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AURA An TE nr Tes. 180 gr.
On continue les onctions belladonées et les cataplasmes. 6 h. soir. Le lavement a été simplement rendu, la fièvre a
(1) À la Guyane, le bacaliau et le couac constituent la principale nourriture sur les placers, dans les quartiers et même au chef lieu. Le couac est la farine de la racine de manioc, ràpée, pressée, boucanée, qu'ou fait ensuite rissoler. Le bacaliau est une espèce de morue de qualité inférieure, provenant de l'Amérique du Nord. Elle est plus petite et plus mince que la morue ordinaire (espagnol : bacalao; portugais : baca— 1hào. — Morue) (D' Orgéas).
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cédé; les douleurs sont moins vives, les crises n'apparaissent que toutes les 2ou 3 heures. Voyant l’amélioration qui s’est produite, nous faisons prendre encore à ce vieil impaludé 0,50 centigr. de quinine.
19 septembre. En arrivant auprès de notre malade, nous apprenons qu’à 10 h. 30" du soir, une abondante débâcle de matières bilieuses s’est produite. Plus de coliques, encoreun peu d’endolorissement. Le malade a passé une assez bonne nuit. Prescription: potage, un œuf, vin de Bordeaux, 1 gr. sulfate de quinine et extrait de belladone 0 gr. 10 en six pilules, à prendre une toutes les heures.
20 septembre. Le mieux s’est maintenu, trois selles bilieuses. On donne encore 0,50 de quinine et l’on conseille au malade de prendre la potion suivante pendant quelques jours: 6
POHON: 0)
ExtraeSderquinquina een 2 gr.
VATNNCe: BANVUIS ERREUR .. 150 — Sirop d’écorces d’orang. amères 40 —
24 septembre. Le malade est complètement guéri; mais en raison de son état cachectique, on lui conseille de continuer le traitement tonique.
Bien que nous ayons plutôt pour objectif, dans ce travail, la colique nerveuse que la colique saturnine, nous citerons, cependant de cette dernière, l’observation suivante, qui montre quel soin il faut apporter dans les recherches étiologiques. 3
Observation V (inédite, D} Fouque).
Colique saturnine (Guyane, avril 1878).
Il s’agit ici d’un libéré et résidant volontaire. M. Legrand, âgé de 46 ans, est depuis 16 ans à la Guyane; ayant trouvé
dans ces pays, après sa libération, matière à satisfaire ses goûts cynégétiques, il y est resté et a vécu de longues années du produit de sa chasse. Lorsqu'il se trouvait dans les bois, de peur d’être surpris par des bêtes féroces, il avait l'habitude de mettre dans sa bouche une balle de plomb, qu’il ne quittait presque jamais et qu'il se proposait deglisser dans son fusil, en cas d’alerte. Des coliques légères d’abord, puis de plus en plus vives, ne tardèrent pas à se transformer en de véritables attaques de coliques sèches, pour lesquelles il est venu, à différentes reprises, demander des soins à l’hôpital. Les médecins quile soignent, quoique convaincus de l’origine saturnine de son affection, comme le prouve la médication employée pour la combattre, ignoraient la véritable voie d'introduction du plomb, qu’il m'a révélée un jour. Aussi, n'ayant rien changé à son habitude de garder continuellement une balle de plomb dans sa bouche toutes les fois qu’il allait à la chasse, l’absorption constante du poison finit par amener des accidents plus compliqués, tels que des troubles de la motilité caractérisés par une parésie des membres inférieurs, et une paralysie de tous les extenseurs des membres supérieurs (deltoïde, triceps et muscles extenseurs de l’avant-bras); il existait, en outre, un état d’anémie très avancé avec amaigrissement considérable. Une foule de traitements ont été tentés: purgatifs salins, soufre, limonades sulfuriques, bains sulfureux, douches, électricité, le tout combiné avec une médication tonique. Sous leur influence, un demi résultat à été obtenu. La parésie des membres inférieurs a fait place à un peu de faiblesse et la paralysie des membres supérieurs, de complète qu’elle était, permet aujourd’hui au malade de faire, avec peine, il est vrai, les mouvements indispensables aux besoins de sa vie. En juillet 1878, cet homme a vu disparaître gra-
duellement la paralysie sous l’influence du traitement déjà
ER) indiqué, associé à la gymnastique, et il est complètement guéri aujourd’hui.