Lellers, p. 81, iiSoulhey, ISseplenibrc 1"'J
2. Lellre de Southey dans Cestre, p. 124; Campbell, |). xxii.
(( Shad vient avec nous, il est mon frère! » Un camarade de collcg-e que Coleridge essaye d'endoctriner s'enfuit, « ne pouvant répondre de sa propre raison dans le voisinage d'un fou de génie », et dit que la « force de l'imagination de Coleridge avait enivré sa raison et que la subtilité de sa raison a donné l'influence prépondérante à son imagination ». « Il y a quatre mois, ajoute magnanimement Coleridge, la remarque aurait été aussi ingénieuse que juste. Maintenant elle ne signifie rien K »
Peu à peu tout se gâta. D'abord Coleridge commence à pénétrer le caractère de Southey avec une lucidité redoutable et le malheureux dit ce qu'il voit. Comme Southey essaye d'exercer une surveillance sur les sentiments de Coleridge pour sa fiancée, et veille à la régularité de la correspondance, Coleridge lui écrit : (( La précipitation est un tort. De même qu'on peut se trop bien porter, il peut y avoir pléthore de vertu.... Votre simplicité rigide, votre rectitude vous rendent trop hàtif dans vos décisions. Ne vous trompant jamais, vous sentez plus d'indignation contre l'erreur que de pitié pourelle.... ». On ne peut pas conserver un ami quand on le connaît si bien, et il y avait dans cette franchise bien des promesses de rupture -.
Les derniers mois du séjour de Coleridge à l'Université furent tristes. 11 s'efforçait d'oublier sa passion pour Mary Evans et prenait pour cela des remèdes dangereux, fréquentant assidûment une jeune actrice, Miss Brunton, qui passait, dit-il, pour la plus littéraire des belles et la plus belle des lettrées, quand il reçut une lettre, d'un bon sens cruel, de Mary Evans elle-même ^ Cette jeune personne « violait les règles