Ccstrc. John Thelwall. j). HX
avec Thehvall, approuve encore sa réponse à Durke ', en juin 1796, et l'appelle son chef-d'œuvre-, il est rare, après cette date, qu'il lui parle politique, il essaie plutôt de le convertir à ses opinions littéraires et religieuses. Il veut croire encore qu'un aussi honnête homme n'est pas un athée, et quand il est question de sa visite, il lui parle d'avance de ses craintes de devenir suspect pour avoir réuni dans le même village Coleridge, Wordsworth et Thehvall. Il craint ((uc « des émeutes, et des émeutes dangereuses, ne puissent en être la conséquence ». « La question de savoir si comme moralistes nous serions justifiés en hasardant le mal certain d'exciter les passions malignes pour le bien incertain qui pourrait résulter de notre vie dans le même voisinage, mérite d'être examinée », dit-il. En un mot Thelw ail le compromet, et il y a longtemps qu'il ne partage plus ses opinions.
Quand il a surmonté ses craintes il écrit à un ami, pour le rassurer sur les conséquences de sa démarche, que, (( si des jours de trouble et de tempête devaient venir, il est très probable que l'innuencc de Thehvall serait grande sur les classes inférieures ». On pourrait s'en servir au besoin, et « il ne serait pas d'une mince utilité pour la cause de la Vérité et de l'Humanité que Thehvall passât quelques années dans notre société, ce qui disciplinerait son impétuosité naturelle, lui apprendrait la patience et un salutaire scepticisme, et les lentes énergies d'un esprit calculateur^ ».
Ainsi Coleridge ne songeait qu'à convertir le seul
■1. The Rif/his of Nature, 1796.