‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 49 sur 191 · Conciones ad Populum, p · texte numérisé non relu

Conciones ad Populum, p

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leur compréhension, par ses préceptes il dirii?ora lenr conduite, par tous les motifs d'action quil renferme il assurera leur obéissance. »

(loleridge avait raisoji d'affirmer plus lard qu'il n'avait [)as changé de politique et que, au moment même où il ('lait accusé des plus grands excès de jacobinisme, il élail déjà conservateur et chrétien, à sa manière. Cette première conférence renferme tout un évangile de christianisme social, tel que l'ont entendu plus tard les Carlyle et les Kingsley. Là où il est le plus convaincant, c'est quand il montre qu'il y a quelque chose à faire pour améliorer des conditions matérielles qui pèsent sur la condition morale de la majorité, qu'il y a hypocrisie à parler prudence, raison et môme morale à ceux (pii vivent au jour le jour [frnm hand lo )noullt).

Mais c'est une idée à peine indiquée, et il ne faut pas se dissiitiuler que c'est surtout le renoncement que Colcridge veut prêcher et dont il veut donner l'exemple. Il ne se fait pas d'illusions sur l'avenir, il semble croire une révolution générale possible et même probable, quoique inopportune. Le rôle du philosophe sera d'en atténuer les horreurs en cultivant en lui-même les sentiments de bienveillance, en se libérant autant que possible de la tyrannie des associations d'idées qui créent les préjugés, enfin en se faisant « une foi pratique dans la doctrine de la nécessité )). Ces principes doivent passer dans la pratique, dans la vie de tous les jours, de lintelligence à la sensibilité. « Soyez forts et cependant faites toutes choses dans un esprit d'amour. » Ainsi se termine, sur un texte religieux, la première conférence adressée par Colcridge aux artisans et aux commerçants de la ville de Bristol '.

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