CHAPITRE XII
Intrigues des Guises contre Odet et d'Andelot. —
Défection momentanée de celui-ci. —
Traité de Cateau-Cambrésis. — Coligny est rendu à la liberté. —
Appréciation du traité. —
Nous ayons essayé d'expliquer la transformation qui s'accomplissait dans Pâme du prisonnier du château de Gand. Mais; nous Pavons dit, Goligny ne devait céder que peu à peu à ses convictions nouvelles. Ce n'est que dans l'année qui suivit sa sortie de prison qu'il entra résolument dans les rangs des réformés.
Son frère, d'Andelot, l'avait précédé dans cette voie; l'opinion publique soupçonnait Odet, le cardinal, de s'y engager également, et c'est pendant que l'amiral était captif en Belgique que se passèrent deux faits que nous devons mentionner.
François de Guise et son frère le cardinal de Lorraine avaient conquis auprès du roi la première place, l'un par ses brillants services militaires, le second par son habileté ; le mariage de leur nièce avec le dauphin François portait leur faveur au comble ; la captivité du connétable et de Goligny semblait leur avoir laissé toute liberté d'exercer leur influence. Et cependant ils savaient que Henri II ne les aimait pas et que Anne
de Montmorency était resté son conseiller de prédi tion (1).
Les deux Lorrains avaient donc compris que le p^Ju sûr moyen pour eux d'affermir leur autorité et d, s'imposer à tous était de prendre hardiment la têtc^ di parti catholique, et de rendre suspects aux yeux du roi les Ghàtillons, que Ton commençait à accuser d'ô tre favorables à l'hérésie. Le cardinal de Lorraine recourut à un parti très habile. Il sollicita du pape un bref pour établir en France l'inquisition telle qu'elle régnait en Espagne ; Paul IV, dont nous connaissons le fanatisme, n'avait pas besoin d'être excité dans ce sens; il publia le 26 avril 15I>7 un bref pontifical qui instituait en France trois grands inquisiteurs : les cardinaux de Lorraine, de Bourbon et de Ghâtillon. Le Parlement de Paris eut la faiblesse d'approuver ce bref, te 15 janvier 1558, quoique l'inquisition fût odieuse a.ux Français. Le cardinal de Lorraine, dit à ce sujet Théodore de Bèze, avait « usé ainsi d'une merveilleuse rtise envers celui de Ghâtillon, sachant qu'un contre deux ne ferait point de nombre, espérant que par ce moyeu il le mettrait comme à la géhenne, et que, s'il se déclarait favorisant en sorte quelconque ceux de la religion, ce serait le vrai moyen de le désarçonner et de lui faire perdre tout crédit et à ses frères (2). » Odet vit immédiatement le piège ; s'il acceptait, il était oblige de sévir contre la Réforme; s'il refusait, il se dénonC alt
(1) La Place affirme que l'absence et la captivité du connétable n* crn * péchaient pas le roi de le consulter sur toute chose.
(2) Histoire ecclés. des Églises réformées. ÉdiUon de 1883 (t. Ier ' p. 137).
eu quelque sorte aux yeux de la France catholique. A ce moment, ses convictions nouvelles n'étaient pas assez formées pour l'engager à une démarche décisive. Ce n'est que trois ans plus tard qu'il devait embrasser ouvertement la Réforme. Mais il réussit à se soustraire au périlleux honneur que voulait lui conférer le pape. D'ailleurs, le projet d'établir l'inquisition en France devait bientôt être écarté par suite de la défaveur publique qu'il rencontra.
Ne pouvant réussir dans leurs projets contre l'aîné des Châtillons, les Lorrains songèrent à dénoncer d'Andelot. François de Guise, dit de Thou, désirait enlever au frère de Goligny sa charge de colonel de T infanterie française, l'une des plus considérables du royaume.
Son ambition hautaine fermait son cœur à tout sentiment de reconnaissance envers le courageux soldat auquel, plus qu'à tout autre, il était redevable de la prise de Calais. Dénoncer d'Andelot n'était pas difficile; c'était une franche et loyale nature; il ne cachait guère les croyances protestantes qu'il avait rapportées de sa captivité d'Italie. Le cardinal de Lorraine était bien l'homme fait pour conduire cette intrigue. En mai 1558, il avait eu l'occasion de rencontrer Granvelle, évêque d'Arras, l'ancien conseiller de Charles-Quint, devenu l'inspirateur de Philippe II. Granvelle avait déploré la guerre par laquelle étaient séparés deux grands rois qui avaient à combattre un même ennemi également redoutable pour tous deux : l'hérésie ; l'hérésie qui comptait des partisans jusque dans la cour de France ; et, précisant, Granvelle avait nettement dénoncé d'Andelot. Le cardinal de Lorraine ne manqua pas de rap-
porter à Henri II cet entretien. Or, il se trouvait qr*ae, précisément alors, d'Andelot, qui séjournait dans ses terres de Bretagne, y faisait prêcher hardiment la l?ié. forme par les ministres Carmel et Loiseleur, dont les succès étaient très grands. Le roi fut fort irrité par c^es nouvelles, et enjoignit aussitôt à d'Andelot de venirv, à son retour de Bretagne, le trouver à Monceaux, maison de campagne de la reine mère. Dès qu'il le vit, il lui rappela tous les bienfaits dont il l'avait comblé, et lui déclara que, « pour cette cause, il n'attendait^rien mains de lui qu'un révoltement de la religion de son prince ; » puis, s'animant, il lui reprocha non seulement d'en t. retenir des prêcheurs de la doctrine nouvelle, mais d'avoir assisté aux assemblées des luthériens auPré-axix- Glercs, de n'aller plus à la messe, à laquelle on ne l'avait pas vu pendant toute l'affaire de Calais, et ^nfin d'avoir envoyé des livres de Genève à l'amiral en sa prison.
A cela, d'Andelot répondit avec une dignité calDû e > reconnaissant tout ce qu'il devait au roi et rappel ^ ût qu'en retour il n'avait rien épargné pour son servi <#• « Vous ne trouverez aussi étrange, ajouta-t-il, si, af>^ s avoir fait mon devoir à votre service, je m'étudie ^ chercher mon salut. » Puis, reprenant les chefs d'ac? ^usation, il confessa fermement qu'il avait fait prôc^ï^ une doctrine « sainte et bonne, prise du vieil et du Nouveau Testament, approuvée des saints concile^ et de la première Église. » Il n'avait pas assisté Z-****assemblées du Pré-aux-Clercs, mais il les approu^^ hautement. Quant à la messe : « Si Votre Maje^^, dit-il, s'était étudiée à s'enquérir de la vérité, vous t*~ en
pourriez assez louer et magnifier la bonté de Dieu, lequel m'a tellement ôté le voile d'ignorance que je m'assure avec sa grâce de jamais n'y aller. » II avait, du reste, envoyé à son frère un livre plein de consolation. <( Par ainsi, dit-il en achevant, je vous supplie, Sire, de laisser ma conscience sauve, et vous servir du corps et des biens qui sont en tout vôtres. »
« Le roi, dit Théodore de Bèze qui nous a conservé le récit de cette scène, trouva fort étrange ce propos. » C'était la première fois qu'il rencontrait un protestant qui osât lui parler en face. Cette misérable hérésie, dont il faisait pendre ou brûler les partisans dans tous les carrefours de Paris, osait donc s'affirmer devant lui, et celui qui la représentait était l'un des premiers seigneurs du royaume. Le scandale était grand pour un roi qui n'entendit jamais rien aux choses de la conscience et aux yeux duquel le premier devoir d'un sujet était de suivre la religion de son prince. Le cardinal de Lorraine était présent; il ne laissa pas échapper cette occasion, poussa d'Andelot à bout en lui disant qu'il était « en très mauvais train. » Alors d'Andelot, irrité : a Je suis très certain de ma doctrine, dit-il, et vous savez mieux que vous ne dites, monsieur le cardinal; j'en appelle votre conscience en témoin si vous n'avez ci-devant favorisé cette sainte doctrine » (il faisait évidemment allusion au rôle de conciliateur entre les deux partis que le es "dînai avait souvent affecté Je jouer [1]), « mais, ajou |fc^ionneurs et les ambi-
(I) » Un l'o ;•"
■ | el l'appron ■•leurs les Alii
tions vous en ont du tout détourné, voire jusques persécuter les membres de Jésus-Christ ! »
C'était trop pour le roi. Montrant le collier qu d'Andelot avait au cou : « Je ne vous avais pas donn cet ordre, lui dit-il, pour en user ainsi, » et, sur 1 réponse de d'Andelot, qu'il ne l'avait pas accepté a prix de sa conscience, le roi, furieux, saisit un plat qi se trouvait devant lui, le jeta à terre et en blés* le dauphin qui était à ses côtés, puis il fit arrêter d'Aï delot par ses archers et donna Tordre de renferm< à Melun. Quand le pape apprit cela, il trouva que ! roi se montrait trop clément et, dans une conversatic avec le chargé d'affaires de France à Rome, il exprin avec amertume son indignation de ce qu'on ne l'ava pas fait brûler sur-le-champ.
Les Guises avaient atteint leur but; la charge c colonel général de l'infanterie française, qui depuis longtemps appartenait aux Châtillons, leur était retira et passa à Biaise de Montluc, l'implacable ennemi d< protestants.
Quant à d'Andelot, il resta d'abord inébranlable reçut dans sa prison des lettres de Calvin. 11 écrivit i roi un exposé détaillé de ses croyances, se déclarai prêt à le servir en tout, pourvu que sa conscience fi sauve. Mais le cardinal de Lorraine fit venir auprès < lui, dans sa prison, dit Bèze, « un docteur nomn Ruzé, confesseur du roi, homme stylé à la courtisaner et à la sorbonique. » Les efforts de ce personnage, q' ne justifiait que trop son nom, furent d'abord inutile d'Andelot tenait ferme : il écrivit môme aux membr* de l'Église de Paris, à la date du l or juillet 1558, ui
1 pleine de courage (I). Tous les regards des pTOilu royaume étaient dirigea -vers sa prison, s cependant conversait chaque jour avec lui, et ■' ;i lui persuader qu'il pouvail an moine assister à la messe ei satisfaire ainsi le désir du roi. La conscience du frère de Colïgny ne pouvait accepter ce ORoproBÛs sans une sourde protestation, mais les in- ^'aiilos supplications de sa femme l' ébranlaient. Lors- 'l'i'i n apprit qu'il allait céder, ce fut un cri de douleur e * de honte dans tout le parti protestant. Les distinctions comniodes delà casuistique « sorbouique » révoltaient *»■ loyauté huguenote. Assister à la messe dans un tel moment, c'était une vraie désertion de la cause, «ta-card. pasteur de l'Église de Paris, envoya à d'Andelot **t*0 énergique remontrance; il lui rappela qu'un «grand Peuple n avait les yeux sur lui et l'exhorta à a achever Hi l^lemenl sa course si briesve en le mettant en face ' '*-* l'éternité, u Cette exhortation fut vaine. D'Andelot, t " t *-^onle Théodore de Bèze, consentit à ce qu'une messe ^t dite eu sa présence, sans autre abjuratvm rcrl>iile, " f i[ obtint ainsi de sortir de prison; mais l'historien ^VSoute : « Ce que, néanmoins, il reconnut depuis avoir Ml par grande infirmité qu'il a toujours condamnée isques à sa mort et amendée par tous les moyens qu'il le Me désirer. Mais cela ne laissa pas d'être urne pour lors en grand scandale (2). » Le pasteur de
(I) Voir le Bulletin de la Société iThist. du protut. fronçait (1. III,
■ ■ î: Uni. <■<■<■/. (t. 1=', p. 170). 11 faut lire sur cet épisode l'article de mel : Jean Matant, un on de minittére à Paris, sous Henri 11. Bulletin île la Sot: d'hUt. du protett, fronçait, (t. XXVI |.
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l'Église de Paris lui reprocha sa faiblesse avec une fidèle énergie, et il ne fallut pas moins que le dévouement, désormais inviolable, de d'Andelot à la cause réformée pour effacer le souvenir de cette faute que lui-même ne se pardonna jamais.
L'amiral, cependant, restait toujours captif à Gand; mais le moment approchait où la paix devait se conclure entre la France et l'Espagne. Les succès de François de Guise à Calais et à Thion ville (23 juin 1558) avaient été compensés par la déroute que, le 13 juillet, le comte d'Egmont avait infligée à Tannée du général de Termes, à Gravelines.
Philippe II désirait vivement mettre fin aux hostilités, et sa pensée dominante à ce moment déjà était l'union des puissances catholiques pour arriver à écraser l'hérésie. D'autre part, le connétable, dont l'influence sur Henri II restait, comme nous l'avons vu, fort grande, ne pouvait plus supporter sa captivité qui, en se prolongeant, augmentait chaque jour l'influence des Guises. Ceux-ci essayèrent d'abord de continuer la guerre, qui avait été si favorable à leurs intérêts particuliers. François de Guise fit des efforts acharnés auprès du roi, « me remontrant tous les jours, écrivait celui-ci à Montmorency, que j'ai plus de moyens de faire la guerre que j'en eus jamais, et que je n'en saurais tant perdre, faisant la guerre, que j'aurais si vous venez d'accord (1 ) ; » mais les Guises comprirent que le roi voulait en finir; d'ailleurs, le cardinal de Lorraine
(t) Voir dans Delaborde (t. I or , p. 345) cette curieuse lettre où l'on devine à quel point Henri II se sentait obsédé par les Guises,
t entendu avec llranvelle, et, comme il voulait
assurer la grandeur de ea maison en se mettant à la
l&te il 1.1 parti catholique, le concours de Philippe II lui
Aevenail nécessaire. Aussi, dès que les négociations
tamèrenl avec L'EBpagne (septembre 1558), il obtint
<*y prendre part. Le 17 octobre, on conclut à Cercamp
m&e suspension d'armes qui dut être plusieurs fois
>'*'ii,,i|\elrc La mort de Marie Tudor arrêta quelque
tf -*tiïji^ les pourparlers, mais on les reprit bientôt,
Gomme g*gâ de sa bonne volonté, Philippe II rendit,
(XkO^rennant rançon, la liberté au connétable, qui put
» i tter les Pays-Bas le 14 décembre, et vint direc-
- trient à Saint-Germain, où Heuri II lui fit l'accueil le
*ios empressé. Il profita de cela pour présenter an roi
**S neveu d'Andelot, que Henri reçut avec beaucoup
comme si rien ne s'était passé. Diane de
**^»iliers, que l'ambition des Guises commençait à
1 ** rjuiéier profondément, se tournait vers Montmorency.
'«•ii.biil ce temps, Goligny traitait avec Einmanuel-
'iiilibert la question de sa rançon, que le duc de Savoie
^"Vait fixée au chiffre énorme de cinquante mille écus
***or au soleil ; Charlotte de Laval dut, pour les trouver,
*V*.în; appel an dévouement de ses vassaux. Enlin, au
K*^*~-iiimencement de février loîiD, Goligny put s'achener vers la France. Sa captivité avait duré dix-sept lis.
Le 2 î avril de cette année fut conclu, entre les puisnces belligérantes, le fameux traité de Cateau-Camésis. Marie Tudor, l'épouse de Philippe II, étaitmorte «, répétant la parole fameuse : « Ouvrez mon corps, TOns trouverez le nom de Calais écrit sur mon cœur; »
la protestante Elisabeth venait de lui succéder. L'ai liance entre l'Espagne et l'Angleterre était donc rompue de fait. Philippe II, nous l'avons vu, était las de la guerre (1). D'autre part, le roi, le connétable et les Guises avaient également |hâte de conclure la paix, chacun en vue de ses intérêts particuliers. Nul, en cette occasion, ne songea vraiment à la grandeur de la France. Si Coligny avait été mêlé à ces négociations, on peut être certain qu'elles auraient pris une autre direction et qu'il eût défendu énergiquement, comme à Vaucelles, les intérêts du pays.
En réalité, le traité de Cateau-Cambrésis imposait è la France de bien durs sacrifices. Elle garda Calais; mais, pour ménager les susceptibilités anglaises, elle s'engagea à le restituer dans huit ans; c'était là une clause à laquelle personne au fond ne croyait. L'empire laissa à la France les Trois-Évêchés. Henri et Philippe se jurèrent amitié perpétuelle, et s'engagèrent à hâter la réunion d'un concile général pour amener toute l'Église chrétienne à l'union. Philippe devait épouser Elisabeth de France, fille aînée du roi, alors âgée de treize ans.
Emmanuel-Philibert, duc de Savoie, vainqueur de Saint-Quentin, enrichi par les rançons de tant de capitaines français, devenait beau-frère de Henri, par son alliance avec sa sœur Marguerite, et reprenait presque
(1) Il écrivait le 12 février à son ministre Granvelle : « J'ai déjà dépensé un million deux cent mille ducats que j'ai retirés d'Espagne... et j'ai besoin d'un autre million d'ici au mois de mars prochain... L'Espagne ne peut rien faire de plus pour moi. Il me semble être en tels termes, que sous peine de ruine, je me doive accommoder... Qu'à aucun prix on ne rompe. » Voir H. Martin (Hùt. de France, t. VIII, p. 476).
COLIGNY AVANT LES GUERRES DE RELIGION, loo
tous ses États, la Savoie, la Bresse, le Bugey et plus de la moitié du Piémont. C'était laisser les ennemis de la France aux portes mômes de Lyon.
Henri abandonnait, en outre, tous ses alliés d'Italie, <pxi s'étaient compromis pour lui. Il rendait à Philippe Maorienbourg, Thionville, Yvoi, Damvilliers, Montmédy. Les meilleurs capitaines français, Monluc et Birïssac protestèrent avec énergie. François de Guise résista à son frère, le cardinal de Lorraine, et dit au r oi : « sire, vous voulez donner en un jour ce que ne v ous ôteraient pas trente années de revers. » On ne P^ria pas des stipulations secrètes; mais la suite devait prouver que l'un des points sur lesquels Granvelle et Glxarles de Lorraine ayaient le plus insisté était l'union ^^ toutes les forces des deux royaumes pour Texter- ^ixiation des huguenots (1). Telle fut la fin humiliante Povir la France du sanglant duel qui avait mis aux Prises depuis plus de quarante ans la maison d'Autriche les Valois.
C *) m Soudain que la paix fut faite, M. le cardinal de Lorraine, qui en J^^It été l'un des premiers entremetteurs, déclara, en plein Parlement, que °S»inion du roi avait été de la faire à quelque prix et condition que ce fût, I****!* de là, en avant, vaquer plus à son aise à l'extermination et bannissement de l'hérésie de Calvin. » (Et. Pasquier, livre IV, lettre 3, cité par **- Delaborde.)