‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 162 sur 191 · j/jinwn':> Diaii/, l. 1, p. I!U · texte numérisé non relu

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PREDICATIONS. 303

VVordsworth et les siens trop longtemps et trop profondément pour que cette affection pût jamais cesser.

11 lui assura que depuis qu'il l'avait quitté, ses carnets de notes avait été ses seuls confidents, qu'il n'avait jamais douté un instant de sa parole, qu'il n'avait jamais cessé, dans son angoisse et son endurcissement de cœur contre lui, de l'honorer et de l'aimer.

Malgré tout il y avait quelque chose de nouveau, l'indépendance de Coleridge vis-à-vis de Wordsworth, et le sentiment que tous deux avaient, qu'ils n'étaient plus faits pour se comprendre ^

Wordsworth, avec son calme olympien, résumait sa pensée devant Robinson en disant que personne ne l'avaitcomplètement compris, sans excepter Coleridge. qui n'était pas assez heureux pour entrer dans ses sentiments. « Je suis moi-même, ajoutait-il, le plus heureux des hommes et aucun des hommes qui ne partagent pas ce bonheur, qui vivent dans un état de hâte continuelle, et dont le bonheur dépend des opinions d'autrui ne peut comprendre les meilleurs de mes poèmes '-. »

En tous cas cette réconciliation rendit un moment le courage à Coleridge, et le succès vint le récompenser.

Après les conférences vint le théâtre. La tragédie romantique de 1797, Osorio, refaite, fut jouée à Drury Lane en janvier 1813, sous le titre de liemorse, sur la recommandation de lord Byron.

Ce fut un triomphe pour l'épocjuc, vingt représentations et près de 400 livres (10000 francs) pour l'auteur ^.

i. Lellers, p. 59ti-7; Thomas Poole and lus Friends, t. II, p. 244; Campbell, lxxxvi.

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