‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 45 sur 191 · Visions of the Maid of Orléans, P. W., 70, v · texte numérisé non relu

Visions of the Maid of Orléans, P. W., 70, v

2. 11 ne prit donc pas son grade universitaire, et se disqiialiliait ainsi pour la carrière de clcrgyniaii à laquelle on le destinait.

janvier 179o '. Avec sa mobilité caractérisliqup. il se reprit d'enthousiasme pour tous ses projets, qui faisaient l'objet de ses conversations interminables, avec les œuvres de Berkeley, de Hartley et de Bowles. Mais, pour aller en Amérique fonder une colonie de philosophes, il fallait toujours de l'argent et on n'en avait pas. Oolcridge songea à publier une Revue, mais apparemment le projet ne fut pas trouvé mùr, car il y renonça pour faire avec Southey une série de conférences publiques publiées sous le titre de Conciones ad Pojmiiun. En même temps il faisait la connaissance d'un libraire poète, presque aussi jeune que lui, Joseph Cotlle, éditeur généreux qui lui donna trente gainées pour un volume de vers encore inachevé. L'existence était assurée pour quelque temps avec l'aide de Southey, mais le grand projet qu'avaient formé les deux amis commençait à les accabler. Tout le monde en voyait les difficultés, mais personne ne voulait avoir l'air de l'abandonner le premier.

Déjà on avait abordé des questions délicates. Dans la société future, y aurait-il des domestiques? Shadrack, domestique de la famille de Southey, et ses enfants, seraient-ils traités en inférieurs? « Qu'ils dînent avec nous et soient traités avec autant d'égalité qu'ils voudront, dit Southey, mais qu'ils s'acquittent de cette partie du travail à laquelle leur éducation les a rendus propres. » Pour Coleridge, c'est le renversement de la Pantisocralie, une hérésie inacceptable.

Il trouve que Southey se fait des objections trop redoutables.

« Que la majorité de nos compagnes se trouvent toutes en même temps avoir pour tâche les devoirs de la malcrMllt'. c'est très improbable, et ((uand même

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