‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 45 sur 150 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

7. Bibl. nat., fr. 12032, fol. 16. Cette permission fut renouvelée le 1er septembre 1469 pour la même raison. La peste fit de fréquents ravages à Noyon pendant le xvie et le xvn" siècle.

l'église le 21, le 22 et le 23 janvier 1459 J, en compagnie du charpentier Thomas Noiron2. Peu de temps après, Jean Masse et Adam Courtois, qui demeuraient à Compiègne, se rendirent à cheval à Noyon pour remplir les mêmes fonctions pendant deux jours. Le chanoine Guillaume Clavel leur offrit un diner, où Thomas Noiron et Huet Le Plâtrier furent également invités. Enfin, Pierre Brissart, maçon à Saint-Quentin, vint examiner pendant trois jours les désordres produits dans l'édifice par la poussée des voûtes et par le tassement des murs. Il reçut 66 sous, tandis que Jean Masse et Adam Courtois touchèrent 53 sous pour eux deux et Jean Turpin 44 sous3.

L'année suivante, Jean Masse, Jean Turpin, Florent Bleuet, maçons, et Thomas Noiron, charpentier, furent chargés par le chapitre d'estimer le prix des travaux à exécuter. Ils visitèrent la cathédrale le 16, le 17 et le 18 février 1460 4 et leur devis se montait à la somme de 10,152 livres5. Ces entrepreneurs proposaient tout d'abord de remplacer huit colonnes du chœur écrasées sous la charge des murs. Pour « copper iceulz piliers et y en mettre des nouveaulz, » il fallait étayer solidement les ogives et les doubleaux du déambulatoire et remplir les arcades du sanctuaire avec des parpaings de trois pieds de long, capables de résister à l'écrasement. Ces pierres, qui valaient huit francs le cent, devaient être extraites de la carrière de Saint-Pierre dans la ville de Noyon. Les piliers destinés à remplacer les colonnes monolithes du xne siècle devaient nécessiter chacun l'emploi de cent pierres de quatre pieds carrés à 64 sous pièce. La dépense de ce premier chapitre devait s'élever à 1,334 livres, y compris les murs de remplissage, les étais, la pose des assises et les salaires des ouvriers.

L'une des piles qui soutenait le petit clocher bâti au nord de l'abside avait été atteinte par le feu et ses assises s'écrasaient

1. Comme l'année commençait le 25 mars à Noyon, les dates des visites et des comptes ont été rétablies suivant le nouveau style.

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