‹ Coleridge, la vie d'un poèteChapitre 80 sur 191 · Coleridge's Tahle. Talk, 20 juillet 1830, p · texte numérisé non relu

Coleridge's Tahle. Talk, 20 juillet 1830, p

LA POÉSIE NOUVELLE. iil

qui dans leurs promenades incessantes, voulaient (( mettre en vers tout le district des Monts Quantocks ' ».

La vie complète qui avait toujours manqué à Colcridge était enfin venue, et son fruit c'est la poésie originale et libre.

Les Wordsworth étaient venus s'établir à Alfoxden en juillet. En octobre, Coleridge parle de sa tragédie comme d'une chose « finie, transcrite, et qui sera expédiée aujourd'hui, mais sans espoir quelle ait du succès, ni même qu'elle soit jouée- ». En novembre Coleridge et les Wordsworth quittèrent Alfoxden pour une excursion à Linton, un des plus beaux points de le cote nord du Dcvonshire. Us avaient l'intention de payer les frais du petit voyage parla publication d'un poème écrit en collaboration, ce fut le Vieux Marin pour lequel \A'ordsAvorlh fournit quelques idées et quelques vers, mais qui est l'œuvre de Coleridge seul, et son œuvre typique, car la manière même dont il a compris le sujet, peut-être donné par Wordsworth, n'est qu'à lui, et on a pu prendre comme témoignage de la différence radicale des deux âmes cet essai de collaboration manqué '.

La ballade du Vieux Marin est un de ces poèmes qui ne peuvent pas s'analyser, encore moins se traduire. L'élément musical est si important dans cette poésie que toute traduction ressemble à une parodie.

C'est un rêve, et tous les essais d'interprétation, toutes les recherches de sources, ne louchent pas plus à la puissance suggestive de ce rêve, chez ceux qui sont capables de la sentir, c(u'on ne diminuera la terreur de riiallucination, chez les malades, en leur disant

Page 1