Rostre court, épais rhyncolus
Les Citlandra, si conuues par les ravages qu’elles causent dans les approvisionnements de céréales, sont de petits insectes oblongs, assez épais, mais assez déprimés en dessus ; leur rostre est un peu plus court que le corselet, aminci vers l’e-xtrémité, avec des scrobes très courts ; les antennes sont insérées presque à la base du rostre ; le funicule est de 6 articles, terminé par une massue oblongue de 2 articles apparents, le 2” petit; le corselet est grand, un peu allongé, l’écusson est très petit; les élytres sont courtes, atténuées en arrière et laissent à découvert le pygidium. C. granaria (PI. XIX, fig. 243), 3 à 4 mill., oblongue, un peu déprimée, d’un brun rougeâtre foncé, très clair chez les individus fraîchement éclos; corselet plus long que large, atténué en avant, percé de gros points oblongs, laissant une petite ligne médiane lisse, élytres à stries finement ponctuées, plus profondes à la base où elles se réunissent 2 par 2 ; trop commune dans tous les grains. — C. oryzæ, 2 I /2 à 3 mill., plus épaisse, brune avec 4 taches rougeâtres sur les élytres, très variable de grandeur et de teinte ; corselet densément ponctué, un peu moins sur la ligne médiane; élytres à stries fortement ponctuées, intervalles alterna-
FA U NE É LÉ.M ENTA IR E tiveiiient un peu l’elevés et garnis d’une rangée de soies courtes, grisâtres ; très commune dans le riz.
Les Sitkenoiiliorus sout oblongs, épais, d’une consistance très dure et d’assez grande taille pour cette famille ; le rostre, presque aussi long que le corselet, esl épais jusqu’aux antennes, puis aminci; les yeux sont très oblongs, rapprochés en dessous, les scrobes sont très courts, en forme de fossettes oblongues; les antennes sont insérées presque à la base du rostre; le fuuicule est formé de 6 articles devenant plus larges vers la massue qui est courte, comprimée, cunéiforme, de -2 articles seulement; le corselet est grand, droit sur les côtés rétréci en avant, arrondi à la base; les élytres sont ovalaires, striées, laissant le pygidium à découvert : les jambes sont terminées par un fort crochet. Ces insectes se rencontrent sur les chemins, sous les pierres; leur démarche est lente. 5'. piceus, la à 16 mill., noir, avec les élytres souvent d’un brun rougeâtre, corselet à ponctuation fine, peu serrée, laissant au milieu une bande lisse, un peu élevée; élytres plus larges que le corselet, ovalaires, à stries bien marquées, finement ponctuées; intervalles plans, très finement ponctués; moitié apicale du pygidium rugueusement ponctuée. — abbreviatus,! à 8 mill., noir, élytres à stries bien marquées, non ponctuées intervalles fortement ponctués paraissant striés à la base, pygidium simplement ponctué. — S. meridionaüs (PL XIX, fig. 2'ti), môme taille, même coloration, mais plus mat, avec une teinte grisâtre, et tes élytres ainsi que les jambes d’un rouge brique ; Fr. mér.
Les CotiBoniis ont le corps un peu allongé, assez déprimé, presque parallèle, le rostre assez long et assez
DES nOEÉdl'TÉUES DE ElîAN(',E 249
gi'èle, épaissi et élargi à l’extréinMe, à scrobes bien marqués, les antennes insérées presque au milieu du rostre, à funicule de 7 articles devenant peu à peu plus larges et à massue ovalaire grande ; le corselet est aussi large (jue les élytres, rétréci en avant, impressionné en dessus les jambes sont terminées par un fort crochet, les tarses sont étroits. C. linearis (PI. XX, lig. 245), 6 à 7 mill., d'un brun noir brillant, avec les élytres parfois rougeâtres, corselet percé de gros points médiocrement sèrrés, ayant au milieu de la base, une ligne élevée, bordée de chaque côté par une dépression plus fortement ponctuée; élytres à stries très fortement ponctuées, les intervalles un peu convexes; dans les souches de peupliers en décomposition, ou sous leurs écorces.
Les Kliyiicolaii^, par leur rostre court et épais, par leurs mœurs xylophages, forment bien la transition entre les Gurculionides et les Scolytides ; ce sont des insectes assez petits, presque cylindriques, d'un brun noir, très ponctués; les antennes sont courtes, assez épaisses, à articles serrés, s’élargissant peu à peu jusqu’à la massue, qui est petite, ovalaire; le corselet est oblong, rétréci en avant; les élytres ne sont pas plus larges que le corselet; elles sont fortement striées et arrondies, parfois même rebordées à l’extrémité ; les pattes sont courtes, les jambes sont terminées parun fortcrochet; sous les écorces ou dans le bois pourri. R. truncorum (PI. XX, fig. 246). 3 mill., d’un brun foncé, corselet un peu plus étroit que les élytres, densément ponctué ; élytres presque parallèles, profondément striées, ces stries fortement ponctuées.
A la suite des Gurculionides vient la famille des Scolytides ou Xylophages, qu'il est presque impossible de
FAUME ÉLÉMENTAIRE
séparer de la première ; les Rhijncolus forment une transition toute naturelle à ces insectes par leur rostre extrêmement court et aussi gros que la tête, comme celui que présentent les vrais Scolylus et les Ihjlasles. Les Scolytides ont les antennes moins coudées par suite du moindre développement du scape et, en outre, les jambes sont crénelées; de plus, leurs mandibules sont plus grandes et forment souvent saillie au dehors : chez les Dostri- >;hus, ce sont elles qui déterminent une sorte de museau très court. Tous les insectes de cette famille vivent sur les arbres de nos forêts et de nos plantations, soit en perçant le bois, soit en rongeant les bourgeons; ce sont les larves qui, dans leurs développements successifs, forment par leurs galeries rampantes ces dessins ramifiés que l’on voit quand on soulève l’écorche d’un chêne, d’un orme, d’un pin ou d’un sapin malade; c’est la multiplicité de ces petites galeries qui occasionne des écoulements excessifs de sève, et amène par suite le dépérissement complet des arbres attaqués, quelquefois sur d’immenses étendues de terrain.
Les llylasted ont le rostre assez distinct, les antennes ont un funicule de 7 articles, le corselet presque cylindrique avec le prosternum fortement impressionné. H. aler (PI. XX, flg. 21-7), 4 l/2mill., noir avec les antennes et les tarses roussâtres, rostre un peu caréné, corselet oblong, densément ponctué, avec une ligne médiane lisse, un peu élevée, de chaque côté une légère impression.
Les llylurgus ont un rostre à peine marqué, le funicule. des antennes présente 5 ou 6 articles, les élytres sont un peu relevées à la base, les jambes sont crénelées.
H. piniperda (PL XX, fig. 248), 4à4 1/2 mill., d’un brun noirâtre ou rougeâtre, élytres plus claires, à peine striolées ; sous les écorces des pins dont ces insectes font souvent périr des plantations entières.
Le g. Phloeotribit» ne renferme qu’un petit insecte à corps trapu, cylindrique, dont les antennes insérées au devant des yeux ont une massue de 3 articles prolongés en lamelle étroite. P. oleæ. 2 mill., ovalaire assez court, très convexe, d’un brun noir, à pubescence cendrée base des antennes et tarse roux, corselet finement et Jensément ponctué, bord postérieur fortement échancré lie chaque côté, élytres très déclives et arrondies à l’extrémité, assez finement striées, les intervalles ponctués en lignes; Fr. mér.; très nuisible aux oliviers.
Les Scolytiis ont le corps extrêmement épais, mais très convexe en dessous et déprimé en dessus; la tôte forme un museau très court; les antennes, à funicule de 5 articles, sont terminées par une massue ovalaire, courte; le corselet est très grand, oblong, les élytres sont assez courtes, tronquées, l’abdomen est brusquement coupé en arrière et muni, chez les mâles, de tubercules en nombre variable; les jambes sont comprimées, terminées par un crochet, ^es insectes des genres précédents s’attaquent aux conifères, les Scolytes n'attaquent que les arbres des familles des Amentacées et des Rosacées. S. Ralzeburgii, 5 mill., d’un noir brillant, élytres et pattes d’un brun marron, tête couverte d’un duvet doux serré, corselet très lisse, élytres à stries ponctuées ; abdomen des mâles armé d’un seul tubercule; sur les ormes et les chênes. — 6’. deslruclo)' (PL XX, fig. 249), plus grand et plus noir, abdomen des mâles armé de 2 tubercules ; sur les bou-
FAUNE ELEMENTAIRE
leaux, — s. pygmæus, 3 mill., d’un noir brillant, élytres rousses, à stries fines, serrées; abdomen inerine.
Les llosti-icliiis sont cylindriques, souvent hérissés de poils, à tète courte, en forme de museau triangulaire; les antennes ont un funicule de 5 articles et une massue solide brièvement ovalaire, le corselet est avancé au bord antérieur et recouvre la tête qui est très inclinée; il est souvent râpeux dans sa partie antérieure; les élytres sont tronquées et dentées à l’extrémité, surtout chez les mâles. Ces insectes vivent sur tous les arbres. B. typographus, 6 à 7 mill., roux, à villosité fauve, très ponctué, élytres striées, les intervalles un peu rugueux, extrémité tronquée, un peu concave, bordée de plusieurs dents inégales; commun sur les sapins dans les montagnes. — B. chalcogmphus, 3 mill., d’un brun foncé assez brillant, un peu velu, corselet ponctué, élytres striées, intervalles ponctués, extrémité tronquée et dentée; sur les chênes. B. eurygraphm (PI. XX, fig. 2.50), 3 1/2 mill., d’un brun rougeâtre, élytres striées, intervalles ponctués, extrémité brusquement arrondie avec quelques petites dents, corselet très rugueux en avant, très convexe au milieu, ayant en avant, chez les mâles, une large et profonde impression ; sur les pins.
Le g. Platypiis est remarquable par sa tête transversale, ses antennes se repHant en dessous, terminées par une massue en forme de disque, son corselet oblong échancré sur les 'côtés pour recevoir les pattes antérieures des élytres un peu plus larges que le corselet, profondément striées, ses pattes comprimées avec les tarses longs et grêles, le 1" article étant très allongé, le 3' non bilobé. P. cylüidnis, 5 à 6 rnill., allongé, presque cylin-
(Irique, d’un brun plus ou moins noirâtre; antennes et pattes roussâtres, corselet finement ponctué, élytres ponctuées, à stries fortes et larges, les intervalles en forme de côtes, extrémité presque tronquée avec une dent aiguë au bout delà 3° strie; sur les chênes. — P. oxyurus iPI. XX, fig. 251), un peu plus petit, plus brun, élytres plus élargies en arrière, terminées par une pointe conique un peu divergente; sur les sapins, dans les Pyrénées.
FAMILLE DES LONGICORNKS
CÊRAMBYCIDES )
Les insectes de cette famille sont de grande ou de moyenne taille, rarement assez petits; leur forme est allongée, leurs antennes sont longues, de 1! ou 12 articles, insérées près des yeux qui sont généralement échancrés; leur mandibules sont robustes, les tarses de l articles, dont le 3“ presque toujours cordiforme ou bilobé’. Ce caractère d’avoir 4 articles aux tarses leur est commun avec les Ghrysomélides, et il est difficile de séparer nettement ces 2 familles; tout ce qu’on peut dire, c’est que chez les Longicornes, les mandibules sont plus robustes, plus aiguës, que le corps n’est jamais globu-
* Un seul genre, Spondylis, a 5 article.s aux larses.
leux ni ovalaire , que les antennes sont plus longues el plutôt atténuées que renflées vers l’extrémité.
On trouve ces insectes soit sur les fleurs, soit sur les arbres où leurs larves ont vécu; quelques-unes, dont les élytres sont soudées, se trouvent à terre et se réfugieiil sous les pierres.