‹ Coliques sèchesChapitre 13 sur 16 · TE 07 RU · texte numérisé non relu

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ne se produisent pas, de façon à évacuer le poison. Employer la pompe stomacale. Comme antidotes proprement dits : le soufre, les limonades sulfuriques, l’acide sulfhydrique, rendent le plomb inoffensif en en faisant un sulfate insoluble. L’eau albumineuse forme un albuminate de plomb, insoluble aussi : plus tard, il faudra avoir recours aux purgatifs pour évacuer ce qui reste du poison.

Enpoisonnement chronique. — Nous avons ici à envisager le traitement des accidents spéciaux et le traitement général. Celui-ci comprend lui-même deux méthodes, selon que l’on veut: {° éliminer le poison; 2° le rendre insoluble.

Traitement général. — 1° Méthode d'élimination : citons tout d’abord le fameux traitement de la Charité, importé en France en 1602 par des religieux italiens, qui, s’il est un peu compliqué comme formule, est du moins très rationnel. Il est à la fois purgatif, diaphorétique et calmant, et résume, ainsi qu’on va le voir, les principales indications que l’on cherche à remplir de nos jours.

Les purgatifs salins, après avoir été très employés, ont fait place aux drastiques et en particulier à l’huile de croton. Tanquerel et Grisolle surtout ont préconisé son emploi : «Il »ne faut pas craindre, dit Grisolle, d’insister sur les purga- »tifs, surtout sur les drastiques; ce n’est pas, ajoute-t-il, un »des points les moins curieux de la colique de plomb, que de »voir les malades qui succombent après avoir pris des doses »souvent considérables de drastiques, ne présentant néan- »moins pas même de la rougeur dans le tube gastro-intes- »tinal.»

Les éliminateurs sudorifiques ont aussi leur utilité dans élimination du poison. Les bains de vapeur, le jaborandi, la pilocarpine ont été tour à tour employés.

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L’iodure de potassium, introduit en France dans le traitement de la colique de plomb par Guillot et Melsens, joue le rôle d’éliminateur toxifuge; il aurait pour action de solubiliser le plomb qui est comme en réserve dans l'organisme, et de Île faire éliminer par les reins en plus grande quantité et d’une façon continue. Mais, précisément à cause de cette solubilisation, il faut aller doucement et ne pas dépasser 2 gr. par jour (la dose moyenne est de 0 gr. 50 à 1 gr. 50). Sinon, il se produirait des coliques et de lencéphalopathie, dues à ce que le plomb serait mis en circulation en trop grande quantité à la fois. Le bromure de potassium a été mis en usage par Gubler, et iei à l’action éliminatrice se joint une action sédative. La dose est de 8 à 10 gr. par jour.

2 La méthode d’insolubilisation consiste à rendre le plomb insoluble ou à le neutraliser. On a employé, dans ce but, le soufre, l’acide sulfurique, avec l'intention de former un sulfate de plomb qui est, dit-on, inoffensif. Les bains sulfureux ont aussi été employés pour former avec les molécules plombiques, du sulfate de plomb, lequel colore la peau en noir.

Le traitement des accidents spéciaux s'adresse aux coliques, aux paralysies et à l’encéphalopathie. Ce traitement solidaire de celui que nous venons d’exposer, se fait concurremwent avec lui, et use d’une partie des mêmes moyens. Nous ne parlerons donc que de ceux qui n’ont pas encore été cités.

Les coliques seront calmées par l’emploi de cataplasmes laudanisés, et souvent aussi par les révulsifs. Nous avons vu ce moyen employé déjà par M. Bérenger-Feraud pour les coliques nerveuses, et M. Grisolle le recommande ici pour la colique saturnine.

L’opium, si les douleurs sont très vives, pourra être employé et cela à la dose de 10, 15 et jusqu’à 40 centigrammes

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