‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 111 sur 191 · Lelteis, p. 2S · texte numérisé non relu

Lelteis, p. 2S

3. Lettre à Wadc (mars 1801), dans Col Ile, Réminiscences p. To'ù.

4. Letlers from l/ie Lake l'or/. ■< {lo Daniel Stuarl). oct. 1800, p. 1».

Ce qui nous donne exactement la mesure de la connaissance qu'il avait de l'Allemagne c'est le choix des poésies qu'il traduisit à son retour en Angleterre et publia en divers journaux '. Ce sont souvent des imitations plutôt que des traductions, ou des expériences de versification qui ne prouvent pas un bien grand amour de la littérature allemande pour elle même. Le seul fragment qui conserve une trace des études de Coleridge sur le Moyen Age allemand est la traduction d'un passage d'0//'n(/ '^ Tout cela n'a donc qu'assez peu d'importance. Ces traductions de poètes de second ordre comme Stolberg, ou d'épigrammes sans valeur, ne sauraient démontrer qu'il est allé bien avant dans la connaissance de l'Allemagne.

Restent deux œuvres de longue haleine, la Vie de Lessing projetée en Allemagne, et la traduction du Wallenslein de Schiller, exécutée en Angleterre au retour d'Allemagne pendant l'année 1799-1800.

Or la première n'a jamais été menée à bien et on a même des raisons de penser que Coleridge ne dépassa jamais la période de préparation.

Quant à la traduction de M'allenslein, c'est sûrement une œuvre de grand mérite, mais qui ne prouve pas qu'il ait admiré Schiller. Entreprise par hasard, à la sollicitation d'un libraire qui avait acheté un manuscrit de Schiller et le droit de traduction en Angleterre, à faire paraître en môme temps que l'original serait publié en Allemagne, l'œuvre ne fut pas du choix de Coleridge. 11 la trouvait « ennuyeuse » et parlait du « dégoût profond et indicible » qu'il avait éprouvé a faire la traduction du «maudit Walknstein^)).

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