Co(eri(((je and Oinum EaLing, p. 19iJ-199, 20G
2. Collles lierniniscenccs, p. 3i3 cl siiiv.; Japp, p. 97 et suiv.: Dt' Quincey Mémorial", t, I, p. 120 et suiv.
c'étaient toujours les conférences de la lioyal Institution, qui finirent par être faites au commencement de l'année ISOS. On jugera de l'état mental deColeridge d'après ce petit fait : il renonça à parler d'art, comme il s'y croyait préparé par son voyage en Italie, parce qu'il ne pouvait « compter sur assez d'énergie pour se mettre à la recherche des livres de gravures italiennes ' ».
Nous ne connaissons les conférences de 1808 que par quelques lettres, et des notes prises par un futur ami de Coleridge, H. C. Robinson. Goleridge paraît avoir donné généreusement tout ce qui lui venait à l'esprit, tous les résultats des années de lecture et de rêverie qu'il venait de passer. Les notes prises à la deuxième leçon, sur Shakespeare, laissent une impression troublante.il semble que le malheureux auditeur n'ait pu saisir que des phrases détachées et sans connexion. Il y fut question de la mythologie grectjue, des origines de la tragédie, du polythéisme grec et du mahométanisme, de l'essence de la poésie, qui est l'universalité, et à la fin Coleridge dit un mot du caractère d'Hamlet-.
Ces conférences ne paraissent avoir été (ju'une adaptation [)0ur le public anglais. (|ui l'ignorait totalement, de la criti((uc allemaiule tie llerder, de Lcssing et peut-être de Schlcgel, dont Coleridge avait pu lire au moins les écrits de jeunesse. Il ne prit pas sa tâche au sérieux et lit cependant beaucou[) d'impression. Un essai d'interprétation philosophique des œuvres littéraires était quchpic chose de si nouveau «ju'on vit une œuvre de génie dans cette traduction de la