Ibid., p
4. Voir Bibl. nat., ms. fr. 2091 (exécuté vers i3i5), fa n5 {La Légende de Saint Denis, publié par Henri Martin, Paris, 1908, pi. XXXVII). — Plusieurs exemples dans un manuscrit du xine siècle, Bibl. nat., ms. fr. n° 110, f" 195™, 203, 2o5vo, 2iivo, 280; il est vrai que le peintre a représenté même un roi-cavalier avec des étriers très haut (f° i65). Sans doute, les peintres ont parfois commis des inexactitudes et il est très difficile, dans certains cas, de prendre parti pour ou contre eux. Ainsi dans le ms. fr. 122 de la Bibl. nat., fos 40™ et 48™, deux écuyères à califourchon ont été dessinées avec la jambe allongée : pourquoi quelques jeunes chasseresses n'auraient-elles pas tenté l'aventure?
neurs ont au contraire marqué avec une précision régulière la tension du jarret des cavaliers.
Les écuyères du xive siècle devaient employer couramment des selles d'hommes et mettre le pied dans 1 etrivière, c'est-à-dire dans la courroie, audessus de rétrier, à l'exemple de la reine de la peinture d'Etanipes. Cependant, le détail concernant le pied est impossible à constater, car toutes les autres écuyères à califourchon que j'ai rencontrées, toutes sans exception, portent des robes longues, parfois très longues, et en tout cas ne découvrant rien de plus qu'un petit bout de pied et ne laissant jamais voir la jambe. La peinture d'Étampes, dans laquelle la reine de France montre son mollet très à découvert, est donc jusqu'à présent pour nous un exemple unique'.
Les selles d'hommes sont comme dans le cas d'Etampes reconnaissables aux bâtes du garrot et de la cuiller savantes devant et derrière, et qui, selon l'expression de Viollet-le-Duc. « prennent les cuisses du cavalier comme dans une tenaille ouverte »2. Cette disposition avait sans doute été prise pour augmenter la stabilité; mais il arrive aussi fréquemment que l'on distingue seulement une sorte de couverture : c'est alors une selle plate, spéciale pour les écuyères et nommée sambue.
Yiollet-le-Duc prétend qu'il y avait des selles pour chevaucher à deux, homme et femme, et que, même
i. L.-E. Lefevrc. La peinture hist. du palais royal d'Élampes, pp. n et 22 note. — A noter que les robes des dames du xm" et du xive siècles sont amples et tombent sur les pieds.