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SEPTIEME TRIBU

OXYTÉLIDES. OXITELIDES. Brichson, 1840, Gcnen di Specics Staphyltm

Labre transverse, corné, l'extrémité Iransformée en lanières membraneuses dans le plus grand nombre des cas; mandibules très-fortes, souvent proéminentes, dentées on mutiques; mâchoires a \o^s cornés on membraneux; palpes maxillaires filiformes, souvent à dernier article subulé; palpes labiaux filiformes, courts; menton corné, oblong.plus court que large, transverse; languette cornée

ou membraneuse; paraglosses distincts, membraneux, presque toujours libres, unis à la languette, eu n'existant pas; antennes insérées sous la marge latérale du front, presque toujours de onze articles; tète attachée directement au corselet ou par l'intermédiaire d'un col court, corselet plus ou moins large que les élytres; écusson distinct ou non distinct: élytres de la longueur de la poitrine; abdomen de sept segments; pieds à cuisses antérieures coniques, découvertes, les postérieures transverses; troebanters postérieurs simples; tous les tibias mutiques, ou bien les antérieurs seulement épineux; tarses tantôt de cinq, tantôt seulement de trois articles.

Cette tribu, qui est designée par Erichson sous le nom à'Oxytelini, que nous avons légèrement modifié, a pour caractères essentiels : stigmates prothoraeiques cachés; jambes postérieures transverses : les antérieures coniques, proéminentes; les troebanters postérieurs simples. Elle se distingue des Piestinides et des Protéinides par ses cuisses antérieures découvertes, coniques, et des Phloéocharides et Omalides par ses troebanters postérieurs non arc-boutés; en outre, le septième segment abdominal les distingue bien parce qu'il n'est pas rétractile.

Les Oxvtélides sont des Insectes généralement de petite taille, et dont le système dé coloration est presque constamment le noir ou le brun, tin en connaît environ cent cinquante espèces, dont plus de la moitié habite l'Europe; les autres sont réparties en Amérique, où on en connaît près de cinquante, en Afrique, en Asie et même en Océanie, où on en a découvert une. Un fait a signaler, c'est qu'un assez grand nombre d'Oxytélides ont été observés à la fois dans diverses parties du monde; mais on doit supposer, ainsi que le fait remarquer M. Chevrolat, que ces espèces doivent se rencontrer dans des conditions climateriques analogues, quoique habitant, parfois, des régions géographiquement Irès-éloignées. On doit même ajouter que M. Ilope a indiqué une espèce de cette tribut se rapportant probablement au genre Osorius, qui a été trouvé à l'état fosile.

Les Stapbyliniens de cette tribu se trouvent, en général, dans les fumiers, dans les matières organiques en décomposition, dans les matières fécales; quelques-uns se cachent sous les pierres, d'autres sous les écorces des arbres; enlin, il en est qui vivent dans les endroits frais au bord des eaux, tint des eaux douces que des eaux salées; nous devons ajouter qu'une espèce, celle qui constitue le genre Micralymma, se rencontre au bord delà mer. et qu'elle reste recouverte par les Unis pendant plusieurs heures ebaque jour. Les métamorphoses de plusieurs espèces ont été décrites; on connaît surtout celles du Plalytlethus morsitam, dont nous parlerons.

Les genres principaux de cette tribu sont ceux de Megalops, Osorius, Bledius, Ptatystethus, <i' iltelus, Trogophlœus, Coprophilus, Micralymma, etc. Nous v avons formé quatre divisions qui respondent aux sous-tribus d'Ericbson; ce sont celles des Megalopltes, Osoritcs, Oxgiilites et Coprophilites.

Kg. 1 . — Enr\ cbelus marmomlus.

Fig. 2. — Blicmèorina Mellvl.

Fig. 3. — Encya Commcrsoni,

Fig. 4. — Mclolontha leucogramma.

Fig. 5. — Troc/talus rotundatus.

CIUU'ÏC

MÉGALOPITES. MEGALOPITES. Ériclison, 1840, Gênera el Species Sl.i|>liylinonim.

Labre biépineux; mandibules courtes, découvertes; mâchoires à lobes étroits, légèrement alloncoroés; palpes maxillaires filiformes; menton oblong, corné; languette cornée; paraglosses

membraneux; palpes labiaux à dernier article ovalaire; antennes courtes, de dix articles, droites, à extrémité en massue; yeux grands, proéminents; corselet presque cylindrique, tronqué à la base; tensson distinct; abdomen marginé; pattes à cuisses petites, les intermédiaires rapprochées, à tibias muliques el à tarses tous de cinq articles.

In seul genre, propre à l'Amérique, forme cette division.

GENRE UNIQUE. - MÉGALOPS. MEGAWPS. Dejean, 1833.

In Erichson, Gênera ci Species Stapbylinorum.

Mj-fx;, grand; 'A, œil.

Corps oblong, très-épais, ailé; tête assez grande, plus large que le corselet, a yeux latéraux très-grands, convexes; labre caché; mandibules découvertes, en forme de faux, armées d'une dent vers leur milieu; mâchoires à lobes cornés; palpes maxillaireslongs, à premier article petit, le troisième ii i peu plus court que le second, le quatrième une fois et demi plus long que celui-ci, et à extrémité acuminée; lèvre presque aussi large que le menton; paraglosses membraneux, dépassant légèrement la languette; palpes labiaux à premier article légèrement allongé, second un peu plus court, troisième oblong-ovalaire; antennes courtes, de dix articles, le premier très-épais, le second long, le dernier le plus grand de tous; corselet plus étroit que les élytres, presque cylindrique; écusson assez grand, semicirculaire; élytres ne dépassant pas de beaucoup la poitrine, tronqués, a angle externe arrondi; abdomen parallèle, marginé; pieds très-grêles, peu allongés; cuisses intermédiaires présentant entre elles un petit espace; tous les tibias simples; tarses a quatre premiers articles allant sensiblement en décroissant, le cinquième un peu plus long que les autres.

Ce genre, indiqué dans le Catalogue des Coléoptères de Dejean, a été adopté et caractérisé par Erichson. 11 ne comprend qu'un petit nombre d'espèces, toutes américaines. Le type est le Megalops cœlatus, de l'Amérique septentrionale, que Gravenhorst rangeait à tort dans le genre Oxyporus, dont il diffère par la forme générale, par l'insertion des antennes et la structure singulière des palpes, tandis qu'il se rapproche davantage des Sieuus par ses yeux très-développés, protubérents, ses antennes très-courtes, grêles, ses cuisses petites, etc. : par l'insertion des antennes et la structure de la bouche, il doit être rangé dans la tribu des Oxylélides, et établit le passage à celle des Sténides.

G5. — Mégalopi

cephalotes.

(JtJeuacteiM mnncu

OSÛUITES. OSOMTES. Ériclison. 18*0.

iioncra ci Speeies Stapbjltaorum.

Labre transverse, à extrémité terminée en lanière membraneuse; mandibules épaisses; mâchoires à lobes cornés, aigus, allongés; palpes maxillaires filiformes, a premier article petit; menton corné; languette cornée; paraglosses membraneux; palpes labiaux courts, filiformes; antennes de onze articles, filiformes ou sensiblement épaissies vers l'extrémité; tète grande, épaisse, non rétrécie à la base; yeux petits, non proéminents; corselet tronqué à la base; éculson distinct, abdomen non marginé; pieds à cuisses intermédiaires rapprochées, à tibias antérieurs épineux dans les uns, mutiques dans les autres; tarses de cinq articles.

Cette division ne renferme que deux genres particuliers à l'Amérique et aux îles de Madagascar et de Java.

1" GENRE. - OSORIE. OSORIUS. Leach, 1825. Latreille, Familles naturelles.

Osor, qui a de l'aversion.

Corps allongé, cylindrique, ailé; tête assez grande, épaisse; yeux petits, i N^^'/ arrondis, non proéminents; labre transverse, coupé à son extrémité, à lanières

\lg^/ membraneuses; mandibules fortes, aiguës, recourbées, mâchoires a lobes lé-

gèrement allongés, cornés, l'interne cilié en dedans, l'externe avec des poils a l'extrémité, l'un et l'autre armés, en dedans, d'un onglet corné; palpes maxillaires à premier article petit, deuxième allongé, troisième plus de deux / V \ fois plus court que lui, quatrième semblable au deuxième, à extrémité acu-

Fi? M. - Osoriu» minée; palpes labiaux à premier article court et épais, les autres beaucoup •ncùicruru». plus grands, et le troisième à extrémité presque acuminée; lèvre à menton

aussi large que long, antennes très-courtes, non épaissies vers l'extrémité, comme brisées, à premier article allongé, le troisième obeonique, un peu plus long, le dernier arrondi légèrement; corselet sensiblement rétréci vers la base, plus étroit que la base des élytres, marginé sur les côtés, tronqué à la base; écusson arrondi à l'extrémité; élytres légèrement marginés sur les bords, tronqués à l'extrémité; abdomen immarginé, cylindrique, à sixième segment conique, le septième petit, mais visible; pieds très-courts, les intermédiaires rapprochés de la base, à tibias antérieurs épineux; tarses très-grêles, les quatre premiers articles presque égaux, le cinquième les égalant tous en longueur.

Les Osorius sont remarquables par leur forme allongée; ce sont des Insectes d'un noir brillant, dont tout le corps est légèrement pubescent, avec la tête et le corselet glabres. On les trouve sous les écorces pourries des arbres, où ils se formeni des galeries longitudinales. M. Ch. Coquercl a parlé (Ami. S<>c. tut. de France, 2* série, t. VI, 1 s ', s , p. [80, pi. T, n" iv, f.- 5) des métamorphoses d'une espèce de ce genre, \' Osorius incisicrurus, Latreille, qu'il a trouve dans un tronc d'arbre en décomposition dans l'Ile Harasse, baie d'Anlongil, côte esl de Madagascar. La larve est très-agile, d'un jaune brun : la tête est très-forte, presque carrée, ainsi que le pu mier segment du corps, et elle est munie de fortes mandibules et de petites antennes en forme de soie; le corps est allongé, atténué à l'extrémité, el muni, au dernier segment, de deux appendices filiformes. La nymphe est cylindrique; d'un brun clair. Antérieurement à l'observation de M. Ch. Coquerel, M. Th. Lacordaire

Fig. I. — AnoplocISfus tomentosiis.

Fie. '2. — Odontria striata.

Fi". 3. — Amaurodes Passcrinii.

|" i i; . i. — Gymncloma strigoia.

.. — Epixantliii vermiculala.

(Nov. Annal. Mus hist. nal., t. Il, p. 65) avait dit que la nymphe d'une espèce de ce genre avait èvé trouvée par lui en Amérique, dans des canaux creusés dans un trou d'arbre pourri. M. Ilope (Trun... ait. Soc. de Londres, II, p. 52, t. 7, f. 1) indique une espèce de ce groupe (0. brunnicomis, Ilope), qui a été trouvée dans un résine.

On connaît une dizaine d'espèces de ce genre, et elles habitent diverses parties de l'Amérique, Madagascar et Java. Nous indiquerons, comme espèce américaine, VOsorius Bms'dicnsh, Guérin-Méneville; comme espèce de Madagascar, VO. incisïcrurus, Latreille, et comme espèce de Java, 0. rugifrons, découverte par M. De Ilaan. Enlin nous citerons l'espèce la plus anciennement connue, VOsorius latipes, que Gravenhorst plaçait dans le genre Oxijtelus, et dont Say (Trans. am. ■plùl. Soc, 1855) a fait son genre Moi.osome Molosoma (ptrào;, peine ; ac^a, corps), synonyme d'Osorie : cette espèce est commune dans l'Amérique septentrionale.

2"" GENRE. - HOLOTROQUE. HOLOTROC.HUS. Erichson, 1840. Geoen ei Species Siaphylinorura.

O).o;, entier; "foy.c;, boule.

Corps allongé, subcylindrique, ailé; tête plus petite et plus étroite que le corselet; yeux médiocres, arrondis, peu proéminents; labre transverse, presque tronqué à l'extrémité ; mandibules courtes, très-fortes, mutiques; mâchoires à lobes cornés; palpes maxillaires très-épais, à premier article petit. deuxième obconique, troisième très-court, quatrième, au contraire, long, acuminé à l'extrémité; lèvre à menton presque aussi long que large; languette cornée, entière, paraglosses petits, membraneux; palpes labiaux à premier article très-épais, second court, troisième allongé, acumiué à l'extrémité, antennes très-courtes, sensiblement épaissies vers l'extrémité, à premier article plus ou moins allongé, deuxième très-épais, obconique, la plupart des derniers transverses, le dernier globuleux; corselet de la largeur des élytres; écusson triangulaire, arrondi; élytres tronqués; abdomen allongé, cylindrique, à sixième segment conique; pieds très-courts, à tibias simples; tarses à quatre premiers articles petits, égaux entre eux, le cinquième aussi grand que tous les autres.

Ce genre se distingue surtout des Osorius par ses tibias, qui sont mutiques au lieu d'être épineux, et par sa forme générale plus arrondie. On n'en «onnait qu'un petit nombre d'espèces particulières à l'île américaine de Puerto-Rico et à Madagascar; celle qu'Érichson a décrite comme provenant de ce dernier pays a reçu la dénomination d' Holotroclms crassicollis : elle avait été rapportée par M. Goudot.

Fig. G5. — Hûlotrochiii volvulas.

X^towieme dwuiou/.

0XYTEL1TES. 0XYTEUTES. Nobis, 1851.

Labre transverse, corné, à extrémité coriacée ou terminée en lanières; mandibules falciformes, dentées; mâchoires à lobes membraneux; palpes maxillaires à premier article petit, troisième légèrement épais, quatrième grêle, subulé; menton transverse, corné ; languette membraneuse; paraglosses tantôt joints a la languette ou bien la dépassant; palpes labiaux courts, à troisième article subulé; antennes de onze articles; yeux médiocres; corselet presque toujours arrondi à la base;

ecusson obsolète; pieds à cuisses intermédiaires distantes ou rapprochées, tous les tibias nautiques; tarses de trois articles, les deux premiers courts.

Cette division, à laquelle Erichson \tuco citato) donne le nom d'OxvriaiNi Gendini, ne comprendrait, d'après Erichson, que sept genres dont la plupart des espèces sont européennes; mais nous y joindrons cinq autres groupes créés tout récemment par MM. kiesenwetter. Gaj et Solier. Les principaux genres de cette division sont ceux des Médius, O.vijlclus et TroijopUvus.

1er GENRE. — BLEDIE. BLKDWS. Leach. 1819,

lu S.irnoill'Uc Couipendiuiii.

Nom propre.

Corps allongé, linéaire, subcylindrique, ailé: tète plus petite et plus rétrécie que le corselet, droite, à peine atténuée à la base; yeux semi-globuleux; médiocrement proéminents; labre transverse, un peu sioué au milieu, terminé par de petites lanières latérales; mandibules fortes, plus ou moins proéminentes, dentées en avant de l'extrémité ou à leur milieu; mâchoires à lobes coriaces; palpes maxillaires plus longs que le lobe externe des m&choires, à premier article petit, second allongé, obeonique, troisième un peu plus long, légèrement épais, quatrième petit, subulé; lèvre a menton court; languette Fig 86.— BUduu membraneuse bilobéc, à lobes divergents; pas de paraglosses distincts; Kuddu. palpes labiaux à deux premiers articles égaux, le troisième un peu plus long

et plus grêle; antennes brisées, courtes, à premier article allongé, deuxième il troisième obeoniques, les suivants plus longs, le dernier arrondi; corselet presque égal en largeur aux élytres, convexe; élytres tronqués; abdomen linéaire, marginé, convexe en dessous; pieds très-courts, à cuisses intermédiaires rapprochées; tibias antérieurs légèrement épaissis, avec deux rangées d'épines en dedans, les postérieurs mutiques et tout couverts de poils; tarses de trois articles, le troisième plus long que les deux autres réunis.

Le genre Rlédie se distingue particulièrement par la structure de son labre et de sa languette, et par ses tibias antérieurs épais, fortement épineux. Le corps est Uniment et fortement pubescent. Chez quelques maies la tète et le corselet sont cornus, dans d'autres le sixième segment abdominal est émarginé en dessous, tandis qu'il n'en est pas de même dans les femelles. On les trouve en général dans les terrains argileux ou arénacès des rivages; ils s'y forment des conduits dans lesquels ils habitent par paire. Quelques espèces se rencontrent sur les bords des salines, et il en est que l'on trouve sur les rivages qui sont alternativement couverts et découverts par les eaux de la mer. C'esl surtout le soir qu'ils volent en grand nombre, lis ont une odeur particulière. Les larves ont le même genre de vie que les Insectes parfaits, mais l'on n'en a pas encore donne la description détaillée.

Les Médius, qui étaient anciennement compris dans le genre SlupItijUnus des anciens auteurs, puis dans celui des Oxytelus de Gravenhorst, ont été partagés par Stephens (lllustr. brit. Ent., 1854) en deux genres particuliers, ceux des Bleditu et des Hesperophilua (ea^c;, soir; çi>.c;, ami); mais cette dernière division inutile n'a pas été adoptée par Érichson.

i>n en a donné la desciiption de plus de cinquante espèces, dont le plus grand nombre habite principalement l'Europe, surtout les régions septentrionales. Comme types, nous indiquerons les Malins [Oxytelus] iricornis, llerbst; fnuticornis, Payktill; crassicollis, Lacordaire, qui se rencontrent aude Paris, et les Malins politus, Erichson, delà Caroline, Nilolicus. Erichson. d'Egypte, et brunnipennis, Fabricius, des Indes orientales.

9" GENRE. - ZONYPTILE. ZGXYPTILUS. Motschoulsky, 1845.

Mémoires de la Société Impériale de Moscou. Zuvri, ceinture; «tiXcv, duvet.

Kascies des Bledius; élylres striés comme chez les Ptatyslethus.

Tels sont les caractères très-insuffisants indiqués par M. Motschoulsky pour ce genre, qui ne renferme qu'une seule espèce non nommée et propre à la Géorgie; nous ne la citons que pour appeler l'attention sur ce groupe.

5me GENRE. - PLATYSTÈTHE. PLATYSTETHUS. Mannerheim, 1830.

Précis d'un arrangement des Brachélytres IIXstuc, laric; <jty,8o;, poitrine.

Corps oblong, subdéprimé, ailé; tête assez grande, droite, un peu rélrécie à la base, comme implantée dans le corselet; yeux ronds, médiocrement proéminents; labre transverse, carré, présentant des lanières membraneuses, triangulaires, acuminées; mandibules peu proéminentes; mâchoires à lobes membraneux; palpes maxillaires un peu plus longs que le lobe externe des mâchoires, à premier article petit, deuxième et troisième presque égaux, un peu épaissis vers l'extrémité, quatrième petit, subulé; palpes labiaux à premier article très-épais, cylindrique, deuxième un peu plus court, troisième pig. 67. — Platyttethui aussi grand que le deuxième; lèvre à menton transverse; languette membra- fcmjteorroi.

neuse, large, bisinuée à l'extrémité, à lobes latéraux très-visibles, aigus; paraglosses libres, linéaires, aigus, ciliés en dedans; antennes comme brisées, un peu épaissies vers l'extrémité; corselet transverse, arrondi à la base et sur les côtés; élytres courts, tronqués; abdomen plan en dessus, convexe en dessous; pieds très-courts, les intermédiaires distants; tibias antérieurs avec une rangée d'épines extérieurement; tarses de trois articles, le troisième de beaucoup plus grand que les deux autres réunis.

Le corps des Platystèthes est glabre; le corselet canaliculé, et l'abdomen lisse. Par la disposition de leur labre, et leurs pieds intermédiaires distants de la base, ils se rapprochent des Oxytèles, avec lesquels ils étaient anciennement réunis, mais ils s'en distinguent par leur languette moins fortement bisinuée à l'extrémité, par leurs paraglosses réunis à la languette à la base, par leurs palpes labiaux à dernier article moins subuliforme, leurs pieds intermédiaires fortement distants, leurs tibias intermédiaires épineux en dedans, et aussi par leurs habitudes naturelles. Les mâles ont la tête plus large que les femelles; la plupart d'entre eux ont le front bisinueux, portant deux petites cornes; en outre, les sexes se distinguent par la disposition que nous avons déjà indiquée des segments abdominaux. On les trouve le plus généralement dans le fumier, et quelquefois dans les détritus de matières végétale et animale. Les métamorphoses d'une espèce de ce genre, le P/n/j/.s/cthus morsitans, Paykull, Gravenhorst, ont été décrites par Rouché (Ilist. nat. lus., t. I, p. 182, tab. vin, f. 14-21), et M. Westwood les indique dans son Introduction h l'Entomologie. La larve est linéaire, déprimée, rétrécie en avant, un peu soyeuse, jaunâtre, la tète est lenticulaire, un peu plus foncée; les antennes ont cinq articles seulement, les trois premiers cylindriques, le troisième petit, elliptique, les autres un peu subulés, les deux derniers plus forts que les autres, poilus; les mandibules sont linéaires, arquées, obtuses à l'extrémité, bidentées, d'un jaune foncé noirâtre; le labre est corné; les mâchoires sont oblongucs; le menton arrondi; la languette oblongue, cornée; les palpes labiaux de deux articles, insérés au milieu de la languette; le corselet de la largeur de la tétc, plus étroit que le mésolhorax; les segments de l'abdomen sont un peu rugueux, le dernier for-

tement atténué, avec deux soies terminales en forme Je queues; sa longueur totale est de deux lignes : elle vit, en hiver, dans les bouses des Bœufs. La nymphe est oblongue, arrondie, très-déprimée, légèrement rugueuse; ses yeux sont noirs; elle présente, sur le vertex, deux longues lignes divergentes de soies; les mandibules sont noires, tridentées à l'extrémité; l'abdomen est marginé, à dernier segment anal termine par deux queues soyeuses; sa longueur est d'une ligne et demie, Elle reste a l'état de nymphe une quinzaine de jours avant de se transformer en Insecte parfait.

Er'chsin ne décrit que six espèces de ce genre; quatre propres à l'Europe, et deux (P. spiculus et Americanus, ErichsOD) particulières à l'Amérique méridionale. L'espèce qu'on peut regarder comme typique, et en même temps la seule que l'on rencontre aux environs de Taris, est le Platyitethus morsitans, Paykull, qui est assez petit, el d'un noir brillant.

GENRE. — GNATHYMÈNE GNATHYMENUS. Gay et Solier, 1851.

llisloria tis:ra y politioa de f.lulo.

rva8c;, mâchoire.

Menton rétréci en avant, trapéziforme, lèvre un peu bilobée vers le milieu; palpes maxillaires à avant-dernier article grand, dilaté, cyathiforme, le dernier petit, cylindrique, très-court; palpes labiaux à avant-dernier article long, dilaté, ovalaire, subcylindrique, allongé vers l'extrémité, rétréci, cylindrique; labre court, transverse, avec une petite échancrure antérieurement vers le milieu; tète un peu avancée derrière les yeux, parallèle, rétrécie brusquement en un col court; antennes presque filiformes, moniliformes, à dernier article Kig. 68. — Gnaihijmi- ovoïde allongé; corselet convexe, ovalaire, subcylindrique; élytres joints nut ayttrus. |'un à l'autre, à angle droit, se confondant avec le premier segment de

l'abdomen; ailes nulles; tarses antérieurs à quatre premiers articles transversaux.

Ce genre ne renferme qu'une seule espèce particulière au Chili, le Gnalhymenus apierus, Gay et Salier, toco citato.

V GENRE. — OXYTÈLE. OXYTELUS. Gravenhorst, 1802.

Mirroplera Brunswisiana.

OÇu;, aigu; TYiXe, dard.

Corps allongé, linéaire, ailé; tète droite, rétrécie à la base, attachée au corselet par une sorte de col court et très-épais; yeux arrondis, légèrement proéminents; labre petit, transverse, sinué légèrement à l'extrémité, avec des lanières membraneuses triangulaires, acuminées ; mandibules très-courtes, souvent peu proéminentes, obtusément bidentées à l'extrémité; mâchoires à lobes coriaces; palpes maxillaires peu allongés, dépassant le lobe externe des mâchoires, a premier article court, deuxième un peu plus long que le troisième; quatrième petit, subulé; palpes labiaux à premier article cylindrique, second un peu plus long et plus grêle que lui, troisième très-court, acuminé; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, large, bisinuée légèrement à l'extrémité; paraglosses plus grands que la languette, libres, acuminés; antennes un peu recourbées, légèrement épaissies vers l'extrémité; corselet transverse, arrondi et un peu plus étroit vers la base, tronqué à l'extrémité; écusson triangulaire; élytres courts, tronqués; abdomen linéaire, marginé; pieds très-courts, à cuisses intermédiaires distantes; tibias épineux en dedans; tarses à trois articles, le premier légèrement allongé, le troisième égalant en longueur les deux autres réunis.

Kig 69.— Oxyltlui tricornit.

Fig. l. — Ctrrus b'dobus.

Fig. '2. — Thanasimits formicarîtu.

Fig, :i. — Trogodendron fascicidatum.

Fig. 4. — Notoxus mollit. Variété.

Fig 5. — sipolo/ilta Reichei.

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