Anlherophagui
silœcus.
2" GENRE. - EMPHYLE. EMPHYLUS. Erichson, 1845.
Deutsthlands Insecten.
E(i?o/.o;, civil.
Palpes maxillaires à dernier article très-petit, conique : labiaux à dernier article ovalaire; prosternum libre à son extrémité; tarses des mâles hétéromères : ceux des femelles pentamères.
Ce genre a été créé par Erichson pour une espèce, le Crijplophagus glaber, Gyllenhall, que l'on trouve en Allemagne et en Angleterre, et que M. Slephens rangeait dans le genre Anthcrophagus, dont il ne diffère que par son prosternum libre au lieu d'être reçu dans le mésosternum. L' E. glaber est long de 1/2 ligne, d'un brun testacé-rougeâtre, légèrement déprimé; son corps et ses pattes sont d'une coloration plus claire.
M. Motschoulsky (Bull, de la Soc. imp. des naturalistes de Moscou, 1844) indique, sous la dénomination de SrAVie (Spavius) (ar.aw,, précieux), un genre qu'il crée aux dépens des Crgptophagus, et qui comprend également le C glaber. D'après cela, Spavius est synonyme de Emphglus; le premier nom formé en 1844, et le second en 1845; mais, comme M. Motscboulsky n'a pas donné la caractéristique de son genre, et qu'Erichson l'a fait, au contraire, nous avons du préférer la dénomination d Emphyle.
Kig 150. — Crijptophtgu»
fungorum.
GENRE. — CRYPTOPIIAGE. CRYPTOPHAGVS. Herbst, 1792.
Natursjsl. k.i ut.
Kjj-tç;, caché ; «pa?", je mange.
Mandibules dentées à l'extrémité; mâchoires à deux lobes atténués, membraneux; palpes maxillaires à dernier article ovalaire, l' avant-dernier obconique, plus long; languette membraneuse, a extrémité tronquée; antennes insérées sur la marge antérieure du front, distantes à la base, moniliformes, à troisième article plus long que le deuxième, les suivants égaux, obeoniques, les trois derniers formant brusquement une massue; tête triangulaire; corps petit, arrondi ou ovalaire, convexe; corselet avancé, plus ou moins carré, et quelquefois denté sur les bords; écusson large, court, arrondi; élylrcs arrondis à l'extrémité, couvrant l'abdomen; tarses grêles, pentamères dans les femelles, liétéromères dans les mules.
Ce genre, créé par llerbrt aux dépens des Dcrmcstcs de Linné et des Ips d'Olivier, a été adopté par tous les naturalistes, et est devenu, dans ces derniers temps, le type de la famille que nous étudions. Dans sa faune d'Allemagne, Erichson leur assigne pour caractères: palpes maxillaires à dernier article très-grand, arrondi : labiaux à dernier article également arrondi; prosternum libre à son extrémité; tarses liétéromères dans les mâles, pentamères dans les femelles. D'après cela, on peut voir que les Crgplophagus diffèrent principalement des Emphglus par leur dernier article des palpes maxillaires, arrondi au lieu d'être conique, et des Anthcrophagus, parleur prosternum libre à l'extrémité, au lieu d'être reçu dans le mésoslernum.
Les Crgplophagus sont de très-petits Insectes, et, quelque restreint que soit le groupe, on y compte encore près de trente espèces, qui, jusqu'ici, n'ont guère été observées qu'en Europe. On sait peu de choses sur leurs mœurs; ils vivent habituellement dans les champignons, dans le bois putréfié, dans nos matières végétales en décomposition et sous les écorces des arbres, ainsi que dans les lieux sombres, tels que les caves et les celliers; leur régime est végétal. Leur petitesse n'a pas rebuté les recherches des entomologistes relativement à l'élude de leurs métamorphoses, et nous avons vu, dans les généralités sur la famille, que l'on connaissait les premiers étals de quatre espèces de. ce genre; M. Douché (i\aturgeschichle der Jnsccten, 1854) a fait connaître la larve du Crgplophagus hjCoperdi; M. Weslwood (Intr. lo the modem, class. of lnseclen, 1859) parle de celle du Crgplophagus ceUaru; M. Ed. Perris décrit celle du C. dcnlatus; enfin, M. Dlisson (Ann. Soc. entom. de France, 1849) a étudié avec grand soin la larve et la nymphe du Crgplophagus hirlus; à ce sujet, nous renvoyons à ce que nous avons dit plus haut. On peut subdiviser les nombreuses espèces de Crgplophagus en deux groupes.
N. I. — ESPÈCES CHEZ LESQUELLES LES BORDS LATÉRAUX DU CORSELET SONT DENTÉS OU CRÉNELÉS.
Type : Crgplophagus hirlus, Gyllenhall, long de 1/2 ligne, oblong, velu, ferrugineux, à corselet
court, avec une petite ligne élevée le long du bord, à élytres très-convexes, offrant des stries de petits points enfoncés, et de longs poils presque droits; dessous du corps pubescent; pattes presque glabres. Commun dans toute l'Europe, et principalement auprès de Paris.
N. 11. — ESPÈCES CHEZ LESQUELLES LES BORDS LATÉRAUX DU CORSELET SONT ENTIERS.
Type : Cryptophagus Igcopenli, Fabricius, long de 2 lignes, large de 5/4 de ligne; il est oblong, d'un brun ferrugineux, couvert d'un duvet assez long, fortement ponctué, avec les côtés du corselet présentant deux dents aiguës; le dessous du corps plus clair, et les pattes d'un jaune testacé pâle; et le C. cellaris, Fabricius, qui est long de 1 ligne sur 1/3 de ligne de large, oblong, pubescent, d'un brun ferrugineux, pâle, quelquefois noirâtre; corselet court, bidenté, crénelé sur ses bords à leur partie postérieure. Tous deux ne sont pas rares dans les environs de Paris.
Aa° GENRE. - PARAMÉCOSOME. PARAMECOSOM.i. Curlis, 1835.
Brilisch Enlomology.
nasapmen;, oblong; awu.», corps.
Palpes maxillaires à dernier article très-grand, arrondi : labiaux à dernier article arrondi; prosteruum libre à l'extrémité; tarses de cinq articles dans les deux sexes, le quatrième très-petit.
Ce genre, créé par Curtis et adopté par Erichson, ne diffère de celui des Crijptophagus que par la composition de ses tarses, qui, chez lesmàlcs aussi bien que chez les femelles, ont toujours cinq articles, et se distingue des Alomaria par la composition des palpes et celle des antennes; du reste ils ont le même faciès et les mêmes mœurs. On n'y range qu'un petit nombre d'espèces dont le type est le Paraniecosoina abklis, Paykull, qui est oblong, allongé, pubescent, ferrugineux; corselet rétréci postérieurement, avec son bord latéral denté en scie en arrière, et avec une dent à sa partie antérieure; il semble habiter le nord de l'Europe, principalement la Suède.
Fig. 151. — Paramecosoma melanocephala.
5°" GENRE. — ATOMAR1E. ATOMARIA. Kirby, 1850.
In Stephens Illustrations ot Brilisch Entoniology. ATC.JJL&;, entier.
Mandibules bidentées à l'extrémité; mâchoires à deux lobes atténués; palpes maxillaires à deuxième article beaucoup plus large que tous les autres, troisième très-court, cylindrique, dernier filiforme : labiaux à deuxième article subglobuleux, le dernier aciculaire; languette membraneuse, un peu tronquée; antennes rapprochées à la base, insérées sur le front, les trois derniers articles formant brusquement une massue; corps très-petit, arrondi ou oblong; tarses pentamères, à articles subcylindiiques.
Ce genre, créé par Kirby et Stephens aux dépens des Crgpiophagus des anciens auteurs, est assez généralement adopté aujourd'hui, et Erichson (Deutschlands Inseclen) lui assigne comme caractères différentiels: tous les palpes à deuxième article épais; antennes insérées entre les yeux, en massue: le funicule à articles alternes très-pclils; tous les tarses de cinq articles. D'après cette caractéristique, on voit que les Aluiiuir'tu diffèrent
Fig loi. — Atumj) iu alra.
des Paramecosoma par la forme des articles des palpes., et des Epislemus par la disposition des antennes.
Ces Insectes sont de très-petite taille, vivent dans les matières végétales en décomposition plus ou moins avancée et ont les mœurs des Ccyptophages. On en commit plus de trente espèces, toutes européennes, et chaque jour on en découvre de nouvelles, ainsi qu'on peut s'en assurer en' consultant les faunes nouvelles de MM. Ericlison et Ileer. Comme espèce typique, nous indiquerons YAtomaria ferruginea, Sahlberg, qui est oblong. subdéprimé, pubescent, ferrugineux, avec la massue des antennes de deux articles; propre à l'Allemagne.
6me GENRE, — ÉPHISTEME. EPBISTEMA. Westwood, 1829.
In Slephens, Illustrations >( Britisch Enlomology. Efiçnjit, je passe en dessus.
Mandibules ù extrémité aiguë, non dentée; mâchoires à deux lobes atténués; palpes maxillaires à deuxième article beaucoup plus grand que les autres, troisième court, dernier filiforme : labiaux a deuxième article obeonique, épais, le dernier aciculaire; languette atténuée, arrondie à l'extrémité; antennes rapprochées à la base, insérées sur le front, formant brusquement une massue de trois articles; corps très-petit, un peu convexe, globuleux, arrondi; corselet plus étroit en avant, avancé en arrière en avant du milieu de l'écusson; tarses de cinq articles, l'avant-dernier un peu cordiforme.
Ce genre, queMùller (in Hcer, Fauna Coleopt. Helvelica, 1841) indique sous le nom de Psychidium (i)i»xiîtGv, petit cœur), et dont Ericlison a changé le nom en celui de Epislemus, est formé aux dépens des Cryplopliagus. Erichson lui assigne pour caractères : tous les palpes à deuxième article épaissi; antennes insérées entre les yeux : les articles du funicule allant sensiblement en décroissant de grosseur; tarses de cinq articles dans les deux sexes.
On ne connaît que trois ou quatre espèces d'Ephistema, et elles semblent propres à l'Angleterre, 9-ù nord de la France, à la Suisse et a l'Allemagne. Comme type, nous citerons \'E. brunnipe* (Cryptophagus), Gyllenhall, qui est long d'une demi-ligne, noir, glabre, avec les antennes à la base et les pieds bruns, la massue des antennes glabre. On le trouve en Suisse, et, comme ses congénères, il habite les champignons en voie de décomposition organique.
C'est auprès de ce genre que M. Ileer (Fauna Coleopt. Helvelica, iSM) place son genre Pitophilus, dans lequel il ne range qu'une seule espèce, le P. atomarius, Ileer, propre à la Suisse; ce genre doit être mis dans une autre famille, et nous croyons devoir seulement nous borner à l'indiquer maintenant.
Fig. 153. — Ephitltma dimidiala.