C. Audouinii
Fig. 70. — C. (enuipes.
5ffie GENRE. — DROMICA. DROMICA. Dejean, 1820.
Species général des Coléoptères : Caraliiqucs. ApopuMî, coureur.
Tète moyenne; une dent à peine visible dans l'échancrure du menton; palpes maxillaires de la longueur des labiaux, à dernier article court, mince et grossissant peu vers l'extrémité; antennes semblables à celles des Cicindèles; corselet allongé et un peu rétréci en arrière; ély très ovalaires,
73 ii'
I ir'. 74, — Dromù >
d double).
HISTOIRE NATURELLE
très-allongés, très-rétrécis en arrière; pattes longues et grêles; tarses antérieurs des mâles à trois premiers articles un peu dilatés.
Le genre Dromica, créé aux dépens des Cicindèles, habite l'Afrique australe, principalement le cap de Bonne-Espérance. On n'en connaît que sept espèces, dont \eD. coarctata, Latreille etDejean, est le type.
Les Apteroessa, Ilope, que nous avons indiqués comme sous-genre des Cicindèles, sont très-voisins des Dromica, et pourraient peut-être bien former un genre distinct.
4me GENRE. — MYRMÉCOPTÈRE. MYRMECOPTERA. Germar, 1843.
Gucrin-.McnevilIe, Magasin de zuologie.
^^^ >^*<t MupuY.i;, fourmi; nTcpcv, aile.
Labre avancé; antennes fortement dilatées et comprimées ù partir du cinquième article; corps dépourvu d'ailes sous les élytres.
Une seule espèce entre dans ce genre, M. egregia, Germar, rapportée de Nubie.
Fig. 15. — Myrmecoptera egregia (grossie fortement).
5n,c GENRE. — EUPROSOPE. EUPROSOPUS. Latreille, 1825.
Dejean, Species général des Coiéc-picrcs : Carabiques. EjTvpoau-jT&î, d'une figure agréable.
Fig. 76. — B. quadrinotatus (grossi).
Tête assez forte; palpes maxillaires de la longueur des labiaux, les deux premiers articles de ceux-ci très-courts, le troisième renflé, le dernier étroit, court, un peu renflé à l'extrémité; antennes grêles; yeux très-saillants; corselet arrondi latéralement; écusson situé au-dessus de la base des élytres, ces derniers longs et parallèles; pattes très-longues; tarses antérieurs des mâles dilatés dans leurs trois premiers articles, assez courts, avec une carène longitudinale en dessus, ciliée latéralement, le troisième en cœur.
Les Euprosopcs, établis aux dépens des Cicindèles, volent sur les feuilles, et grimpent le long du tronc des arbres avec la plus grande rapidité, et produisent, comme les Oxycheiles, un bruit aigu, par le frottement de leurs cuisses postérieures contre le bord des élytres. L'espèce unique placée dans ce genre, E. quadrinotatus, Latreille et Dejean, provient du Brésil.
Fig. 12. — Te (lus Megerlii.
Introduction.
Fi£. 13. — Procerus Auduuiiiii.
6me GENRE. — OXYGONE. OXYGONIA. Mannerheim, 1857.
Ballelins de la Sociélé de Moscou. O&i;, aigu ; -jwvia, angle.
Tète non dilatée; palpes filiformes, allongés, à articles cylindriques : les maxillaires très-longs, taudis que les labiaux sont assez courts; labre court, transversal, muni de cinq dents; mandibules allongées, arquées au bout, avec cinq dents à l'intérieur; thorax à peine plus court que la tête; élytres plus de deux fois plus larges que le thorax, et quatre fois plus longs; .pattes grêles, allongées; cuisses antérieures munies d'une épine aiguë à leur extrémité.
Deux espèces entrent dans ce genre, que l'on a rapproché des Eitprosopcs, mais qui semble plus voisin des Irésies; le type estl'O. Schocnhœri, Mannerheim, de Colombie.
Fig. 77. — Oxygonia dentipennis .
QUATRIÈME TRIBU
COLLYRIDES. COLLYRWM. Lacordaire, 1842.
Mémoires de la Société de Liège.
Labre très-grand, voûté, cachant entièrement les mandibules; palpes égaux, courts, robustes et redressés : le premier article des labiaux dépassant fortement l'échanerure du menton; celle-ci dépourvue de dent; yeux très-grands, très-saillants, pourvus d'une orbite supérieure très-prononcée; tarses de forme variable; le quatrième des pattes antérieures au moins bilobé; corps étroit, allongé.
Outre le genre Collyris, cette tribu comprend les deux genres fort singuliers des Therates et des Tricondyles.
1Pr GENRE. - THERATES. THERATES. Latreille, 1817.
G. Cuvier, Règne animal.
9np*T»{, chasseur.
Tête forte; palpes maxillaires internes, petits et d'un seul article; lèvre supérieure grande, très-avancée, et recouvrant presque entièrement les mandibules; menton sans dents à son échancrure, antennes assez courtes : M-iix très-saillants ; corselet globuleux; élytres élevés à la base, échancrés et pointus fi l'extrémité; tarses à troisième article un peu èebancré à l'extrémité, et pins COUrt que les précédents, le dernier eordiforme.
Les Tbérates, confondus autrefois avec les Gicindèles, s'en distinguent facilement par leur corps plus large et plus long; ils ont quelque ressemblance avec les EuproSOpes. On en connail environ quinze espèces qui semblent toutes propres aux Iles de l'Océan ie et de l'archipel indien; le type est le Therates labiala, Pabricius, qui répand une forte odeur de rose musquée.
correspond â celui des Eurychilei (wpo;, large; ■/.?•./'•;. lèvre), di Bonclli (Mém Acad. Turin, 1817 ,
Fig. 7H Thtratti labiata Igrowi).
HISTOIHK NATURELLE.
2me GENRE. — TRICONDYLE. TRICQNDYLA. Latreille, 4825.
Iconographie des Coléoptères d'Europe.
Tptxov&Aoî, (jni a trois articulations.
Tète assez grande; palpes petits : l'avant-dernier article des labiaux dilaté; lèvre inférieure recouvrant entièrement les mandibules; l'échancrure du menton sans dents; antennes Gliformes et assez longues; corselet formant une espèce de bourrelet en avant et en arrière; él vires élèves et bossus en arrière; pattes longues; tarses antérieurs à trois premiers articles, dilatés dans les mules, le troisième prolongé en dedans.
Au premier aspect, les Tricondyles ont la physionomie- générale de grosses fourmis. Ce sont des insectes allongés, noirâtres. Leur patrie est l'archipel indien. On ne connaît pas leurs habitudes d'une manière complète; toutefois, leurs élytres soudés et l'absence d'ailes membraneuses prouvent qu'ils vivent essentiellement à terre; ils sont organisés pour la course, et sont doués d'une très-grande agilité. On en avait décrit cinq espèces, et M. Chaudoir (Bull. Moscou, 1845) en l'ait connaître trois nouvelles. Ces insectes étaient anciennement réunis aux Cicindèles et aux Collyris.
L'espèce la plus connue est le T. optera, Dejean, qui habite les troncs des arbres, et qui fait entendre un petit bruit par le frottement de son corselet. Sa patrie est la Nouvelle-Guinée.
Fig. 79. — Tricondyla aptera.
Fig. 80. — Collyris longicolhs (grossi).
e CENRE7— COLLYRIS. COLLYRIS. Fabricius, 1801.
Sysiema Eleuihcratoriiui.
K&XXupi;, petit pain.
Corps allongé et presque cylindrique; tête assez grosse, arrondie, très-rétrécie en arrière, et tenant au corselet par un col court et beaucoup plus étroit qu'elle; palpes courts : pénultième article des labiaux dilaté; antennes assez courtes, renflées plus ou moins vers l'extrémité; pattes longues et déliées; larses à quatrième article prolongé en dedans.
Ces insectes, que Latreille nomme Colliuris (Gênera. Crus, et lus., 180G), dénomination généralement adoptée, quoique postérieure à celle de Collyris, sont ornés de couleurs métalliques assez brillantes, tirant sur le bleu ou le vert; ils paraissent tous pourvus d'ailes, et sont propres aux parties méridionales de l'Asie, ainsi qu'aux îles de l'archipel indien. On en connaît une quarantaine d'espèces, dont le C. modesla, Dejean, peut être pris pour type. Olivier en faisait des Cicindèles
CINQUIEME TIMIIU.
CTÉNOSTOMIDES. CTENOSTOMIDM. Castelnau, 183-5 Éludes entomologiqucs.
Lobe interne des mâchoires dépourvu d'onglet articulé; palpes très-longs, pendants : le premier
article des labiaux dépassant fortement l'échancrure du menton; celle-ci inerme ou munie d'une très-petite dent; les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés chez les mâles; corps allongé, étroit.
Quatre genres, parmi lesquels on peut citer principalement les Ctcnostoma et les PsUoccra, si re marquables par leurs longues pattes et leur corps très-mince.
1er GENRE. — PS1L0CÈRE. PSILOCERA. Brullé, 1834.
Histoire naturelle ries Insectes coléoptères. TiXo;, nu; xsp*Ç, antenne.
Tète assez grosse, rétrécie en arrière; antennes très-grèles, atteignant en longueur, et quelquefois même dépassant l'extrémité du corps; pas d'onglet aux mâchoires; yeux assez grands, arrondis et globuleux; corselet long, cylindrique, étranglé en avant et en arrière, en forme de bourrelet; éeusson à peine visible; élytres allongés, parallèles, épineux à l'extrémité ; pattes très-longues et grêles.
Le genre PsUoccra, qui avait été primitivement créé par M. Brullé, sous le nom de Stcnoccra (azvioç, mince; xsja;. antenne, Hist. nat. Ins., 1854), nom que l'on ne peut conserver comme ayant été déjà employé pour ua autre groupe d'insectes, et auquel M. Rlug a assigné, depuis, la dénomination de Pocjonostoma (-m-^wv, barbe; aro|Mt, bouche, Wiegmann, Arcli., 1835), comprend une douzaine d'espèces, toutes propres à l'île de Madagascar, et dont le P. cœrulea, Gory et Castelnau, est le type. Ces insectes courent avec rapidité sur les feuilles des arbres et volent avec facilité, ce qui leur avait fait donner, par M. Dupont, d'après Dejean (Cat. col., 2e édit. , 1857), le nom de Tachybacnus (Teqroî, rapide; goiv», je marche). Fig. 81. — Psdocera atra.
2me GENRE. — PROCÉPHALE. PROCEPIIALUS. Castelnau, 1854.
Silbermann, Revue.
TTpc, devant; xïcpaXm, tête.
L.'vre supérieure plus courte et plus transversale que celle des Ctcnostoma, recouvrant moins les mandibules; celles-ci fortes, avec deux dents bien marquées à leur base; palpes un peu plus ovaires à l'extrémité : les maxillaires à deuxième article renflé dans une bonne partie de la lon- L'ifur, depuis la base jusqu'au delà du milieu, où il s'amincit très-brusquement : ce renflement est un peu comprimé et garni en dedans de sept dentelures fortement épineuses; élytres presque parallèles, non élevés en arrière et recouvrant les ailes.