:

il) ScmnuTE, i!</c. cit., p. 210 ei 208. — Egalement décrite par M- de Upouge doc. cit., 1U08, p. 150.)

CARARIDES

Larve. — Larve fusiforme, environ quatre fois plus longue que large, convexe, brune en dessus. Antennes de la longueur des mandibules; deuxième article des antennes deux fois plus loag que large. Mandibules courtes (fig. 104). Cerques égaux au neuvième anneau, épais, recourbés en dessus depuis la base. Cornes très inégales (').

D'après M. de Lapouge (loc. cit., 1908, p. 170), l'original de Schiôdte, à lui communiqué par le Musée de Copenhague, ne diffère de catenulatus que par les dents du mésolabre, et par l'absence presque totale de l'épine externe des cerques.

Sous-Genre : Oreocarabus Géh.

45. C. convexus Fabr. — La plus petite espèce après le C. nitens.En ovale court, convexe, d'un brun noir, peu luisant, côtés du thorax et des élytres bleuâtres. Sousmenton plat, comme le menton, qui est bi-échancré profondément au bord antérieur. Thorax ponctué, ridé, sur toute sa surface, pas plus brillant que les élytres ; ses angles postérieurs larges, courts. Élytres courtes, larges, à stries découpées en rides longitudinales, dégénérant, sur les côtés et à l'extrémité, en fines granulations ; sur chaque élytre, trois rangées de points fins et écartés. Articles des antennes simples chez les 5- Long. 14-17 millimètres [fig. 4 OS).

Collines et bois ; terrains calcaires et sablonneux.

Larve. — Forme générale du catenulatus, sauf que l'article terminal des palpes labiaux est plus bilobé, le telson coupé carrément en arrière avec les angles postérieurs très arrondis (de Lapouge, Inc. cit., 1908, p. 176).

Morbihan (Taslé). — Loire-Inférieure (Pradal) ; Orvault) E. Gaultier) ; bords dp l'Erdre (Piel de Churcheville); La Haie Fouassière, Barbocliot (E. de Piste) (Catal. J. Péneau, p. 20). — Mayenne : Environs de Laval (E. Labbé) : Voutré (C. Houlbert). — Maine-et-Loire : Lu»5, niai à août (R. de la Perraudière) ; Bauge, (AUard et. Gallois); FonH de Juigné (Bastard). — Orne : La Ferlé-Mace (Léveillé); Orcagne {abbé Nugue); Donifront {Fauvel); tout le département, mais peu commun (A Dupont).

Les pages qui précèdent étaient déjà imprimées, lorsque nous avons reçu de M. Lapouge d'importantes rectifications sur les Carabiques bretons.

Fig. 105.

Carnbus courexits t'ai

(i) Schiôdte, loc. cit. p. 210 et 208. 1808, p. 150.)

Egalement décrite par M. de Lapouge (loc. cit.

Tout le monde sait que M. de Lapouge possède une compétence toute spéciale en ce qui concerne la biologie de celte famille difficile; il a fait une étude approfondie des relations qui existent entre les formes adultes, et, le premier en France, je crois, il s'est livré avec succès à un élevage méthodique des larves, en vue de leur identification.

Il ne nous coûte alors nullement de déclarer que le désir de tenir compte des critiques de notre éminent collègue ne fut pas étranger à l'interruption momentanée que subit la publication de notre Faune armoricaine en 1906 .

Ceux qui ont essayé de dresser des Catalogues régionaux savent combien cette tâche est ingrate; on y rencontre des difficultés insurmontables ; c'est pourquoi nous ne nous excusons même pas des lacunes et des inexactitudes involontaires qui peuvent et qui pourront encore à l'avenir être relevées dans notre travail. Nous demandons seulement à ceux qui ont le bonheur d'être mieux renseignés que nous, de vouloir bien nous faire part de leurs observations ; nous nous empresserons d'en tenir compte dans la mesure du possible.

Cela dit, nous tenons cependant à rappeler que la Faune entomologique armoricaine n'a pas la prétention d'être un ouvrage définitif ; c'est un essai, le premier en date, sur une région relativement vaste, et intéressante à plus d'un point de vue. Nous espérons bien que d'autres compléteront ce travail et le perfectionneront. Quant à nous, fiers d'avoir été les premiers à oser le tenter, nous réclamons instamment la bienveillance de tous nos collègues, s'il ne leur plaît pas de nous accorder leur approbation et leurs eucouragements.

Voici un résumé des principales observations qu'a bien voulu nous adresser M. de Lapouge (').

P. 51 : Larve du Calosoma inquisitor. — Schiôdte la décrit d'une manière qui permet plutôt de l'assimiler à celle du scabrusus qu'à celle du sycophanta.

P. 51 : Larve du Cal. auropunctatum. — Il n'y a aucun doute, la description de Lucas se rapporte bien à la larve de C. morbillosus .

Quant à la ligure 78 que nous avons reproduite d'après Chenu, il est de toute évidence qu'elle est grossière et absolument inexacte.

P. 55. — Les segments abdominaux de la larve de Cal. Madeise, comme de tous les autres, sont au nombre de neuf et non de dix, comme l'a indiqué \J. Valéry-Mayet.

P. 56. — Le tableau différentiel des larves de Carabus et de Calosoma devra êlre établi sur d'autres bases. D'après M. de Lapouge, les espèces bretonnes monilis, auratiis, cancellalus, glabratus, arvensis, nemoralis, ont les caractères attribués au groupe Calosoma, — tandis que purpurasce'ia, auronitens, (?), coriaceus, rentrent dans la diagnose des Carabus

(1) Se reporler au N° 4 du Bull, de la Soc. sckn'if. et médicale. Fam. des Carabiques, tome XIV, 19<>5.

CAR/VBIDES

P. 63 : Car. violaceus — 11 est peu probable que le violaceus vrai existe en Bretagne, mais certains pur puni* ce us peuvent, par exception, passer d'emblée à la sculpture suberenatus et même exaspérât us.

En réalité le purpurascens n'est qu'une variété du violaceus .

Nous avons également reçu de notre zélé collaborateur, M. Joseph Pêneau, les trois premiers fascicules d'un Catalogue des Coléoptères de la Loire-Inférieure qu'il publie dans le Bull, de la Suc. des Sciences naturelles de Nantes.

Ce travail important et rédigé avec le plus grand soin rectifie tics heureusement quelques-unes des indications trop fantaisistes de Pradal. 11 donne également une liste, probablement complète, des travaux relatifs aux Insectes dans la Loire- Inférieure.

3e Genre : GYCHRUS Fabricius.

Le genre Cychrus a pour caractères principaux (*) :

Palpes à dernier article très fortement sécuriforme, presque en forme de cuiller ; plus dilatés dans les <5 que dans les Ç ; mandibules étroites, avancées, dentées intérieurement; antennes sétacées ; yeux petits, peu saillants ; thorax cordiforme, relevé sur les côtés, nou prolongé postérieurement ; élytres soudées, carénées latéralement, embrassant une grande partie de l'abdomen ; pattes longues, minces; tarses semblables <*, Q.

5 Dernier articles des palpes labiaux très dilaté ; dernier segment de l'abdomen arqué, légèrement sinué au milieu.

9 Dernier article des palpes labiaux à peine dilaté ; dernier segment de l'abdomen en ogive, sans sinuosité.

Les Cychrus habitent les parties froides et humides des forêts montagneuses ; ils se nourrissent surtout de mollusques terrestres, qu'ils attaquent en introduisant leur longue tête dans l'orifice des coquilles.

Ils font entendre un petit bruit assez aigu, ou une espèce de stridulation par le frottement des bords tranchants de leur abdomen contre deux petites rainures intérieures du repli latéral de leurs élytres.

La Faune armoricaine comprend les deux espèces suivantes :

, Corps entièrement noir. Élytres chagrinées, sans saillies caténi-

[ ) formes (2j en arrière c attenuatus.

I Dessus du corps bronzé. Élytres chagrinées, marquées en arrière

' de saillies caléniformes. Tibias roux

( '. car a hoiries .

(1) Le signe g désigne le mâle ; Ç désigne la femelle. r2 Caléniformes : en forme <'e chaînons.

FAUNE ENTOMOLOGTQUE ARMORICAINE

C. caraboïdes Linné (= rostratus Linné). — Noir, pen luisant. Tête sans impression entre les yeux. Côtés du thorax fortemen t relevés en arrière. Ély très ovalaires, à surface chagrinée montrant parfois des traces de trois lignes élevées, interrompues. Dessous et pattes d'un noir plus luisant. Long, lfi-19 millimètres [fig. 106).

Endroits froids et bois humides ; sous la mousse, les pierres, etc. Rare.

Cychrus carahoides

Un.

Larve. — La larve du Cychrus caraboïdes a une forme plus ovalaire que celle des Carabes ; . sa tête est également armée de fortes mandibules, avec les antennes courtes, de quatre articles ; leurs pattes sont un peu plus longues. Elle est brune et ponctuée en dessus, d'un gris jaunâtre en dessous, avec l'abdomen terminé par cinq angles aigus, au lieu d'être muni de deux cornes

(fig- ^07).

La nymphe est pâle, ovalaire, et semblable à celle des Carabes. C'est au milieu de juin, d'après Heer, que cette larve subit sa première transformation. La nymphe reste un mois dans cet état, et, au bout de ce temps, sort l'insecte LaZtbmes. S?™s parfait. sc.htôdtb o.

Ille-et-V. laine : Antrain-sur-Couesnon, forêt de Villecartié {du la Godelinais) ; forêt de Rennes (Griffith); d'octobre à mai sous les mousses, les pierres, les bois abattus, forêt de Hennés (L. Bleuse) ; Foret de Paimpont (Houlbert). — Finistère : Forêt de Quim perlé (Pradier) ; Pennélé en St- Martin ; Keranrour, vallon de S-Oeneviève, eu Ploujean ; dans les vieilles souches, sous les feuilles (Hervé) RR. — Côte s-du -Nord : Forêt de Lorgesfi?. Oberthiir, L. Bleu.se). — Loire-Inférieure : Ancenis, bois de la Guerre (Pradal).— Anjou : Baugé, foi et de Cliandelais [Gallois) ; forêt d'Ombrée, près Combrée {Bochard). — Manche : Le Grand Celland (abbé Pas quel). — Orne: Saint- Bômer (Fauvel) ; forêt d'Ecouves (Dclaunay-Larivière, M. Gatiy) : La Chapelle- Moche, forêt d'Andaines (abbé Nugue). — Calvados : Forêts de Cerisy et de Sa\igny {Fauvel)'.

2. C. attenuatus Fabr. — Corps noir; tète avec une impression transverse, profonde, entre, les yeux ; élytres bronzées, très rugueuses ; sur chacune, trois lignes distinctes de gros points caténiformes élevés, lisses, se joignant parfois, surtoutà la base; quelquefois une quatrième ligne incomplète, sur les côtés. Tibias testacés'. Long. 16-18 millimètres [fig. 108).

fïq. \os Dans les mêmes conditions que le précédent

Cychrus atténua- . • i ■

tus Kabr. et également rare.

(1) Schiôdie (G.). Naturh. Tùlsskr, 186,7 pp. 469-473.

CARABIDES 79

Ille-et-Vilaine : Forêt de Rennes (Griffith). — Morbihan- : Forêt de Lanvaux [Elphège). — Finistère : Forêt de Quimperlé (Pradier); Morlaix (Hervé) ; Huelgoat, RU, forêt du Menguen, bois de la Mine, AC; sous les mousses (Hervé). — Côtes-du- Norp : Forêt de Lorges (H- Oberthilr) ; de novembre à mars, sous les mousses, au pied des arbres, dans les endroits frais et humides, forêt de [.orges (L. Bleuse). — Orme : Radon, près Alençon (Fauvel); La Chapelle Moche, forêt d'Andaines (abbé Nugue); Bagnoles de l'Urne (R. de la Perraudière). — Calvados : Forêts de Cerhy et Savigny (Fauvel).

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