IM
Dans la plupart des espèces de ce genre, la tète, le corselet et les élylres sont souvent marqués, longitudinalement, de lignes rugueuses; l'abdomen est un peu pubescent. Outre les caractères sexuels des segments de l'abdomen, les mâles ont souvent la tète plus grande que les femelles. On trouve habituellement les Oxylèles dans les bouses, les fumiers et les détritus organiques. L'histoire des métamorphoses de ce genre ne sont pas connues, mais il est bien probable que les larves et nymphes ne diffèrent pas très-notablement de celles du Plulijslclhus morsitans, Paykull, que nous avons décrit, et qu'on y rangeait anciennement.
Ce genre, créé par Gravenhorst aux dépens des Slaphylinus de Fabricius, a été adoplé par tous les entomologistes, et, dans ces derniers temps, a été partagé lui-même en plusieurs coupes génériques distinctes. Quoique ainsi restreint, il renferme encore une trentaine d'espèces propres à toutes les parties du monde, mais cependant beaucoup plus répandues en Europe. Ce sont des Insectes de petite taille qui ne se font pas remarquer par leur système de coloration, car elles sont toutes d'un noir plus ou moins brillant. Les espèces européennes les plus connues sont : les Oxtjtelus n'uidulus, depressus et piceus, Gravenhorst; parmi les espèces exotiques, nous indiquerons les Oxylelus Bengalensis, Erichson, du lîengale; collaris, Erichson, de la terre de Van-Diemei ; Caffcr, Erichson, du cap de Bonne- Espérance; incoluinis, Erichson, de la Caroline méridionale, et Madagascariensis, Erichson, de l'île de Madagascar.
6™ GENRE. - TÉROPALPE. TEROPALPUS. Gay et Solier, 1851
Hïsloria fisica y polilica de Chile.
Tepo;, faible; na).7ro;, palpe.
Labre large, transverse, émarginé largement, antérieurement; mandibules bidentées à l'extrémité, bidentées ou seulement unidentées en dessous; palpes maxillaires courts, à avant-dernier article dilaté, ovoïde ou cyathiforme, a article apical court, très-étroit, cylindrique; palpes labiaux à articles cylindriques; labre membraneux en avant, émarginé légèrement; tête subtriangulaire, un peu et obliquement avancée derrière les yeux, fortement rétrécie pour former un col distinct; tarses antérieurs n'ayant que quatre articles distincts, les trois premiers courts, le dernier beaucoup plus long que tous les autres réunis.
Plusieurs espèces, propres au Chili, entrent dans ce genre; mais le type est le Teropalpus suturalis, Gay et Solier, loco cilulo
Teropalpui
alis
T" GENRE. - GASTROROPÀLE. GASTROROPALUS. Gay et Solier, 1851.
Hisloria lisica y polilica de Chile.
TaëTYip, ventre; poivaî.ov, massue.
Menton transverse, rétréci antérieurement, trapéziforme; mandibules aiguës vers l'extrémité, non dentées en dedans; lèvre petite, transverse, avec un ' , lobe rétréci au milieu, bifide à la terminaison; palpes maxillaires allongés, à avant-dernier article long, en massue, .dilaté, le dernier très-rélréci, cylindrique, très-allongé; palpes labiaux à deux premiers articles dilatés, l'avantdernier cylindrique, le dernier très-rèlreci, cylindrique, assez long; labre transverse, presque quadrangulaire, émarginé ou trilobé antérieurement; tarses : les antérieurs à quatre premiers articles très-grands et plus longs que le cinquième.
71 — GaMtrorhopatus élégant.
Ce genre, qui par la disposition de son abdomen et par la forme générale de son corps rappelle un peu certains Hyménoptères, ne contient que deux espèces particulières au Chili, et que l'on doit ranger dans la tribu des Oxylélites, ce sont les Gatlroropatus niger et elegans, Gay et Solier.
8°" GENRE. - 1IOLOBE. HOLOBVS. Gay et Solier, 1851.
Ilisloria Osica y polilica de Cliile.
OXoî, tout; XtSoç, lobe.
Menton transverse, rétréci en avant, bisinue sur les eûtes; lèvre petite, avec un lobe triangulaire vers le milieu, lobe avancé en pointe; palpes maxillaires à premier article allonge, dilaté, presque ovoïde, le dernier très-étroit, aciculaire, un peu allongé; palpes labiaux à avant-dernier article dilate et le dernier rétréci, les autres cylindriques, allongés, égaux en longueur; labre transverse, membraneux vers la marge, émarginé antérieurement; antennes à trois derniers articles un peu dilatés, formant une massue oblongue.
Genre ne renfermant qu'une espèce de petite taille, Y llolubus pygmœus, Gay et Solier.
9°" GENRE. — l'HLŒONÉE. PHLOEONAiL'S. Erichson, 1840.
Gênera et SpectesSupbyUnorsin.
<t>Xno{, écorce; vaiw , j'habite-
Corps allongé, linéaire, déprimé, ailé; tête droite, médiocrement comprimée à la base, attachée au corselet par un cul épais; yeux arrondis, peu proéminents; labre petit, transverse, tronqué à l'extrémité, avec des lanières membraneuses, triangulaires, acuminées; mandibules légèrement proéminentes; mâchoires ù lobes membraneux; palpes maxillaires plus longs que le lobe externe des mâchoires, à premier article court, petit, deuxième un peu épaissi vers l'extrémité, troisième égalant celui-ci en longueur, plus épais, quatrième petit, subtile; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, large, bisinuée légèrement à l'extrémité, à lobes latéraux distincts, aigus, paraglosses linéaires, falciformes, acuminés, libres, dépassant la languette, membraneux, pubescents; palpes labiaux de trois articles égaux, le dernier un peu plus grêle que 1rs autres; antennes très-longue-;, à peine épaissies a l'extrémité; corselet transverse fortement rétréci à la base, tronqué a l'extrémité et a la base; écusson court, presque rond; élytres tronqués; abdomen linéaire, marginé; pieds trèscourts, à cuisses intermédiaires rapprochées; tibias postérieurs ciliés à l'extérieur; tarses courts, Inarticulés.
Ce genre se rapproche beaucoup de celui des Oxijtelim, mais en diffère surtout par sa languette unisinuée, ses paraglosses cornés, et ses antennes plus allongées. Les Phlœonceus se trouvent sous les écorces des arbres.
C'est à Stephens (Munir, brit. Eut., 1853) à qui l'on doit la création de ce genre, auquel il appliquait le nom d'AiM.oDÈRK, AploUertis (awXou;, simple; cJepc;, corselet); mais Erichson, à tort selon nous, en a changé la dénomination, parce qu'elle n'indiquait pas un caractère exact.
On n'en connaît que deux espèces, le Plitœiuvns cœlatus, Gravenliorst, propre à une grande partie de 1 Europe, et qui était jangé anciennement dans le genre O.njlelus, et le P. ccesus, Erichson. particulier à l'Allemagne.
10°" GENRE. - TROGOPHLEE. TROGOPULEUS Wannerheim, 1850.
Précis d'un arrangi-nient des Bracliélytres. ,r'"V' je ronge; '•■'> ■'■'■'■'-, ■\orcc.
Corps quelquefois oblong, mais le plus souvent allongé, linéaire, dans quelques cas subdéprimè, ou plus ou moins subcylindrique, ailé; tête droite, rétrécie vers la base; yeux semi-globuleux, médioorement proéminents; labre transverse, sinué légèrement au milieu, avec des lanières membraneuses, petites, triangulaires; mandibules peu proéminentes; mâchoires à lobes coriaces et membraneux; palpes maxillaires peu allongés, à premier article petit, deuxième obconique, troisième ovalaire, quatrième petit, subulé; palpes labiaux un peu plus longs que la languette, à premier article un peu plus court Fig.7-2. — Trogopkie-us que le deuxième, troisième plus grêle et plus court que les autres; lèvre à 6«in«a<u*.
menton transverse, largement émarginé à l'extrémité; languette membraneuse, large, légèrement sinuée au milieu; paraglosses tout à fait soudés à la languette; antennes à premier article peu allongé, deuxième et troisième un peu plus grands que les autres, les derniers plus longs, le cinquième et le septième un p&u épais, le dernier arrondi ; corselet presque toujours cordiforme; élytres tronqués; abdomen linéaire, marginé; pieds très-courts, trèsminces, à cuisses intermédiaires rapprochées; tous les tibias mutiques, pubescents; tarses courts, triarticulés, à deux premiers articles très-courts.
Le genre Troyophlœus correspond à celui des Carpalihes, Carpalimus, Leacb [in Samouelle Compendium, 1819) (/.%-r-%>.:u.s;, prompt), et Erichson y réunit aussi le genre T.exosome, Tunosoma (t6<vw. j'étends; <j«u.a, corps), créé par Mannerheim [Brachehjtra, 1850), qui n'en diffère pas d'une manière assez notable. On doit également, sinon y réunir, au moins en rapprocher beaucoup, le genre Corïnocèrk, Corynocerus (xopuvn, massue; y.sja;, corne), indiqué par Dejean (Cat Coléop., 2e éd., 1855), mais dont on n'a pas publié les caractères, et qui renferme deux espèces, l'une de la Russie méridionale, le Coripioceriis mandibularis. Dejean, et l'autre de l'Amérique boréale, le C. prœusius, Dejean.
Les Trogophlees sont des Insectes de petite taille qui habitent sous les écorces des arbres, dans l'intérieur des -fleurs, et quelquefois aussi dans les près et les bois humides. On en a décrit près de trente espèces, qui sont répandues dans toutes les parties du monde, excepté en Océanie,' mais dont le plus grand nombre est européen, Comme types, nous citerons les Trogophlœus bihnealus, Stephens (Oxijtclits corticalis, Gyllenhall), d'Angleterre; riparius, Lacordaire, de Paris; segnis, Erichson, de Madagascar; angulatus, Erichson, du Brésil, et Mcmnoiiius, Erichson, d'Egypte.
H« GENRE. — TI11N0DIE. THLWBICS. Kiesenwetter, 1844.
Stein Zeiirag., 555.
Tw, divcç, rivage; êisw, je vis.
Paraglosses libres, très-petits; pieds intermédiaires rapprochés de la base; tous les tibias mutiques; tarses courts; élytres ne couvrant pas entièrement les ailes.
Ce genre est très-voisin de celui des Trogopklœtu, et s'en distingue seulement par les parties de sa bouche, la disposition des tarses, mais surtout par la disproportion que l'on remarque entre les élytres et les ailes; ces dernières ne sont recouvertes qu'en partie parce que les élytres sont profondément échancrés au bord interne, et laissent un espace triangulaire visible où les ailes forment une tache blanche, taudis que le reste du corps est noir. Il n'y a pas d'autre exemple d'une semblable
histoire: naturelle.
particularité parmi les Staphyliniens. En outre les pattes sont un peu plus courtes et plus fortes que chez les Trogophlœus, et les tibias sont internes; les tarses sont seulement de trois articles.
On n'en connaît qu'une seule espèce, le Thinobius ciliatus, Kiesenwetter, Jlomalota longipennit, Heer, espèce de très-petite taille, qui a été trouvée dans l'Allemagne centrale, au bord des ruisseaux, surtout sur le sable fin. Dans un travail encore inédit, et que nous regrettons de n'avoir pu citer. M. Kiesenwetter fait connaître une seconde espèce de ce genre, le T. brevipennis, découverte auprès de Berlin par M. Kraatz.
12"' GENRE. — APOCELLE. APOCELLUS. Erichson, 1840.
Gênera et Species Siaphylinorum.
AnoxsXXto, j'écarte.
Corps petit, allongé, linéaire, aptère; tête très-grande, découverte, droite, arrondie, attachée au corselet par un col mince; yeux médiocres, légèrement proéminents; labre un peu plus court que large, sinué médiocrement au milieu, avec des lanières membraneuses linéaires; mandibules courtes, peu découvertes, fortement tridentées à l'extrémité; mâchoires à lobes membraneux, poilues à l'extrémité; palpes maxillaires à peine plus longs que le lobe externe des mâchoires, à premier article petit, deuxième un peu épaissi vers l'extrémité, troisième un peu plus long, plus épais, quatrième petit, subulé; lèvre â menton transverse; languette large, membraneuse, émarginée légèrement vers l'extrémité; paraglosses soudés à la languette et la dépassant à peine; palpes labiaux un peu plus longs que la languette, à articles allant en décroissant de grandeur; antennes médiocrement longues, à extrémité sensiblement épaissie; corselet plus étroit que les élylres; subglobuleux; écusson très-court, triangulaire; élytres trèscourts, triangulaires; abdomen linéaire, marginé, plan en dessus, convexe en dessous; pieds allongés, grêles, à cuisses antérieures coniques, libres, les intermédiaires un peu rapprochées; tous les tibias minces, pubescents; tarses de trois articles, les deux premiers courts, le troisième long.
Les Apocelles ont quelque analogie avec les Falagria. Presque tous les caractères de leur bouche sont semblables â ceux des Trogophlœus, mais ils s'en distinguent par leur faciès, par leur corps qui est lisse, couvert de peu de poils, par leurs pieds moins allongés et par leurs tarses moins courts. On ne sait rien de leur genre de vie.
Erichson, créateur de ce genre, en a fait connaître trois espèces, toutes propres à l'Amérique méridionale, et auxquelles il applique les dénominations de Apoccllns sphcericoU.it (Latrobium tphœricollis, Say), ustulatus et albipes.
Fig. 73 — Apocellus jpAartcofiï*
cHtMak/VUOMA VlQtàlCUi.
COPB.OPHIL1TES. COPIIOPUILITES. Erichson, 1840. Gênera et Species Slaphylinorum.
Labre transverse corné, à extrémité entièrement membraneuse ou terminée par des lanières; mandibules mutiques ou un peu dentées, plus ou moins proéminentes; mâchoires â lobes membraneux ou coriaces; palpes maxillaires filiformes, à premier article court; palpes labiaux très-courts, filiformes, languette membraneuse, bilobée; paraglosses égaux ù la languette en longueur; antennes de onze articles, droits ou brisés, à derniers articles distinctement épaissis en massue; yeux médiocres; cor-
Kg, l . l'u\ cera Dupont!,
Fig. 2. — Platynoptera Diiponti
Fig. 3. — Platynopttra lycoides.
Pig, i. — Erjrmanihtu gemmatutm
Fig, .r>. — Platyclerus planatui.
l'i. is.
selet tronqué a la base; caisson distinct; abdomen marginé; pieds à cuisses intermédiaires rapprochées; tous les tibias mutiques, les antérieurs épineux; tarses de cinq articles.
Les Insectes r-Urés dans cette tribu s'éloignent des Oxytélides typiques par leurs palpes filiformes et par leurs tarses de cinq articles, et au contraire ils ont quelques-uns des caractères généraux des Omalides.
On n'y range que cinq genres, tous européens, et qui comprennent des espèces placées auparavant dans les genres Anlliophagus et Omalium, ou nouvellement décrites. Ces genres sont ceux des Coprophilus, Acrognathus, Deleasler, Microlymma et Syntomium.
1" GENRE. — COPROPHILE. CROPROPHILUS. Latreille, 1827.
Règne animal de G. Carier. Kcwpc;, fumier; cptXoj, ami.
Corps allongé, linéaire, subdéprimé, ailé; tête droite, rétrécie vers le corselet; yeux presque ronds, médiocres, peu proéminents; labre transverse, un peu sinué à l'extrémité, avec des lanières membraneuses, petites, triangulaires, ciliées en dedans; mandibules peu proéminentes, fortes, un peu dentées au milieu; palpes maxillaires à premier article petit, second allongé, un peu conique, troisième beaucoup plus court, quatrième presque de la longueur du deuxième, allongé, arrondi, un peu acuminé vers l'extrémité; palpes labiaux de trois articles égaux, le dernier ovalaire, un peu acuminé; lèvre à menton transverse; languette membraneuse, large, émarginée fortement à l'extrémité; paraglosses linéaires, dépassant un peu la languette, membraneux, ciliés et poilus à l'intérieur; antennes droites allant sensiblement en épaississant vers l'extrémité, à premier article trèsépais, second un peu plus court, quatrième à dixième sensiblement un peu plus épais et plus obeoniques, dernier arrondi; corselet un peu plus étroit que les élylres, légèrement rétréci vers la base; écusson triangulaire; élytres tronqués, à angle externe obtus; abdomen linéaire, largement marginé; pieds très-courts, très-forts; tibias entiers, tous avec une série de poils; tarses de cinq articles, les quatre premiers courts, le cinquième presque aussi long que les autres réunis.
Les Coprophiles rappellent un peu les Oxytèles par leur faciès. Leur corps est glabre, la tête et ls corselet sont moins fortement ponctués, mais les élytres offrent une série de points, l'abdomen est pubescent. Chez le mâle, le septième segment abdominal est moins arrondi en dessous que dans la femelle. Ce genre ne renferme qu'une seule espèce, le Coprophilus striatulus, que Fabricius rangeait dans le genre Staphylinus, et qui portait à tort le nom de rugosus et avait été successivement placé par Gravenhorst dans le genre Omalium, par M. Lacordaire dans celui des Antlwbium, et par Germar dans celui des Oxytelus. C'est un Insecte de petite taille, d'un brun brillant, qui se trouve dans presque toutes les parties de l'Europe, et qui n'est pas rare aux environs de Paris : on le rencontre principalement sous les pierres.
Suivant M. Chevrolat {Dict. univ. d'Hist. nat.), on doit regarder comme synonyme de ce genre le groupe des Elonium, créé par Lèach (in Samouette Compendium, 1819).
2ne GENRE. — ACROGNATHE. ACROGNATHUS. Erichson, 1829.
Koefer der Mardi Bramlebiirg.
Axpo;, pointu; p«8o;, mandibule.
Corps allongé, linéaire, ailé; tète droite, rétrécie vers la base; rabre court, sinué au milieu, avec deux lanières assez longues, acuminées, membraneuses; mandibules allongées, proéminentes, aiguës; mâchoire à lobe interne membraneux; palpes maxillaires médiocrement allongés, à premier article petit, deuxième et troisième égaux entre eux en longueur, quatrième presque une fois et demie aussi long que chacun de ceux-ci, à extrémité acuminée; palpes labiaux un peu allongés, à
premier et second article presque égaux, troisième mince et un peu long; lèvre à menton court, à extrémité tronquée: languette membraneuse profondément bilobée, à lobes presque linéaires, divergents; paraglosses les égalant en longueur, libres à leur extrémité; antennes à premier article très-long et très-épais, deuxième et troisième légèrement allongés, obconiques, les trois ou les cinq derniers distinctement plus épais que les autres; corselel un peu plus étroit que les civiles, un peu rétréci vers la base; écusson triangulaire; élytres tronques, à angle extérieur arrondi; abdomen linéaire, largement marginé; pieds peu allongés, les intermédiaires rapprochés; tibias tous soyeux, les antérieurs épineux, tarses de cinq articles, les quatre premiers petits, égaux entre eux, le cinquième égalant en longueur ceux-ci réunis.
Ce genre, qui ne renferme que peu d'espèces, offre quelques rapports avec ceux des Trogophteu» et des Médius. Ericbson n'y place que les Acrognathus mandibularis [Omalium), Gyllenball, commun dans presque toute l'Europe; cephalotcs, Ericbson, de Coreyrc, et valpalis, Ericbson, trouvé aux environs de Berlin et en Saxe.
5™ GENRE. - DELEASTRE. DELEASTEIi. Ericbson, 1859.
Genou ci Species Supbjlioorn «.
AE).EX<rrpa, piège.
Corps médiocrement allongé, subdéprimé, ailé; tête découverte, droite, attachée au corselet par une sorte de col cylindrique, presque arrondie; yeux ronds, médiocres, assez proéminents; labre transverse, légèrement sinué à l'extrémité, avec des lanières membraneuses triangulaires, ciliées intérieurement, mandibules peu proéminentes, mutiques; mâchoires ù lobes membraneux; palpes maxillaires un peu allongés, à premier article petit, second allongé, obeonique, troisième court, quatrième un peu plus long que le second, acuminé; palpes labiaux un peu plus longs, à deux premiers articles cylindriques, le second un peu court, le troisième égal au premier, presque arrondi; lèvre à menton transverse, languette membraneuse, large, profondément et largement sinueuse; paraglosses libres, linéaires, aigus, ne dépassant pas la languette; antennes allongées, très-forlcs, droites, à premier article légèrement long, le second de moitié plus petit, obeonique, le troisième de nouveau allongé, les autres égaux en longueur et allant sensiblement en épaississant, le dernier arronoi; corselet beaucoup plus étroit que les élylres, cordiforme; écusson arrondi à l'extrémité; élytres assez amples, arrondis vers leur terminaison; abdomen large, marginé largement; pieds allongés, grêles, à cuisses intermédiaires rapprochées; tous les tibias pubescents; tarses de cinq articles, les quatre premiers presque en cœur, égaux entre eux, cinquième un peu plus court que tous les autres réunis.
Le faciès des l)elcastcr\es rapproche des Anthophagus, mais ils en diffèrent par des caractères importants. Le maie se distingue de la femelle par ses tarses antérieurs à quatre premiers articles légèrement dilatés, comme spongieux en dessous, et par leur septième segment abdominal tronqué cl arrondi inférieurement.
Une seule espèce, le Deleatter dichrotu, Gravenhorst, entre dans ce genre; cette espèce, qui est de petite taille et que l'on trouve en France, en Angleterre et en Allemagne, était placée anciennement dans le genre Anthophagus, et M. Curtis la regardait comme le type du genre beslcva et l'avait indiquée à tort sous le nom de L. Leaclia: elle correspond également au Staphylinus brassicce de Schranck.
#■• GENRE. - MICROLYMME. VICROLYMMA. Weslwood, 1856.
Nlf. of Zuol. et Bot , »"»ser., I. IV, |i (29. Miltpoc, petit; >'j;«. (léau.
Corps allongé, légèrement linéaire, déprimé, aptère; tète oblongue, un peu plus étroite que le corselet, droite, rétrécie vers la base; yeux médiocres, arrondis, peu proéminents; labre transverse,
bisinué ù l extrémité, cilié à la marge; mandibules peu proéminentes, mutiques, mâchoires à lobe interne grêle, l'externe grand; palpes maxillaires à premier article petit, second obeonique, troisième court, quatrième long, acuminé vers l'extrémité; palpes labiaux courts, de trois articles allant en décroissant sensiblement; menton transverse; languette bilobée; antennes filiformes, sensiblement plus épaisses vers l'extrémité, à premier article très-épais, second un peu plus court et plus mince, obeonique, troisième de même longueur, quatrième et suivant subglobuleux, un peu plus large, les derniers transverses, le dernier arrondi, à extrémité acuminée; corselet un peu plus étroit que les élytres; écusson court, légèrement arrondi; élytres courts, arrondis vers l'extrémité, abdomen allongé; pieds très-courts, les intermédiaires rapprochés de la base; tous les tibia'- vnutiqjes; tarses de cinq articles, les quatre premiers assez courts, égaux entre eux, pubescentsen dessous, le cinquième un peu plus court que les autres réunis.
Le corps est légèrement pubescent; la tête, le corselet et les élytres présentent des points fortement marqués. Par leur aspect général, les Microhjmma se rapprochent beaucoup de certains Aléocharides, surtout du genre Homalota, mais ils ont les caractères des Oxytélides. On ne connaît pas les différences sexuelles. Un fait curieux doit être signalé à propos de l'histoire de ce genre, c'* , que ces Insectes se trouvent sur le rivage de la mer, et qu'ils sont placés de telle sorte qu'ils sont submergés par les flots et qu'ils doivent rester sous l'eau au moins pendant quatre heures de suite. On tonnait les métamorphoses des Microlymmes et l'on en est redevable à Johnstone, ainsi que nous l'apprend M. Weslwood dans son Introduction à l'Entomologie. Le corps de la larve est allongé, rétréci; la tête oblongue, déprimée; les mandibules falciformes, fortement dentées en dedans; les mâchoires sont à lobes biarticulés; les palpes maxillaires ont quatre articles, les deux premiers épais, le premier court, les troisième et quatrième minces, presque égaux en longueur; la lèvre est quadrangulaire; les palpes labiaux sont minces, biarticulés; les antennes n'ont que quatre articles, les premier, second et quatrième d'égale longueur, le troisième du double plus long; le corselet est plus grand que les segments suivants, ceux-ci sont presque égaux, excepté le dernier, qui est le plus petit et qui présente deux soies à son extrémité; les pieds sont courts. La nymphe offre sur plusieurs parties de son corps des poils plus ou moins forts.
Une seule espèce, de petite taille et noirâtre, entre dans ce genre, c'est le Microhjmma brevipenne, que Gyllenhall plaçait dans le genre Omatium, et auquel M. Westwood applique la dénomination de Microhjmma Jolinslonis {May. of Zool. et Bot., II, p. 130, tab. IV, fig. 1). C'est aux bords de la mer, principalement en Angleterre, qu'on a jusqu'ici signalé cette espèce.
5«" GENT.E. — SYNTOMIE. SYNTOMIUM Curtis, 1824
Brilish Enlomology, t. V.
2uvT(i|/.o;, raccourci.
Corps très-court, très-épais, ailé; tête un peu plus petite et plus étroite que le corselet, rélrécie à la base; yeux médiocres, globuleux, légèrement proéminents; labre transverse, sinué au milieu; mandibules peu proéminentes, très-courtes, très-épaisses, mutiques; mâchoires à lobes très courts, palpes maxillaires courts, à premier article petit, second obeonique, troisième un peu plus grand, plus épais, quatrième petit, acuminé; palpes labiaux la dépassant, à deux premiers articles égaux, troisième un peu plus petit; lèvre à menton carré transversalement; languette large, sinuée au milieu, membraneuse, avec deux spinules courtes et aiguës au milieu; paraglosses égalant la languette; antennes droites, à premier et second articles très-épais, troisième plus long que les suivants, obeonique, quatrième à huitième petits, subglobuleux, les trois derniers distinctement plus épais, formant une massue oblongue; corselet transverse, plus étroit que les élytres : celles-ci arrondies à leur extrémité; abdomen de la largeur des élytres; plan en dessus, convexe en dessous, largement marginé sur les cotés; pieds très courts, â cuisses intermédiaires rapprochées; tous les tibias simples; tarses de cinq articles, les quatre premiers courts, égaux, le cinquième égalant en longueur ceux-ci réunis.
Les Syutomium foui exception à la règle à peu près générale pour les espèces européennes de Si nyliniens en ce que leur corps est entièrement couvert dune couleur métallique brillante; on y remarque quelques points fortement imprimés. On les trouve dans les bois ombragés et humides, et leu.' démarche est des plus lentes. D'après Ericlison, la larve de ces Insectes est glomèriforme, arrondie, convexe, lisse, d'un noir brillant; elle offre en général plu-,; de rapports avec les larves des Silphales qu'avec celles des Staphyliniens. On n'en connaît qu'une espèce, le Sijntomium œneum, placé par Millier dans le genre Omalium, et que M. Curtis désigne sous le nom de nigro-ceneum; c'est une des espèces les plus belles de notre faune d'Europe; elle a des reflets métalliques très-brillants; on la trouve dans les lieux ombragés et humides de l'Angleterre, de la Suisse et de l'Allemagne; mais on ne l'a pas encore signalée en Fiance.