‹ Coléopteres (volume 2)Chapitre 51 sur 60 · e GENRE. — STERNOLOPHE. STERNOLOPHUS. Solier · texte numérisé non relu

e GENRE. — STERNOLOPHE. STERNOLOPHUS. Solier

Annales de la Société enlomologiqne de France. Ztiovov, poitrine ; toçoç, crête.

Palpes maxillaires ;i dernier article plus long que le pénultième; menton offrant au milieu du boni antérieur ane petite fossette qui le fait paraître éebancré; métasternum relevé en carène; prosternum saillant en arrière en une pointe Irôs-courte; tarses antérieurs à cinq articles distincts.

On lie place dans ce genre, démembré de celui des Hydrophiltu, dont il offre presque tous les caractères, que trois espèces; le type est le S. rufipu, Fabricins, provenant «lu Sénégal, de la Nubie, et nénu m m de l'Egypte.

HISTOIRE NATURELLE

10mï GENRE.

HYDROÉ IIYDROUS. Linné, Leach, 1817.

Zoologicil miscellany.

XSrnf, eau; u;, cochon.

Palpes maxillaires à second article à peine plus grand que le suivant; mandibules cornées, trèsarquées au côté externe, terminées par une dent bifide, coriaces et munies au côté interne, entre cette dent et celle de la base, d'une membrane pectinée inégalement dans l'une et dans l'autre; menton en carré transversal; épistome tronqué en ligne à peu près droite en devant; yeux médiocrement saillants; antennes à septième etbuitième articles non ciliés à l'extrémité externe : le neuvième irrégulier, subpentagonal; corps plus large vers sa partie postérieure qu'à l'antérieure; prosternum élevé en carène tranchante et terminée en pointe à son extrémité; pointe postérieure de la carène du métasternum dépassant à peine la base des trochanters des pieds de derrière : partie médiane du dernier anneau ventral lisse.

Fig. 4'22. — B, carabuidei.

Fi£. 425. — Tarse et ongles d'une jialte antérieure.

Ce genre, ainsi que nous l'avons vu précédemment, établi par Leach, a reçu de MM. Brullé et Mulsant le nom appliqué par l'auteur anglais aux insectes du genre Hijdropliilus Latreille (Familles du Règne animal, 1825) l'indique sous le nom d'IIydrochares, et quelquefois aussi sous celui d'IIydrocliara (u$<op, eau; xa'Pu» je me réjouis).

Lalarveetlanymphed'uneespècede cegenre, YH.cartiboidcs, Linné, que l'on trouve communément aux environs de Paris, ont été décrites et figurées parUœsel (Ins. Belustig., t. II, Ins. aquat., pi. 4, fig. 3 à 8), et par Lyonnet [Recherches, l,e partie, p. 129, pi. 12, fig. 47 et 48). La tète de la larve est d'un brun-marron, presque carrée, plus étroite postérieurement, inégale en dessus, brune et déprimée dans le milieu; les mandibules sont allongées, cornées, armées d'une dent au milieu du côte interne, et d'une plus petite près de la base; les mâchoires allongées, presque cylindriques, terminées par un palpe de quatre articles; la languette saillante, formée de deux pièces : la basilàire en espèce de triangle tronqué, et l'antérieure parallèle, presque carrée; les antennes sont moins longuement prolongées que les mandibules, de quatre articles : le premier petit, globuleux, le second deux fois et plus aussi grand que les deux réunis; le corps est ardoisé, parsemé de petits points noirs : de onze anneaux, les trois thoraciques graduellement moins longs et un peu plus larges, portant chacun en dessous une paire de pieds, les quatrième à onzième graduellement rétrécis; enfin l'extrémité du corps est munie de deux appendices charnus. Cette larve se tient tantôt à moitié cachée dans la vase, attendant la proie que le hasard lui fournira, tantôt elle va chercher dans l'eau les petits animaux dont elle se nourrit. Quand elle en a saisi un, elle élève

hors de l'eau les mandibules entre lesquelles elle le retient, afin de paralyser sa résistance et de pouvoir le déchirer plus facilement. Souvent, au bout d'un mois, cette larve a atteint toute sa taille, et est en état de se métamorphoser en nymphe.

Les Hydroès mâles n'offrent aux tarses antérieurs ni la dilatation ni l'inégalité des ongles qu'on remarque chez ceux du genre Hydrophihis. D'après M. Mulsant, les sexes peuvent se reconnaître facilement, en ce que chez les mâles les ongles sont courbés à angle droit, tandis que chez les femelles ils sont faiblement arqués.

On ne place dans ce genre que deux espèces, les H. caraboides, Linné, et flavipes, Steven, qui se rencontrent assez communément en France.

Hœe GENRE. — HYDRORIE. HYDROBIUS. Leach, 1817.

Zoological Miscellany.

T^wp, eau ; Piow, je vis.

Corps ovale, oblong, quelquefois presque hémisphérique; mandibules ciliées à la partie membraneuse du côté interne; palpes maxillaires courts, à dernier article fusiforme, plus grand que le précédent; menton en carré transversal; antennes de neuf articles, les trois derniers faiblement transverses ou globuleux, formant une massue allongée; trochanter des cuisses postérieures en forme de virgule et paraissant confondu avec la cuisse; tarses postérieurs un peu comprimés, garnis de longs cils et munis d'une dent rudimentaire.

Ce genre renferme un certain nombre d'insectes de taille moyenne, la plupart propres à l'Europe, et dont quelques-uns se rapportent à l'Amérique méridionale et aux Indes. Les types sont l' Hijdrophilus oblonçjus, Herbst, qui habite diverses parties de la France, et le Scarabœus aquaticus, Fabricius, commun dans presque toute l'Europe.

On peut, avec M. Mulsant, partager les Hydrobius en trois groupes distincts, en se servant de considérations tirées des particularités de leur tête, de leur épistome et de leur lame métasternale.

Les larves de plusieurs espèces de ce genre, telles que celles des H. picipes, fuscipes, luridus, nanus et lividus, ont été décrites par Miger (Ann. Se. nat., t. XIV, et Bull. Soc. phil., 1812); elles ne diffèrent pas très-notablement des larves que nous avons décrites précédemment, et surtout de celle de Xlhjdrous caraboides.

C'est à côté de ce groupe que l'on doit placer le genre Cryniphile, Cryniphilus (*pwi, front; çOoç, ami), fondé par M. Motsclioulsky dans le Bulletin de la Société du Muséum, 1845, mais dont il n'a pas publié les caractères. Ces insectes, dont on connaît oeuf espèces propres à la Russie, ont pour types les Hydropliilus tombâtes, Fabricius, et //. punctulatiu, Ullerich. Fig.42}. — n. wncus.

12"" GENRE LACCOBDE. LACCOBIUS. Erichson, 187.7.

K;ifcr der March. Brudebnrg.

Aaxxoç, lac; Pto», je via.

Corp-, presque hémisphérique , mandibules terminées par une dent bifide, cornées an côté externe et membraneuses au côté interne; mâchoires à deux lobes frangés; palpes maxillaires épais, a dernier article le plus grand de tous, subfusiforme : labiaux à dernier article a peine moins court me le précèdent; antennes de huit articles, les trois derniers pubesceuts et composant une mas-

Fia. 425 — /.. m mu -

lin.

HISTOIRE NATURELLE

sue; épistome échancré on devant; métasternum en forme de lame saillante; trochanter des cuisses postérieures presque d'égale largeur sur toute sa longueur, détaché de la cuisse.

Une seule espèce, la Perle aquatique, de Geoffroy, Chrysomela minuta, Linné [EhjdropkUus coccinelloides, Rossi), entre dans ce genre. C'est une espèce (jui, comme l'indique son nom, est de très-petite taille; qui varie considérablement de couleur, et habite les eaux stagnantes de presque toutes les parties de l'Europe; sa forme rappelle celle des Coccinelles.

13"" GENRE. — BBACHYPALPE. BRACHYPALPUS. Castelnau, 1840.

H i > t . des iiniin. ariicol.

Bpay;j;, court; waXiro;, palpe

Corps Irès-bombé, presque hémisphérique ; palpes maxillaires à dernier article de la longueur du précédent; antennes à massue composée de quatre articles non espacés entre eux, mais, au contraire, très-serres; jambes et tarses sans grands cils; jambes postérieures arquées; tarses couris postérieurs plus allongés que les antérieurs.

Les Brachypalpes ne comprenaient que quatre espèces propres au climat de Paris; mais, selco M. Mulsant, ces insectes ne doivent former que deux espèces rentrant dans deux genres établis déjà précédemment; les B. bipunctatus, Fabricius, type du groupe, et pall'ulus, Castelnau, n'étant autres que le Laccobius minutas, et les B. globulus, Paykull, et similis, Castelnau, se rapportant a i'Hydrobius globulus. Si les vues de l'entomologiste lyonnais devaient être adoptées, le genre Bracbypalpe devrait donc être entièrement supprime.

14""- GENRE, — HÉLOPHILE. HELOPHILUS. Mulsant, 1844.

Goléoptère palpic, Faune française.

EXoc, marais ; «piXoç, ami.

Corps ovale oblong; mandibules cornées, arquées, pourvues, du côté interne, d'une petite dent au-dessous de celle de l'extrémité; mâchoires a deux lobes frangés; menton en carré, transversal; palpes labiaux courts, à dernier article moins renflé et à peine aussi long que le précédent; antennes de neuf articles : le sixième en forme de courbe, servant de base aux trois derniers, qui composent une massue pubescente; écusson de moitié plus long que large à la base; mésosternum n'offrant à sa partie antérieure qu'un tubercule plus ou moins faible et parfois légèrement caréné.

On ne place dans ce genre que deux espèces, 17/. lividus, Forster, qui a reçu de divers entomologistes les noms à' Hydrophilus obscurus, griseus, erythrocephalus, variegatus, et qui se trouve communément dans les eaux douces et saumatres d'une partie de la France, et 17/. mclanophiluilmus, Mulsant, découvert en Espagne par M. L. Dufour.

La femelle de 17/. lividus est remarquable par le soin qu'elle a de ses œufs : elle les porte enveloppés dans un sac couché sur son ventre et retenu à l'aide de ses cuisses postérieures. Dans les premiers temps où elle a construit le petit sac soyeux qu'elle transporte avec elle, la femelle semble moins attachée au dépôt qu'il renferme, et l'abandonne plus volontiers que quand on la poursuit, à une époque plus rapprochée de l'éclosion des œufs : lorsque ceux-ci commencent à prendre une teinte obscure ou bleuâire, la femelle, selon l'observation de Lyonnct, grimpe sur la tige de quelque plante aquatique, et y colle, un peu au-dessus de la surface des eaux, le paquet qu'elle avait jusque-là porté avec tant de sollicitude. Les larves de cette espèce ont été décrites par M. Mulsant : leur tête est presque carrée, grande, déprimée et longitudinalement sillonnée dans son milieu; ses mandibules sont cornées, arquées, armées d'une dent vers le milieu de leur côté interne; les' mû-

choires sont subcylindriques, plus largement prolongées que les mandibules, terminées par un palpe de trois articles; la languette avancée, saillante; les antennes moins longues que les mâchoires, de quatre articles; les yeux noirs, situés derrière la base des antennes; le corps conique, composé de onze anneaux successivement plus étroits : les trois premiers portant chacun en dessous une paire de pieds, et le dernier pourvu d'appendices. Ces larves, en marchant à la renverse sous la surface des eaux, tiennent leurs palpes maxillaires dans une agitation continuelle, et se servent de ces organes pour aller en quête de leur nourriture, qui est composée de matière animale. On n'a pas pu jusqu'ici observer leurs métamorphoses en nymphe. Miger semble avoir connu les larves de plusieurs espèces de ce genre, mais il n'en a pas publié la description.

15™ GENRE. — PHILHYDRE. PHILHYDRUS. Solier, 1834.

Ann. Soc. ent. fr., t. III.

<tn).o;, ami; u^top, eau.

Corps ovale; mandibules cornées, arquées, faiblement bidentées à l'extrémité; mâchoires à deux lobes frangés ; palpes labiaux courts, à dernier article subcylindrique, au moins aussi long et aussi gros que le précédent; antennes de neuf articles, dont les trois derniers forment massue; métasternum présentant à sa partie antérieure une lame ou une sorte de dent comprimée et très-saillante.

Ce genre a été formé aux dépens des Hijdrob'ius, restreint lui-même par M. Mulsant, et ne renfermant plus qu'un petit nombre d'espèces, dont les deux que l'on rencontre en France sont le P. melanocephalus, Olivier, qui varie beaucoup pour sa coloration, et a reçu plusieurs noms différents,

et le P. margincllus, Fabruius, qui vivent dans les eaux stagnantes douces, et parfois même, particulièrement la première espèce, dans l'eau de la mer.

Fig. 4'26. — P. fulvipes.

16™ GENRE. - CILETÀRTHRIE. CHjETÀRTHRJAS. Waterhouse, 1835.

Slephens, Illosl., t. V.

XaiTYi, crin; *pô?ov, article.

Corps snbglobuleux : maudibules cornées au côté externe, très-arquées, presque membraneuses et laciniées au rôle interne; mâchoires à deux lobes frangés ; palpes maxillaires courts : labiaux à 'Ici nier article un peu moins court que le précédent; menton en carré transversal; antennes de neuf articles: le sixième servant de base a la massue ovoïde formée par les trois derniers; mésosternum armé antérieurement d'une lame peu développée.

Ces insectes sont remarquables par la forme de leur corps, qui les rapproche des Agathidies; ils présentent un caractère intéressant : les deux premiers anneaux de leur ventre sont couverts par dm sortes d écailles contignës transversalement et arquées chacune â leur bord postérieur; quand on soulève ces espèces de plaques, qui semblent formées d'une substance analogue à de la gomme, on peut compter les deux segments qu'elles cachent: le premier est court, le second est creusé de deux fossettes arrondies et profondes, voilées par des cils naissant du bord postérieur de l'anneau '■dent.

Une seule espèce, le C $eminulum, Paykull, entre dans ce genre, l'orme par M. Waterhouse aux

dépens dei Cyclonotum, et a été désignée par Erichson [Kafer der March. Brand., 1857) sous

le nom de Cyllidium (xuxxof, roulé; àut, forme), adopté par M. Mulsant. Cette espèce habite toutes

les partie de la l rance ; on la trouve dans les eaux stagnantes, et quelquefois sus >i dans la mousse

dus le feuilles sèche

251 HISTOIRE NATURELLE

CINQUIEME TRIBU

SPHÉRIDIDES. SPHERWIDjE. Mulsant.

Coléoptères palpic, Faune française.

Corps hémisphérique; mâchoires cornées, à lobe interne membraneux; tarses de cinq articles, 1« premier de la longueur du suivant.

Chez ces insectes, le corps est convexe, arqué longitudinalement, souvent ovalaire, quelquefois plus rapproché de la forme arrondie, et représentant alors une demi-sphère. Leur labre est transversal, peu apparent ou en grande partie caché sous l'épistome; les yeux sont à fleur de tète; le corselet élargi d'avant en arrière; l'écusson triangulaire, un peu allongé; les élytres sont presque toujours tronqués ou obtusément arrondis à l'extrémité; le sternum est saillant; les jambes sont aplaties et fortement denticulées sur leurs bords. Quelques espèces se trouvent dans les eaux, où elles se nour rissent de matières végétales; mais le plus grand nombre fréquentent les bouses et les matières cadavériques, et forment des trous dans la terre; enfin quelques-unes semblent rechercher diverses substances cryptogamiques en voie de décomposition.

La plupart de ces insectes ont une robe plus ou moins lugubre, le plus souvent tachée de rouge ou de rouge livide. La plupart sont européennes, et un petit nombre seulement a été recueilli dans d'autres régions, principalement dans la zone tropicale. Leurs larves, et nous ne parlons ici que de celles des Sphéridies, les seules connues, ont le corps étroit, allongé, et d'une forme rapprochée de celle des Hydrophilides ; leur tête est armée de deux mandibules cornées et notablement plus longues qu'elle.

Parmi les genres peu nombreux de cette tribu, celui des Sphœridium est le plus important.

i" GENRE. — CYCLONOTE. CYCLONOTUM. Dejean, 1837.

Erichson, Kafti Mardi Brand.

KuxXc;, cercle; vtoro;, dos.

• Corps hémisphérique; mandibules bidentées à l'extrémité, cornées au côté externe, coriaces et frangées intérieurement; mâchoires coriacées, à deux bords frangés; labre peu apparent; palpes maxillaires et labiaux courts, à dernier article en pointe obtuse; menton corné, concave, en carré transversal; antennes de neuf articles : le premier formant le quart de la longueur totale, les trois derniers en massue subcylindrique, peu serrée, allongée; languette Fit .427.— c.orbtcuinr saillante; métasternum rétréci antérieurement; prosternum en triangle moins

long que large; jambes sans gouttière vers l'extrémité; tarses postérieurs ;ï premier article à peine aussi long que le dernier. Latreille avait depuis longtemps remarqué que Y Ilydroporus orbicidaris, Fabricius, devait être placé parmi les Sphéridies, dont il offre les principaux caractères; M. Brullé (Hist. nat. des Ins., t. Il, 1835) forme pour cet insecte un genre qu'il appelle Cœlostoma (xoiXo;, creux; orc^a, bouche); mais M. Mac Leay ayant déjà établi une division générique sous la dénomination de Cœlostomus, Erichson appliqua à celle dont il est ici question le nom de Cyclonotum, proposé par le comte Dejean.

La seule espèce européenne qui entre dans ce genre est le C. orbiculare, Fabricius, nommée par Geoffroy Y Hydrophile noir lisse, à point, que M. de Castelnau décrit sous le nom de Cœlostoma allabroix, et qui habite toutes les parties de la France, ainsi que l'Algérie, se trouvant dans les eaux stagnantes et quelquefois sous les feuilles ou les débris rassemblés sur le bord des mares.

Les autres espèces, assez peu nombreuses, se rencontrent dans l'Amérique méridionale, à l'Ile-de- France et au cap de Bonne-Espérance.

2œe GENRE. - TRÏCHOPODE. TRICHOPODA. Brullé, 1835.

Hist. nal. Ins.

©?'-;, cheveu; ■jvcj;, iïoSgî, sabot.

Corps globuleux; tète large, transversale; menton très-enfoncé au milieu; antennes à trois derniers articles en massue très-serrée et formant une petite palette; corselet plus large que les élytres; ceux-ci grands, très-convexes, dépassant l'abdomen; pattes fortes, un peu dentelées; tarses assez courts, très-velus en dessous.

Ce genre, très-voisin de celui des Cyclonotes par plusieurs de ses caractères, ne comprend qu'une espèce propre à Madagascar, le T. cassidœformis, Brullé.

Fig.428.~ T. catsidœformit.

5™ GENRE. — SPH.ERIDIE. SPHjERIDIUM. Fabricius, 1775.

Syst. enioniol.

2<patpiJ'.ov, petite boule.

Corps hémisphérique; tête en ovale, transversale; mandibules cornées, arquées, terminées en pointe aiguë, sinueuses et ciliées au côté interne, munies d'une large molaire à la base; mâchoires cornées extérieurement, à deux lobes membraneux; palpes maxillaires assez courts, à dernier article plus court que les autres, grêle : labiaux velus, presque cylindriques; menton échancré au devant; labre transversal, peu apparent; antennes de huit articles, le dernier irrégulièrement rétréci vers l'extrémité; yeux à fleur de tête; écusson étroit, en triangle au moins deux fois aussi long que large; métasternum anguleux en avant; mésosternum comprimé; prosternum triangulaire; jambes armées de longues épines irrégulièrement disposées sur les arêtes et sur la page interne : les antérieures creusées vers l'extrémité d'un sillon destiné à loger une partie des hanches; tarses postérieurs à premier article plus long que le dernier et aussi grand que les trois suivants réunis.

Ce genre, dont la plupart des espèces étaient comprises avec les Dermestes et les Histers des anciens auteurs, a été fondé par Fabricius; mais ce célèbre entomologiste y admit des espèces étrangères à la tribu qui nous occupe; Laicharting le restreignit dans des limites plus naturelles.

Les Sphaeridies sont des Coléoptères de petite taille, habitant particulièrement les déjections excrèmentitielles des Solipèdes et des Ruminants. Quand on les poursuit dans leurs retraites, ils suivent avec une grande agilité les détours obscurs où ils se cachent, et ils tâchent de pénétrer jusque dans le sol, où ils restent immobiles tant que le danger semble les menacer. Lorsque l'on parvient .i les saisir, ils échappent souvent aux doigts qui les retiennent par la vivacité de leurs mouvements, li forme hémisphérique et le poli de leur corps. Mans Le milieu du jour et dans les soirées chaudes de l'été, ils volent par troupes nombreuses, et l'on voit alors sur l'enveloppe sèche qui recouvre les bouses, une grande quantité de trous par lesquels ils entrent et sortent. Ils se montrent dès les premiers jours chauds du printemps, et se laissent voir pendant tout l'été. Les mâles ont le corselet plus dilaté latéralement que les femelles, et ils présentent, dans les tarses et les ongles des pieds antérieurs, de-, caractères distinctifs faciles à saisir; c'est ainsi que les mâles ont le cinquième article des tarses antérieurs gros, élargi antérieurement, échanerc, comprimé avec un enfoncement en dessous, dans lequel on observe un crochet grand et épais, et un autre moins grand et eourbé, tandis que les femelles ont le premier article des taises postérieurs plus long que les trois suivants

réunis. La couleur de ces insectes u'esl pas brillante; elle est presque constamment noire, relevée par de* macule-, rouges ou jaunâtres.

Les métamorphoses des Spbaeridiei sont peu connues; toutefois, M. Mulsant (Palpicornet de

HISTOIRE NATURELLE

France, I *i 'n dit que les larves se cachent dans la terre et mettent un mois à peine à parvenir à leur dernier état, et que celles qu'il a eues sous les \eu\ étaient nées dans des matières où se trouvaient

divers Apliodius. L'entomologiste lyonnais se demande si ces larves n'auraient pas un genre de vie qui les rapprocherait de celle des Hydrophilides, c'est-àdire si, au lieu d'avoir la même nourriture que les Coprophages, elles ne vivraient pas aux dépens de la postérité de quelques Aphodius. Mais cette hypothèse ne pourra être Confirmée ou infirmée que par des observations nouvelles. Les deux espèces de ce genre les mieux connues sont les S. scarabnvides, Linné, et bipusiulutiis, Fabricius, qui se trouvent communément en France, et qui comprennent plusieurs variétés que l'on a regardées à tort comme des espèces. Les pays étrangers à l'Europe, tels que l'Amérique méridionale, le cap de Bonne-Espérance, Java, etc., en renferment quelques-unes, et, sans nul doute, quand on les recherchera avec plus de soin qu'on ne l'a fait jusqu'ici, on en découvrira un plus grand nombre.

Fi;;. 4'29. — S. scarabœoides.

4me GENRE. — CERCYON. CERCYON. Leach, 181-7.

/nul. Misccll , t. III.

Nom d'un brigand de la fable.

Corps ovalaire; mandibules cornées, peu arquées, terminées en pointe, sinueuses et frangées au côté interne, munies d'une molaire à la base; mâchoires cornées au côté externe, à deux lobes membraneux au côté interne; labre transversal, peu apparent; palpes maxillaires à quatrième article fusiforme : labiaux courts, .subcylindriques, velus; menton corné, en demi-cercle; antennes de neuf articles, les trois derniers formant une massue brièvement pubescente, serrée et en ovale allongé; écusson en triangle subéquilatéral, à peine de moitié plus long que large; métasternum terminé anguleusement à la partie antérieure; mésosternum comprimé en lame horizontale sur la tranche; prosternum en triangle, caréné; jambes armées de rangées longitudinales d'épines; tarses postérieurs à premier article plus long que le dernier, presque aussi grand que les trois derniers réunis.

Ce genre a été établi aux dépens des Sphéridies, et dans ces derniers temps il a été lui-mênfe partagé en plusieurs coupes génériques particulières; il correspond au groupe des Combrus (nom propre) indiqué par Megerle dans le catalogue de Dabi, publié en 182<r>, et à celui que Latreille désigne, probablement par erreur, sous le nom de Cercydion.

Les Cercyons sont des insectes de très-petite taille, qui tous ont sur les élytres des stries longitudinales de points enfoncés; leur couleur est généralement sombre, et ils présentent parfois, dans

les mêmes espèces, des modifications souvent considérables, suivant le développement qu'a pris la matière colorante. Presque tous ont les mêmes mœurs que les Sphéridies; quelques espèces, cependant, se rencontrent souvent dans les endroits humides, sous les pierres, les mousses, ou sous les plantes à moitié pourries entassées au bord des eaux. On a décrit près de trente espèces de ce genre, et la plupart se rapportent à l'Europe, quoique quelques-unes habitent l'Amérique méridionale, et une le cap de Bonne-Espérance. M. Mulsant en indique quinze comme exclusivement particulières à la France; parmi ces dernières, nous citerons les (,'. hœmorrhoxdale, Fabricius, quisquilium, Fk.'i'O. — c.obsoietum. Linné, et minulum, Fabricius.

îimfc GEMtE. - PFLOSOME. PËLOSOMA. Mulsaut, 1841 Coléop. palpicornes, Faune française.

Ili).0(, noir; «wu.ï, corps.

Antennes à massue ovoïde, serrée; joue non engagée dans les cornées; écusson triangulaire, à

peine de moitié plus long- que large à la base; mésosternum parallèle dans la plus grande partie de sa longueur, anguleux en devant, et tronqué postérieurement.

Les Pélosomes ont beaucoup d'affinité avec les Cercyons et les Mégasternes. Une seule espèce entre dans ce genre, c'est le P. Lafertei, Mulsant, qui a été découvert, près de Cliinon, par l'entomologiste dont il porte le nom.

Fig. 451. — P. Lafertei.

6me GENRE. — MÉGASTERNE. MEGASTERNUM. Mulsant, 1844.

Coiéop. palpicomes, Faune française.

Mô-j-a;, grand; aTêpvcv, sternum.

Corselet ayant les côtés non replies en dessous; prosternum en espèce de losange faiblement tronqué à sa partie antérieure, bidenté postérieurement et caréné dans son milieu ; jambes antérieures perpendiculairement échancrées ou coupées dans leur moitié supérieure, vers l'extrémité, et offrant ainsi une forte dent.

Une seule espèce, placée précédemment dans le genre Cercyon, le M. boletophaçjam, Marshall, compose ce genre, et se trouve, dans plusieurs parties de l'Europe, dans les Rolets.

Fig. 45'2 — .1/. boletophagum.

7me GENRE. — CRYPTOPLEURE. CRYPTOPLEURCM. Mulsant. 1844.

Coiéop. palpicomes, Faune française.

KfjTTTo;, caché; irXeupa, côtés.

Corselet ayant les côtés repliés en dessous en forme de triangle, dont le Lord latéral constitue la base; prosternum en pentagone, offrant à la partie antérieure son côté le plus large; jambes antérieures non échancrées à leur extrémité.

Le Sjjhœridium alomarium, Fabricius, petit Coléoptère que l'on trouve communément en Europe, dans les fumiers, dans les bouses, les crottins et dans divers produits cryptogamiques, est l'espèce unique de cette coupe générique.

Fig. 455. — C.atomirnim

îit»6 HISÏOIKK NATURELLE.

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