DIAGNOSTIC
2. Étant donnés les symptômes que nous avons énumérés, le “2 diagnostic de la colique nerveuse ne sera pas difficile : nous n'avons pas ici comme pour la colique saturnine ces phénomènes de dyspepsie prolongée habituels, ce goût tout G spécial, à la fois métallique et douceâtre, qui permettent de prévoir le moment où éclateront les accidents plombiques. De plus, les vomissements ne sont pas fétides, ni bilieux. Le liséré de Burton manque quatre fois sur cinq. Les bains sulfureux n’amènent pas de coloration noire à la peau, et l’analyse des urines ne décèle pas la présence du plomb. Enfin, dans bien des cas, il y aura un indice précieux dans l’existence d’accès de fièvre et dans l’état d’impaludisme plus ou moins prononcé du patient. Le médecin peut encore être aidé par la connaissance de la profession du malade, des atteintes antérieures, etc... Quantau diagnostic différentiel, Fonssagrives en a donné dans la Gazette hebdomadaire (août 1857), une description que nous ne ferons que transcrire ici :
Colique nerveuse. | Colique saturnine.
{eo Début brusque, iln’est qu'ac- 1° Prodromes assez longs d’une cidentellement annoncé par de la | semaine à un mois, troubles abdoconstipation, il n'est pas même | minaux variés, constipation, teinte rare de voir un peu de diarrhée | Jaune caractéristique de la peau. le jour même ou la veille du début.
9° La colique ouvre toujours 2° Il n’est pas rare de voir l'arla scène, en mêtine lemps qu'elle, | thralgie saturnine, ou la paralysie peuvent bien apparaitre quelques | des membres, où l’anesthésie de