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88 s. T. COLEIUDGE.
Bowles, que Porson, le grand humaniste, idolâtre. Il faut entendre Porson t'-rr/iser Godwin, Holcroft et les autres. Ils tremblent devant lui'. » Coleridge est chrétien, nous l'avons vu dans les MrdiltifiiDis- rrUt/i'uises, et ne se sent jtas à l'aise dans le parti où on veut le faire entrer. Il répète toujours qu'il n'est ni Jacobin ni démocrate (ces deux mots, nous l'avons vu, sonnaient mal dans l'Angleterre d'alors), mais Pantisocrate. Ou plutôt il voudrait l'être et ne le peut pas. Il n'y a plus qu'un pas à faire.
Déjà, dans une lettre à son frère George où il s'efforçait de calmer les inquiétudes qu'avaient fait naître les opinions qu'on lui prêtait, il avait déclaré (( solennellement » qu'il n'était pas démocrate, que la Cln(t(' do Robespierre n'était pas une apologie de la Révolution. Il admettait, évidemment, que, dans nos opinions, « Tétat présent de la société n'est pas le plus parfait que nous puissions réaliser ». Mais « savoir comment on peut conduire l'humanité d'un point à un autre est d'une telle difficulté », qu'il laisse cette tâche à (( Celui qui agite la Terre et la fait sortir de sa place, et qui en fait trembler les piliers ». On lui demande ce que l'ami de l'égalité doit faire, selon lui : (( Ne pas parler politique et prêcher l'Evangile^ ».
On sait bien f[u'il a toujours adapté inconsciemment le ton de ses paroles à la pensée de son interlocuteur, mais cela répondait h quelque chose de plus profond dans son esprit qu'une vulgaire prudence. II voulait tout concilier, il était de l'avis de tout le monde, et s'il finit par abandonner le projet de Pantisocratie c'est que c'était une fin. une résolution bien définie, qui en excluait d'autres. .Niais cette