‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 168 sur 191 · P. H:Mo · texte numérisé non relu

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Mais de pareils principes ne peuvent trouver place clans l'esprit commercial, qui na pas et ne peut pas avoir d'autre fin que lui-môme. C'est lui qui a créé la loi des pauvres^ ce fléau. C'est une loi ronDiierriale, c'est l'aboutissement de Tesprit commercial sans inlluence compensatrice pour l'éclairer, sans l'esprit de l'Etat.

Coleridge croit que les sociétés anciennes l'avaient, cet esprit de l'État. Il oublie qu'elles avaient aussi l'esclavage. Quelle aurait été, se demande-til, l'impression du Sénat romain ou de l'assemblée des Athéniens, si on était venu leur proposer « d'assembler par milliers dès leur enfance, des hommes, comme des parties d'un puissant système mécanique, sans que les employeurs aient pris aucun engagement de combattre ces conditions funestes par l'éducation, la discipline ou des règlements eiïectifs, si on leur avait dit qu'en cas d'insuccès de tout ou partie des entreprises, les auteurs se tireraient d'affaire comme ils pourraient, et laisseraient a la merci de la communauté et à la sollicitude de l'Etal, ou peut-être à la famine, à la violence, puis à la vengeance des lois, la multitude misérable et probablement turbulente qui serait alors sans emploi et sans utilisation possible ' »?

Coleridge paraît ici se contredire et faire appela l'État, alors qu'il a protesté que la réforme devait venir des individus, mais il a très bien vu les phénomènes sociaux qu'il avait sous les yeux.

Los (''chelons iulernn''diairf.s, les plus iniporlanls do rôcliclle socialo soiiL brisés, et l'esitérance qui dislinf,'U(' riioUMui' liiire de l'esclave isl élcinle... Les paysans s'empressent, pour que les eufanls puissent ajouter quelque chose à leur maigre pitance, de les envoyer dans

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