II. Prostcrmim sans lobe saillant
rCATYSOMA.
IlISTER.
DEXDROPini.US.
SAl'RI.XUS.
Les l'iatysoma ont le corps parallèle, ohlong, déprimé eu dessus, et leurs jambes postérieures ii’olTreut au deliors qu’une seule rangée de deuliculcs ; ils vivent sous les écorcesdes chênes et des pins, parfois en familles assez nombreuses. P. oblongum, 4 mill., d'un noir luisant, deux fois au^si long que large, élytres striées, les
2 stries dorsales atteignant presque le milieu ; commun sur les pins, dans la forêt de Fontainebleau, les Landes, les Alpes, etc. — P. depressum (PI. IV, fig. 91), de
3 i/2 liiill., de moitié seulement plus long que large, strie suturale nulle; la seconde nulle ou très courte; sous les écorces des chênes morts.
Les ïlistei* ont le corps carré ou ovalaire, court, conve.xe, et leurs jambes postérieures ont un double rang d’épines en dehors ; leurs espèces sont assez nombreuses, mais se reconnaissent assez facilement à la disposition des stries des élytres et d’une ou deux stries qui longent les bords latéraux du corselet. Les uns ont 2 stries latérales an corselet et des laclics d’un rouge oltscur sur les élytres : /J., (/uadi'inulatiis, 8 mill., ovalaire.
court, stries du corselet atteignant la base, élytres à 3 stries externes, les 3 internes manquent ; une tache à l’épaule rejoignant souvent celle du disque. — IL quadrimaculatus , !> à 12 inilL, oblong, presque parallèle, strie externe du corselet atteignant à peine le milieu, élytres ayant une grande tache rouge en lunule, formant parfois 2 taches séparées ; labre entier, mandibules rapprochées il la base. D’autres ont les élytres sans taches : IL major (PI. Yll, lig. 95), 10 à 13 mill., stries latérales du corselet entières, côtés garnis de poils fauves serrés, stries dos élytres fines, les dorsales courtes ou nul les ; front large, mandibules écartées à la base ; commun dans le Midi. — IL unicoior, 8 à 10 mill., ovalaire, court, front impressionné, labre entier, corselet fortement rétréci en avant, strie latérale e.xterne très courte, l’interne presque entière, stries des élytres crénelées, les 3 externes entières, les autres courtes ; propygidium ayant 2 impressions. — IL cadaverinus, 6 à 9 mill., ovalaire, labre entier, front plan, les ^ stries externes des élytres entières, les 2 autres courtes, jambes antérieures à 5 dénis.
Les autres n’ont qu’une strie latérale au corselet ; IL simatus, 7 mill., ressemble au quadrimaculatus, mais moins carré, a également sur chaque élytre une grande tache rouge en forme de lunnle. — IL carbonarius, 5 mill., ovalaire, labre entier, front plan, les stries externes des élytres entières, la 5° très courte, la sulurale un peu plus longue ; jambes antérieures à 5 dents. — II. purjmrascens, 5 mill., élytres ayant au milieu une tache d'un rouge obscur qui envahit parfois tout le disque les 3 stries externes entières, la Y atteignant pres([ue la base, les 2 autres plus courtes. — IL sLercorarhis, 5
FAUNE ÉLÉMENTAIRE
les
mill., entièrement noir, pattes brunes, élytres à 3 stries externes entières, ainsi que la suturale, les 2' et 3° très courtes. — H. bimaculaius, 6 mill., presque parallèle, élytres profondément striées, la suturale courte, angle externe-apical occupé par une grande tache rouge; jambes antérieures à dents.
Les Dcndropliiluii ont le corps ovalaire, bombé, noir ou brun, très ponctué ; le corselet, rétréci en avant, n’offre qu’une strie latérale ; les élytres sont rebordées,larges, plus longues que chez les Hister, et leurs stries gont légèrement arquées, les jambes sont larges, ongulées au milieu et denliculées. Z>. punclalus, 3 mill., d’un brun assez brillant, densément ponctué, élytres ayant les 2 premières stries dorsales entières, les 3° et 4® très Unes; dans les pigeonniers, les fourmilières. — D. pygmœus (PI. Vil, fîg. 96), 2 1/2 mill., d’un brun de poix, parfois roussàtre, mat, stries des élytres fines, les 4 premières bien marquées, mais effacées en arrière, accom - 1 pagnées d’une petite ligne saillante, visible seulement àj un certain jour ; commun dans les fourmilières.
Chez les autres, cette mentonnière n’existe pas. Les: Snitriuuis diffèrent en outre des Hister par leur corps! pdus épais, presque toujours d’un bronzé métallique cl| presque toujours densément ponctué avec des espaces lisses; les stries de leurs élytres sont courtes et obliques, leurs jambes antérieures sont plus finement denliculées et souvent seulement épineuses; ils vivent comme les Hister, dans les matières animales, mais on les trouvet aussi enterrés dans les sables, au bord de la mer, sousj les algues, dans les plaies des arbres dans les fourmilières. Le front estiuii, sans carène transversale, chez les espèces
DES COLÉOPTÈRES DE FRANCE suivantes : 5. maculalus (PI. VII, fig. 97), 7 mill., d’un noir luisant, front rngiieusemcnt ponctué, ainsi que les côtés du corselet, élytres ponctuées au milieu, rouges, avec le pourtour, une tache humérale et une subscutellaire hilohée, noirs ; Fr. mér. — é>. semipunctatus, 8 mill., d’un vert bleuâtre très brillant, corselet rugueux sur les bords, élytres peu densément ponctuées en arrière et sur les côtés; Fr, mér. — é>. nilidulus, 6 mill., d’un noir métallique brillant, finement ponctué, corselet ayant une fossette derrière les yeux, élytres lisses au milieu et à la base, à stries ponctuées, lasuturale presque nulle ; très commun partout. La strie suturale, chez les espèces précédentes, n’est pas réunie à la 4° dorsale par un arc basilaire, comme on le voit chez les suivantes ; S. æneus, 1 mill., noir métallique, corselet ponctué rugueusement et largement sur les côtés, élytres largement ponctuées en arrière et sur les côtés, avec une plaque lisse subscutellaire, stries bien marquées ; commun dans les bouses, les charognes, etc. — -S. chalcites, 2 à 1/2 mill., d’un brun bronzé, métallique, antennes, pattes et extrémité des élytres roussâtres, corselet fortement ponctué à la base et sur les côtés, élytres moins densément ponctuées on arrière et sur les côtés, 1" intervalle des stries dorsales ponctué et ridé ; Fr. mér. — S. rotundatus, 3 1/2 mill., d’un brun noir luisant, corselet ponctué, plus fortement sur les bords, élytres à ponctuation couvrant les 2/3 postérieurs, strie suturale courte ; sous les écorces, dans les plaies des arbres, quelquefois aussi dans les excréments.
Le front est séparé de l’épistome par une carène transversale chez le S. rugifrons, 4 mill., d’un vert métallique,
FAUxNE ÉLÉMENTAIRE
brillant, parfois rroir, front bordé en avant par une strie i et une ligne élevée, ayant an milieu deux plis bien mar- ] qués, corselet rugiiensement ponctué, lisse sur la partie j postérieure du disque ; élytres assez fortement ponctuées | sur la moitié postérieure, jambes antérieures à 6 donti- ' cules; dans le sable, au bord de la mer. — 5. conjungens, j 3 mil!., d’un noir très brillant, corselet ayant un petit 1 espace ponctué près des angles antérieurs, élytres ayant 1 en dehors 5 stries entières, la 4” réunie à la base avec la suturale, la 5° réduite à tm petit trait ponctué; commun partout.
FAMILLE DES NITIDULIDES
Les Nitidulides sont des Histérides moins épais, moins | courts, à mandibules moins saillantes et à hanches anté-i rieures moins proéminentes ; leurs antennes sont de 11 articles et non de 12 comme chez les Histérides ; leuii tête est un peu en forme de museau, presque toujours à' moitié enfoncée dans le corselet, qui est à peu près aussij large que les élytres ; enfin l’abdomen est plus allongé, plus mobile. Une partie de cette famille vit aussi dans, les matières animales en décomposition, mais le plus| grand nombre habite les Heurs, où l’on voit souvent ces| petits insectes, roux ou bronzés, réunis en familles nom-
DES COLÉOPTÈnES DE FRANCE
breuses, notamment sur les sureaux, les ombcllifèrcs, les labiées, les spirées ; quelques autres vivent sous les écorces il’arbrcs.
I, 4® article dos tarses nocliforme, très petit.
A. Tùte presque onforicée dans lo corsolnt.
Corps plus ou moins ovalaire et convexe.
a Dos 3 ou 3 derniers segments de l'abdomen (lOcouverts.
* Corps assez court et convexe, 2 lobes aux
mâchoires CF-nens.
■* Corps pou convexe, 1 lobe aux mâchoires. CAiipuiniiMis.