‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 185 sur 191 · Memoir of Sara Coleridge, t. I, p. HO · texte numérisé non relu

Memoir of Sara Coleridge, t. I, p. HO

360 S. T. COLEIUDGE.

peut dire d'une façon générale que la philosophie de Coleridge n'est nulle part ailleurs que dans sa vie. Elle n'est que la croyance à un idéal qu'il s'efforça toujours de ramener à la raison, mais qui lui avait été fourni parla religion. S'ifavait négligé sa tâche d'apologiste, il aurait pu vivre plus heureux, mais comment lui reprocher d'avoir voulu prouver qu'il était dans le vrai, puis qu'il croyait au vrai? S'il s'était contenté d'une vie morale, d'un impératif catégorique, il n'aurait pas été Coleridge.

Mais on peut dire que ses dernières années rendent un témoignage éclatant, non seulement de la sincérité, mais de l'efficacité de sa croyance

Dans les longues souffrances de sa lin, de 1S30 à 1834, il vécut heureux. Si les visiteurs d'un jour s'y trompèrent parfois, ceux (jui étaient auprès de lui furent tous frappés de ce développement spirituel qui acheva sa vie.

Vous .savez, écrit encore sa fille, coinnie il souffrit cruellement el longuement de sa mauvaise santé. Ceiiendaul, jusqu'à la (iii, il semblait éprouver de telles jouissances intellectuelles que nous n'étions pas tentés de prier pour le voir délivré immédiatement de la vie, et, quoique ses infinnités eussent cruellement augmenté dans ces dernières années, la vie et la vigueur de son esprit étaii'ut si gramles qu'elles ne faisiiienl guère songer à une mort |irocluiine. La fragile niJiison d'argile éluil si illuminée que son état de délabrement était moins perre|)tible.

Mrs.riillmann,ehe7. (|uiil vivait depuis dix huit ans, parle encore de « l'iulluence de sa helle nature morale sur les gens de ludre maison... de son esprit de pardon et de son soin de n'offenser personne, à moins que le devoir ne l'obligeât à dire la vérité sans nu-nagemeut, de son caracli're doux cl gai, el de tant

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