SEIZIÈME FAMILLE
LYMEXYLONIENS. LTMEXTLONII, Nobis, 1851.
Celte famille renferme des Insectes qui, d'une manière générale, sont caractérisés parleur corps allongé, étroit et presque toujours linéaire, par leur tête avec un étranglement à sa partie postérieure, par leurs mandibules dentées et par leurs tarses de cinq articles.
Les Lymexyloniens sont des Insectes nuisibles qui se développent dans l'intérieur du bois, et qui le percent ensuite de nouveau pour y pondre leurs œufs; quelques-uns d'entre eux, les Lyrœxy- Ion et les IlyUeaius, sont connus par les dégâts qu'ils occasionnent dans les forêts ou dans les chantiers de construction, surtout dans ceux de la marine. Le petit nombre d'espèces que l'on en connaît (et ce nombre ne s'élève guère au delà de cinquante) est répandu sur différentes parties de la surface du globe, sans qu'aucun des genres dans lesquels elles se placent semble confiné dans telle ou telle contrée; toutefois, c'est en Europe et en Amérique qu'on en a jusqu'ici trouvé le plus. Un des genres, surtout celui des Atractocères, se fait remarquer par sa forme insolite, présentant principalement des élytres excessivement courts, et en quelque sorte remplacés par une écaille; mais tous, en général, sont longs, étroits, plus ou moins cylindriques, et organisés pour percer les arbres à la manière d'un taret. ■
Les métamorphoses de l'espèce typique de celte famille, le Lymexylon navale, sont assez bien connues, grâce aux travaux de M. Ralzeburg; les larves sont longues, très-grêles, et vivent dans le bois, surtout dans celui de chêne. On sait aussi quelque chose sur les transformations de Y Ilytccalas dcrmesioides, et M. Ratzeburg en a (iguré la larve, ainsi que la nymphe.
Leur anatonric n'a pas encore été faite.
La famille des Lymexyloniens correspond à la tribu des Serricorncs, que Latreille désigne sous le nom de Linedois ou Xïlotrogues (Xylolroguxx). Depuis, M. Brullé en a fait sa famille des Lïmexymexs, et les entomologistes allemands ont formé avec elle leurs deux familles des Lymcxijloncs et Rhysodides, que nous avons cru devoir réunir en un seul groupe primaire.
l'ar l'ensemble de ses caractères, cette famille offre de grands rapports avec la précédente, celle des Ptinicns, et avec la suivante, celle des Gérions.
Le genre principal est celui des Lymexylon, créé, en 1775, par Fabricius, et dont on a démembre le groupe générique des Hyleceelus; l'on y a joint les genres Atracioccrus, Cupcs et Rhysodet: ce dernier placé, toutefois, par certains naturalistes, dans la famille des Xylophages de Latreille, dont il ne se dislingue que parce qu'il a cinq articles à tous les tarses, tandis que ceux-ci n'en ont que quatre.
D'après ce que nous venons de dire, l'on voit que la famille des Lymexyloniens ne renferme que cinq^enres; et nous placerons ces genres dans deux tribus distinctes, celles des Lymexylonides et des Rhysodides.
PREMIERE TRIBU
LYMEXYLONIDES. LYMEXYLON IDA! . Nobis, 1851.
Corps très-allongé, mou; antennes généralement courtes, un peu dilatées au milieu, plus minces à l'extrémité; palpes maxillaires dépassant de beaucoup les labiaux, formant des espèces de peignes
Fig. I . — Drachys tcssellata.
Fig. 2. — Clirysoiotris Sle/Jiensii.
Fig. 3. — Buprestis gigantea. Var,
Fig. 4. — Jluprtstu /iorrn/i'.
Fig. 5. — Trachys pusUlus,
dans les mâles, et terminés, dans les femelles, par un article grand, ovoïde; clylres plus ou moins raccourcis.
I es Lvmexylonides, auxquels M. de Castelnatl (Hist. nat. des Ins., 184-0) donne le nom de A'Atractocérites, reafermenl les plus grands Insectes de la famille que nous étudions.
On n'y forme que trois genres, ceux des Atractocère, Lymexylon et Hylécote.
1" GENRE. — ATRACTOCÈRE. ATBACTOCERUS. Palisot-Beauvais, 1805.
Magasin cntiiniologique.
ATpoxrc;, fuseau; xspa;, antenne.
Têle ovale; mandibules très-courtes, un peu bifides; palpes maxillaires longs, pectines au côté interne et en bas; labiaux très-courts, à dernier article très-grand, arqué; antennes courtes, presque fusiformes, comprimées; corselet carré; écusson divisé en deux parties; élytres rudimentaires, en forme de petite écaille, échancrées au bord postérieur; ailes déployées, plissées en éventail; corps allongé, linéaire; pattes moyennes : les deux premières paires très-rapproebées entre elles; tarses filiformes de cinq articles.
Ce genre a été créé par Palisot-Beauvois pour un Insecte des plus curieux, que Linné plaçait avec les Aeajdalis, et il comprend, en outre, un petit nombre d'espèces toutes étrangères à l'Europe. On serait d'abord tenté de rapporter à l'ordre des Diptères les Coléoptères qui rentrent dans ce genre; leurs élytres sont courts, et leurs ailes, qui se plissent en éventail, comme dans les Orthoptères, sont grandes et développées. Les Atractoeères sont des Insectes rares, qui ont des antennes courtes et terminées en pointe très-fine, de gros yeux qui constituent à eux seuls presque toute la tète, au moins en dessus; un abdomen très-long, aplati, aminci sur les côtés et caréné en dessous vers le bout; enfin, des pattes très-courtes. Ces pattes et les antennes peuvent se cacher sous le corps, et permettre ainsi à l'Insecte de s'introduire plus facilement dans les végétaux, où l'on suppose qu'il vit et qu'il dépose ses œufs. Une particularité de la structure organique des Atractoeères, non moins remarquable que les précédentes, c'est la longueur de leur dernier anneau thoracique, qui occupe deux tiers du corps, et d'où résulte un grand écartemeut entre les deux paires de pattes postérieures. On n'a que très-peu de données sur les habitudes de ces Coléoptères, et Palisot-Beauvois, qui a fait le premier connaître ce genre, n'a presque rien dit à cet égard; il pense seulement qu'ils doivent vivre dans le bois.
L'Insecte qui a servi de type à ce groupe a reçu trois noms différents : Linné avait appelé Necijdidis brevicornis un individu qui en avait été rapporté de la côte de Guinée par Brùnnich ; Fabricius en avait vu un autre recueilli à Sierra-Leone, et l'avait nommé Lymexylon abbreviatum, lorsque Palisot-Beauvois publia, sous le nom d'Atractocerus ncajdnloidcs, l'Insecte qu'il avait pris luimême dans le royaume d'Oware; enfin, il semble, d'après M. Brullé, qu'un Atractocère provenant de Madagascar doit aussi se rapporter à la même espèce. Cette espèce est longue d'environ 15 lignes, et large de 2; elle est ponctuée, noire, avec une raie longitudinale jaune sur le milieu du corselet et du vertex; le corps est brun. Une autre espèce est VAlractocerus dipterus, Perty (A. Bras'diensis, Lepelletier et Audinet-Serville), qui est plus grand que le précédent, très-finement ponctué, brun, avec une raie longitudinale jaune sur le corselet et sur le vertex. Il habite le Brésil. Enfin, une troisième espèce, citée par Dejean, est son Atractocerus Orientalis, des Indes orientales.
Comme synonyme d'Alractocère, nous indiquerons le genre Maoogaster (u.**j:;, long; -y*»™?, ventre), créé, en 1805, par Thunberg (Gœlting, Gd. Ans.).
2"" GENRE. - LYMEXYLON. LYMEXYLON. Fabricius, 1775.
Sysicraa Eteuhrratoram.
Aujtïi, ruine; i'J>.'-v, bois.
Tête inclinée, presque globuleuse; mandibules courtes; palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux, pendants, à articles allant en grossissant vers le bout dans les femelles, comme en peigne ou en forme de houppe dans les mâles; antennes courtes dans les femelles, assez longues, au contraire, dans les mâles, légèrement renflées au milieu, et amincies vers les trois premiers articles, qui sont un peu plus courts que les autres; corselet presque cylindrique; élytres flexibles, presque de la longueur de l'abdomen, allant en s'amincissant de la base vers l'extrémité; corps très-allongé, linéaire; pattes grêles; tarses de cinq articles, tous entiers, filiformes : les quatre postérieurs beaucoup plus allonges que les autres.
Ce genre a été fondé par Fabricius, et le nom qu'il porte, qui vient de deux mots grecs, top», ruine, destruction, et Çuto», bois, indique l'une des particularités de la vie de ces Insectes, dont les larves se développent dans l'intérieur des bois les plus durs et les plus sains eu apparence, en les traversant dans tous les sens, de manière à détruire les charpentes des édifices, les carcasses des navires, les soutiens de nos meubles. Le nom de Lymexylon, créé en 1775, n'a pas été adopté par tous les entomologistes. Dès 1777. Schœffer (Elém. zool.) appliquait à ce groupe la dénomination d'Elateroide (du rapport que ce genre peut avoir avec les Etaler); eu 1781 , Ilerbst (in Fuessly, Arclùv.) lui donna le nom de Ptcroplwrus (*"£?!■', aile; çEpu, je porte), et Thunberg, en 1787 (Caract. génériques des Ins.), celui de Calolujinus. Mais la dénomination de Lymexylon a prévalu, et l'on s'est borné à distraire quelques espèces de ce groupe pour en former le genre Eyleccelus.
Les Insectes de ce genre ont de grands rapports avec les Atractocères, quoiqu'ils n'en aient pas les élwres rudimentaires; ils ont comme eux l'abdomen très-plat, le troisième segment thoracique très-long, et par suite les pattes également écartées. Mais leurs élytres sont assez longs pour couvrir tout le ventre; leurs pattes sont plus développées, plus propres à la marche, et leurs antennes De Unissent pas en pointe; leurs palpes maxillaires se terminent, comme dans les Atractocères, par une houppe élégante qui se voit dans le mâle, et est remplacée dans la femelle par un article plus gros et de forme ovalaire. ,
Les Lymexylons vivent dans les bois, ainsi que nous l'avons dit, et leur forme cylindrique leur permet de percer les arbres pour y déposer leurs œufs. Ils sont répandus dans les grandes forêts de l'Europe, et surtout dans les forêts de chênes. Souvent il arrive que les bois destinés aux constructions maritimes renferment des larves de ces Insectes, et qu'ils continuent â s'y multiplier comme dans les arbres vivants, au point de mettre ces bois hors d'état de servir. Linné, consulté par le roi de Suède sus la cause des dégâts dont se plaignaient les constructeurs dans les chantiers de la marine, s'aperçut qu'ils étaient produits par un Insecte de ce genre, auquel il donna le nom de Canthari» navalis, voulant, par cette épilhète spécifique, rappeler le mal que peut causer sa présence à la marine. Mettant à profil la connaissance des habitudes de ce Lymexylon, Linné conseilla de plonger pendant un an, sous la surface de l'eau, les bois de construction attaqués et ceux que l'on apporterait de nouveau. Depuis lois, les dégâts ne se sont plus reproduits en Suède. C'est qu'en effet les larves de ces Insectes, qui devaient éclore au bout de plusieurs mois, ont péri sous l'eau au moment de sortir de l'œuf. On a eu malheureusement à observer dans nos ports maritimes, principalement dans celui de Toulon, des apparitions périodiques et très-nombreuses de Lymexylons, et, par suite, de grands ravages dans nos bois de construction. Des recherches importantes ont élé faites en Allemagne par M. Raizeburg, en France par MM. Guerin-Mencville, Laurent et E. Robert, sur les moyens â employer pour les détruire; mais, comme ces recherches s'appliquent en même temps aux Insectes que Latrcille désignait sous le nom de Xylophages, nous n'en [■ailerons que lorsque nous nous occuperons de ces Coléoptères.
Les métamorphoses du Lymcxijton navale, d'abord étudiées par Latrcille, ont depuis élé revues par M. Ratzeburg {Die Fort Inteclen) et par M. Westwood (Inlr. to llie modem, clou. Inseclen).*
Suivant Lalreille, la larve est très-longue et très-grêle, presque semblable a un Ver du genre des Filaires; M. Rat/eburg, qui en donne une bonne ligure, dit qu'elle est longue et grêle, avec le premier anneau du corps fortement dilaté, et le dernier prolongé en un lobe obtus. La nymphe ne semble pas avoir été décrite.
L'espèce type de cegenre est la Canlharis navalis de Linné, qui, depuis Fabricius, porte le nom de Lymexylon navale; elle est longue de près de 6 lignes et large seulement de 1 ligne. Sa coloration est d'un brun foncé dans le mâle, et d'un roux fauve dans la femelle; les pattes et les antennes sont fauves, au moins dans le sexe féminin, et la tête 'paraît constamment noire, ainsi que le bord et l'extrémité des élytres. Dans le mule, les élytres sont presque entièrement noirs, et la poitrine est brune, tandis qu'elle est rousse dans la femelle: les antennes et les palpes en houppe du mile sont de la couleur des élytres. On trouve particulièrement cet Insecte dans le nord de l'Europe et en Allemagne : il est rare aux environs de Paris. Toutefois, nous nous rappelons qu'il y a une quinzaine d'années nous en avons pris un assez grand nombre d'individus qui volaient au soleil couchant, et venaient se poser sur le tronc d'un vieux chêne qui était placé auprès de la mare d'Auteuil, dans le bois de Boulogne.
Une espèce, souvent confondue avec le Lymexylon navale, est le L. flabellkorne, Salsberg, propre à l'Allemagne.
3"" GENRE. — HYLÉCOTE. HYLMCOTUS. Latreille, 1806.
Gênera Crustaceoruni et Inseeiorum, 1. 1. Ï).D, bois; k.oito;, lit.
Tête aplatie antérieurement; antennes en scie, comprimées, à articles transversaux, plus courtes que celles des Lymexylon; corselet presque carré; écusson grand, triangulaire, relevé et sillonné dans son milieu.
Ce genre a été formé par Latreille, aux dépens des Lymexylon de Fabricius, dont il se distingue par les caractères différentiels que nous venons d'indiquer. Les espèces qui entrent dans ce groupe générique ont les mêmes habitudes, et se rencontrent dans les mêmes endroits que les Lymexylons. La larve de Yflylœcolus dermestoides a été décrite et figurée par MM. Schellenberg (L'ntomologisl Beitrag), par Ratzeburg (Die Fort Inseclen) et par Westwood [Inlr. lo the modem, class. Ins.); elle vit dans l'intérieur du tronc des arbres, et ressemble beaucoup à celle du Lymexylon navale; seulement le dernier anneau du corps supporte une longue corne que l'on ne remarque pas dans celle de l'Insecte que nous venons de citer. La nymphe n'offre rien de particulier; elle a été signalée par M. Ratzeburg.
On ne connaît que deux espèces européennes d'Hylœcotus: ce sont les H. dermestoides, nom que Fabricius appliquait au mâle, tandis qu'il nommait la femelle H. proboseïdeus. Cette espèce est longue de 5 à 6 lignes, et large de 1 ligne 1/2. La femelle est fauve ou roussàtre, tandis que le mâle est noir, avec les pattes et les antennes fauves; les élytres noirâtres à l'extrémité et dans une plus ou moins grande partie de leur longueur; les palpes en houppe du mâle sont noirs : on le trouve en Allemagne, et 17/. morio, Fabricius, qui est entièrement noir, avec les pattes fauves, au moins dans le mâle. Il habite l'Europe méridionale, et, dit-on, l'Egypte.
Les autres espèces, en petit nombre, sont toutes américaines, et nous nous bornerons à citer Ylltllœcolus Brasiliensis, Castelnau, qui est plus grand que les précédents, cylindrique, trèsallongé, d'un brun clair, avec les pattes et les élytres jaunâtres; le corselet très-long, relevé en avant; les antennes fortement pectinées. Il vient de l'Amérique méridionale.
DEUXIÈME TRIBU
M1YS0D1IÏES. MIYSODIDjE. Nobis, 1831.
Corps de consistance solide, allongé, un peu aplati; antennes filiformes dans les deux sexes; palpes très courts, semblables dans les mâles et dans les femelles, composés d'articles simples; entres solides, couvrant entièrement l'abdomen.
Ii v Rbysodides, que H, de Castelnau (Hiat. uni. des Ins., 1840) nomme Rhysodites, forment une famille particulière pour la plupart des entomologistes modernes; mais nous avons cru devoir les réunir aux Lymexylonides, avec lesquels ils ont la plus grande analogie. Ils sont, en général, de petite taille, et, par leur faciès, rappellent les Xylophagcs de Latreille.
I s genres fflnjsodes et Citpcs forment celte tribu. ,
1" GENRE. - RIIYSODES. 1WYSODES. Latreille, 1806.
Gcnera Crustaceorom ei Inseolorum.
Etymolegie inconnue.
Tête dégagée, aplatie; mandibules courtes, fortes, presque tridentées à l'extrémité; palpes très-courts; antennes moniliformes, à dernier article conique, corselet allongé, rétréci et légèrement déprimé en avant, un peu plus étroit que les élyircs; ècusson peu visible; élytres presque parallèles; corps linéaire; pattes courtes; tarses entiers, de cinq articles.
Ce genre, qui correspond à celui des Cttnidium, Kirby, a été formé pour une espèce placée par Olivier avec les Ips, et pour un petit nombre d'autres Insectes qui en sont voisins. Les Rhysodes semblent, par leur faciès, se rapproeber de certains genres de l'ancienne famille des Xylophages, et ils ont les mêmes habitudes qu'eux, c'est-à-dire qu'ils vivent dans le bois.
On n'en connaît que cinq ou six espèces. Une seule est propre à l'Europe : c'est le Iihysodes exaruttis', Dalman, que Dejean indiquait, dans son Catalogue des Coléoptères, sous la dénomination de R. Européens; il est long de 5 à 4 lignes, et large de 1/2 ligne, d'un brun marron luisant, avec la tête sillonnée; le corselet présente trois enfoncements longitudinaux profonds et ponctués, et les intervalles sont lisses On l'a pris dans les Pyrénées. Les autres espèces sont particulières à l'Amérique méridionale, à Madagascar cl au cap de Donne-Espérance.
2me GENRE. — CUPES. CUPES. Fabricius, 1775.
Systcma Elrutlicraloram.
Étymologie inconnue.
Tête dégagée, très-rabotc-use; mandibules courtes, épaisses, avec une petite dent intérieure à l'extrémité; palpes égaux, courts, à dernier article tronqué; antennes longues, a articles presque cylindriques : le premier gros, le deuxième très-court; corselet court, presque carré, plus étroit que les élytres, avec deux impressions latérales obliques, relevé au milieu; écusson petit, arrondi; élytres très-légèrement bombés, B'arrondisssnt un peu vers l'extrémité; corps linéaire; pattes courtes, tarses de cinq articles : le dernier bilobé.
Le genre Cupes, peu nombreux en espèces, et particulier à l'Amérique septentrionale, se compose d'Insectes aplatis, dont les antennes sont longues, cétacées, dont les palpes, ordinairement cachés dans la bouche, ne se terminent pas en houppe dans les mâles, et dont les tarses, au lieu d'être grêles comme dans les Lymexylons et les BjléCOtes, sont composés d'articles larges et velus en dessous, avec l'avant-dernier en forme de cœur. Ces Insectes, dont on ignore les habitudes, si ce n'est qu'ils vivent dans le bois, se font remarquer par la solidité de leurs téguments. Comme type, nous décrirons le Cupcs caphala, Fabricius, qui est long de 4 lignes et large de i/2 ligne, d'un brun obscur, avec la tête d'un jaune roussâtre; les élytres offrent neuf stries couvertes de gros points enfoncés, presque carrés; les intervalles sont lisses, et les quatrième et cinquième sont plus élevés que les autres. Il habite la Caroline.
C'est auprès de ce genre que Dejean (Catalogue des Coléoptères, 1837) place son genre Stemmaderus (are^x, couronne; Sto-n, col), dont on n'a pas publié encore la caractéristique, et qui ne renferme qu'une seule espèce, propre au Sénégal, le S. singularis.
Fig. 155. — Triphjllus punctatus.