fiilliiiann, p
26 s. T. COLERIDGE.
promior nmoiir. le giiérircnl dos suites de In première ntlaijuo de rôverie mélaitli\ si(|iie suljieà Ciirist's Hospil.d. De seize à dix-neuf ans il parait avoir été presque lieui-eux. « Quelles heures de paradis... quand j'accompai^nais les Miss Evans chez elles le samedi. Nous rapportions là, les soirs d elé, le butin de tous les jardins à six milles à la ronde, avec un sonnet, ou des vers d'amour i)our envelopper le bouquet '. » C'est une gravure de Bartolozzi, et Piotin semble assez oublié. •
Mrs Evans était une veuve dont il avait fait la connaissance, ayant protégé son fils au collège. (( Je l'aimais comme une mère. Elle avait trois filles et naturellement je tombai amoureux de l'aînée (Mary). Depuis ce temps (1788) jusqu'à ma dix-neuvième année où je quittai le collège pour Cambridge, ce fut l'ère de la poésie et de l'amour *. » Cet amour n'avait encore rien de romantique, quoiqu'il ait essayé de se persuader plus lard qu'il s'était « efTorcé d'étouffer une passion pendantcinqans ». Nous avons ses lettres, qui sont adressées à la mère et aux s(eurs, aussi souvent qu'à la bien-aimée. Il corrige ses fautes d'orthographe, lui envoie des vers, et déjà un peu prédica teur, lui recommande de n'être pas vaine de sa beauté. IN'ul-èlre l'amour n'était-il là que prétexte à la poésie. Car la poésie avait apparu après la versification quoique encore tout embarrassée dans les épithèles convenues et les abstractions personniliées au goût du jour. C'est dans la Monoilie à Chatlerlnn et dans Vdilf sur lu cliiile di' la /idsiille ([uon sent pour la première fois un poète.
C'est, en un sens, le même sentiment révolulion-
1. I.'l/crs, conrcr.salioiis. vAc. ctl. Iiy l'IioDias .Mlsup, p. 170.