‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 35 sur 191 · Id., p · texte numérisé non relu

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7 î S. T. COLERIDGE.

imposées à la délicatesse féminine », parce qu'elle avait appris (( qu'il allait quitter l'Angleterre dans une entreprise si absurde et extravagante, que si Me. devait la croire vraie, elle serait obligée d'écouter d'une oreille plus patiente des propositions qu'elle avait rejetces mille fois avec mépris et colère et de s'écrier :

Oh, quel noble esprit a trouvé ici sa perte Piuiné par l'extravagance... »

Elle l'assurait qu'elle n'oublierait jamais qu'elle l'avait aimé comme un frère et, finissant ses adieux sur ce mot de sœur, elle faisait allusion aux instances de sa famille pour lui faire accepter un autre [inMondant.

Là-dessus Coleridge s'aperçut de nouveau qu'il l'aimait à la folie. Il était toujours résolu à épouser Miss Fricker, mais désespéré d'abandonner Miss Evans, que Miss Brunton n'avait pu lui faire oublier. Ce schéma donne l'aspect comique de la situation, mais ses souffrances furent réelles et profondes. C'est alors qu'il écrivit les vers : Sw une découverte fuite trop tard ', où un sentiment sincère perce déjà le brouillard de l'expression. Nous avons un témoignage précieux sur cette crise sentimentale, c'est une lettre de Lamb où celui ci rappelle les souvenirs d'une visite que lui fit alors Coleridge, pour essayer de se consoler en racontant ses peines. « Vous êtes venu à Londres et je vous ai vu alors que votre cœur saignait de blessures récentes. Comme vous, j'étais cruellement tourmenté par des espérances auxquelles il avait fallu renoncer. Vous aviez alors dés chants sacrés, chants de tristesse qui soulageaient Tàmc en

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