‹ Coléopteres (volume 2)Chapitre 6 sur 60 · C. UnetCullis · texte numérisé non relu

C. UnetCullis

Isrrossit.'

Fi;;. 55. — C. mir'.bilis

(grossie).

Fig. 50. — C. lurjubris (grossie).

il. — c. ■

(gro

— C. reyalis (grossie).

Fig. 59. — C. octo-notata.

I - irois premiers anneaux du corps donnent attache aux pattes; ils sont dépourvus de stigmates Le premier anneau ou Le prothorax est très-remarquable; sa forme est celle d'un bouclier grec; il est plus large que la tête et légèrement rebordé, sa couleur est d'un vert métallique assez brillant. Les anneaux qui suivent ne présentent rien de remarquable jusqu'au huitième ; celui-ci est beaucoup plus renflé que les autres. Il présente a sa partie supérieure un organe fort singulier, consistant en deux tubercules charnus dont le sommet est couvert de poils roides, de couleur roussâtre, au milieu desquels on voit, sur chaque tubercule, un petit crochet corné, dirigé en avant et recourbé légèrement en dehors. C'est ,i l'aide «le ces déni crochets que la larve de la Cicindèle prend du repos, et s'arrête a l'endroit qu'elle choisit dans le long conduit perpendiculaire et souterrain qu'elle habite, »nt, pour ainsi dire, les ancres dont elle se sert pour se fixer. Celle saillie du huitième anneau donne au corps de cette larve la forme d'un Z, paire qu'elle en relève le milieu, et cette courbure du corps procure à l'animal la faculté de mouler dans son puits avec la plus grande facilité: le

dernier segment du corps est très-petit, et terminé par un léger prolongement qui présente l'ouver-

turc du canal intestinal. Les pattes sont courtes et faibles, les tarses sont formés de deux articles

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et terminés par un petit crochet. Telle est l'organisation remarquable rie cette larve, non moins curieuse par ses habitudes.

Fis. 00. — Larve de la Cicmdela campestris. — Fig. Cl.

En effet, elle pratique des trous verticaux dans le sable, et place sa large fête près de l'embouchure, de manière a la masquer. Un insecte vient-il à passer sur cette espèce de pont, elle retire brusquement la tête, fait tomber sa victime dans le piège, et la dévore aussitôt.

Au moindre danger, cette larve se retranche au fond de sa retraite, et, lorsque l'époque de sa transformation en nymphe est arrivée, elle ferme complètement l'entrée de son souterrain.

Aucune nymphe de ce genre n'avait encore été décrite, et ce n'est que dernièrement que M. Rlisson (Soc. cutomologique, 1847) a fait, le premier, connaître celle de la C. campestris; cette nymphe est luisante, légèrement arquée, d'un jaune-paille, très-clair en dessous, plus foncé en dessus sur le thorax et les cinq premiers segments de l'abdomen ; les pattes sont blanchâtres, très-aiguës, et présentent un aspect cristallin. Elle se trouve dans des galeries creusées plus ou moins profondément en terre, d'où sort, vers la fin de juillet ou le commencement d'août, l'insecte parfait. On a aussi signalé (Brullé et Audouin, 11ht. insect. col., t. I, pi. 2) la larve de la Cicindcta nodicornis, qui habite le Brésil.

L'anatomie des Cincidèles a été étudiée par plusieurs zoologistes, et surtout par M. Léon Dufour. Leur canal intestinal est assez analogue à celui des Carabiques en général; sa longueur excède de très-peu celle du corps de l'insecte : le gésier est plus oblong, garni intérieurement de quatre pointes cornées, conniventes; les papilles de l'estomac qui le suit sont un peu moins prononcées et plus obtuses que dans les Carabes ; les vaisseaux biliaires et les organes génitaux mules ont aussi la plus grande analogie avec les mêmes parties dans les Carabiques.

Le grand nombre d'espèces placées dans le genre Cicindela a engagé plusieurs entomologistes à créer plusieurs genres, que nous ne considérons que comme de simples sous-genres; tels sont :

1er SOUS-GF.NRE. — nnPTADOMA. Hopo, 1838.

Coleopterist's mannal.

Erra, sept; cJeu;, dent.

Ce genre est -aussi nommé Euryoda (&'j?u;, large; o&uî, dent.) [Mémoires Soc. Liège, 1838).

Corps allongé ; labre muni de cinq ou de sept dents, dont les trois médianes sont plus ou moins saillantes; prothorax presque aussi large que long; élytres subcylindriques ; pattes médiocres. La C. analis, Fabricius, de .lava en est le type.

I 1 — r analis

2œe SOUS-GENRE. — cnEILOXYCIIA. Lacordaire, 1845.

Mémoires Soc. Liège.

XeiXo;, lèvre; ovuÇ, ongle.

Corps médiocrement allongé, assez épais; labre avancé , «cachant en grande partie les mandibules, à trois dents; prothorax aussi large que long; élytres notablement plus larges que le corselet à la base, subcylindriques; pattes médiocres. Une seule espèce de Cayenne, la Chcilonycha chalybea, Dejean.

Fig. G3. — C. chalybea.

3me SOUS-GENRE. — ODONTOCTIEILA. Castelnau, 1834.

Revae Silberman.

OôVj;, dent; x«Xoî, lèvre.

Corps allongé, cylindrique; labre plus ou moins ovale, très-avancé, et muni, en général, de sept dents; corselet allongé; pattes très-grêles, longues; tarses sillonnés. Ce grouoe renferme un assez

Fi,;. 04. — C. Cayenneiuis.

Fie. 05. — C. ventralis.

grand nombre d'espèces américaines, dont les unes vivent dans les bois, et se trouvent sur les feuilles des arbres (C. Caycnnensis, Fabricius), et les autres au bord des eaux (C. ventralis, Fabricius). llope {Cokopt. mon., 1858) désigne ces insectes sous le nom de Ploclùocera («Xoxioç, touffu; «pa;, antenne).

'C «il -' U-'.NP.E. — rnru.onnnvA. Lacordaire, 1842.

Mémoire* Soc. Liège.

QuMhAV, feuille; fyopoc, demeure,

Mènes caractères qne les Odontoclieiles, si ce n'est que le labre est

fortement transversal et muni d'une à trois petites dents, C ajlbulricollu, Dejean, du lir

Fift. 66. — C. cytoutricollis.

HISTOIRE NATURELLE

Fig. 67. — C. undulata.

5me SOUS-GENRE. — DISTIPSIDERA. Westwood, 1837. A'î, deux fois; oTtirrcj, comprimé; Sî':r.t cou.

Palpes maxillaires courts, ainsi que les labiaux; labre très-grand, couvrant les mandibules, celles-ci arquées, robustes, aiguës; antennes à peine plus longues que la tête et le corselet réunis ; élytres subparallèles; pattes allongées; taises simples. Une espèce de la Nouvelle-Hollande, D. undulata, Westwood.

Cme SOUS-GENRE. — ME r, A lomma . Westwood, 1842. Me-ya;, grand; qxaa, œil.

Tète très-grande; labre grand; mandibules à deux dents; antennes très-longues; corselet plus étroit que la tète; élytres assez raccourcis; pattes longues; les trois premiers articles des tarses antérieurs des mâles revêtus de soies en massue.

Le M. Vigilant, Westwood, de l'Ile-de-France entre seul dans ce groupe, qui répond à celui des Physodeutera, Lacordaire (cpuoxu, j'enfle; ffeonpoc, deuxième).

Fig. 08 — A yroisa.

7me SOUS-GENRE. — APTEROESSA. Hope, 1838.

Colcopterist's manujl.

A-rsp'.;, sans ailes; eoua, étant.

Corps aptère; tète assez forte; palpes égaux; labre court, un peu arrondi en avant, et muni de sept dents; antennes de la longueur de la moitié du corps; yeux assez grands; corselet plus large que long; élytres allongés; pattes longues, grêles; tarses un peu plus courts que lf urs jambes respectives.

Une seule espèce, la C. grossa, Fabricius, qui a quelque rapport avec le Mrgaccpliala quadrisignata, Dejean. Cette figure, copiée d'après celle de Hope, laisse beaucoup à désirer ; nous n'avons pu la faire dessiner d'après nature.

8me SOUS-GENRE. — EILAMPRA. Chaudoir, 1848.

Bulletins Soc. Moscou.

Ivj, bien; Xajutpa, resplendissant.

Mandibules de la longueur de la tête, grêles, légèrement arquées, avec une dent bidentée, grande à la base; antennes très-grêles, égalant la longueur de la moitié du corps; menton plus courl que dans les Cicindèles; lobes transverses, élevés vers la base, presque obtus, présentant une dent courte, mince, très-pointue, dentée; élytres presque cylindriques, parallèles.

Une seule espèce, Cicindela miranda, Cbaudoir, entre dans ce genre; elle habite le Rrésil.

Nous | 'rions indiquer encore plusieurs autres divisions; nous nous bornerons à citer :

1° Les Calochroa, Hope (Coleopt. mon., 1838, k%u-„ beau; xpoa, couleur), qui ne diffèrent que

par leur labre avancé et muni de cinq dents, leur corps subdéprimé et leurs cuisses de longueur médiocre; le type est la Cic. Chincnsis, Fabricius.

2° Les Abrocelis, Hope (Coleopt. vian., 1858, aêpc;, mince; ireu;, pied), chez lesquels les pattes sont démesurément longues; le type est la Cic. tcnuipcs, Guérin-Méneville.

5° Les Cylindera, Westwood (Introd., 1859, xuXwfyoç, cylindre), dont le corps est plus cylindrique que dans les autres espèces; le type est la Cic. Germanica, Fabricius.

4° Les Proiliyma, Hope {Coleopt. mon., 1858, npoOupoç, ardent), ayant pour type la Cic. quadripunctata, Fabricius, propre à l'île de Java.

5° Les Laphyra, Dupont (>.«s>u?ov, butin); Dejean (Cat., 2e édit., 1857). Ce sous-genre comprend une espèce de Barbarie, la Cic. Audouinii, Barthélémy, qui doit probablement rentrer dans le genre Cicindela, car les caractères qu'on lui avait attribués ne sont réellement que sexuels, comme l'a démontré M. Reiche.

Fîg. 00. — C. Chinensis.

Fig' 71. — C. Germanica.

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