‹ Collected papers (volume 2)Chapitre 50 sur 150 · Arch. de l'Oise, G · texte numérisé non relu

Arch. de l'Oise, G

Les réparations exécutées à cette époque avaient épuisé les ressources de la fabrique. Pour se procurer de l'argent, le chapitre résolut d'envoyer des quêteurs dans les diocèses voisins avec les plus beaux reliquaires de la cathédrale. On acheta trois chevaux pour transporteries châsses enfermées dans deux coffres et quatre clochettes pour annoncer l'arrivée du cortège. Dès le 4 mars 1463, le chapitre chargea le chanoine Guillaume Clavel d'accompagner les quêteurs1. Le menton, le bras et d'autres ossements de saint Eloi se trouvaient dans quatre reliquaires déjà décrits parmi les richesses du trésor en 1402. En outre, les quêteurs emportèrent une grande Vierge en vermeil signalée dans le même inventaire, le petit vase de cristal qui avait appartenu à saint Eloi, l'anneau de sainte Godeberte et trois autres bagues en or.

L'évêque Jean de Mailly avait donné l'autorisation nécessaire au chanoine Guillaume Clavel et à Jean Huretle 14 février 1463. Il confia au même chanoine et à six autres quêteurs, le 20 septembre 1463, les châsses de saint Eloi, le chef en argent de sainte Godeberte, la statue de saint Augustin, les reliques de saint Barthélémy, de saint Philippe, de saint Aubin et le petit bras en cristal qui renfermait un os de saint Éloi2. Le 29 octobre de la même année, le chapitre fit prendre d'autres reliquaires dans le trésor pour remplacer sur le maître-autel les châsses remises à Guillaume Clavel et à ses compagnons. D'après un compte du trésorier de la fabrique, les quêteurs, qui avaient obtenu des lettres patentes de Louis XI, firent trois voyages distincts et parcoururent les diocèses de Noyon, d'Amiens, de Paris, de Meaux, de Châlons-sur-Marne, de Rouen, de Lisieux, de Bayeux et de Séez. Ils revinrent définitivement à Noyon le 1er mai 1465, et un orfèvre nommé Jean Maurel répara les reliquaires endommagés pendant ces voyages pour une somme de 64 sous3.

Le Parlement de Paris donna gain de cause aux chanoines le 4 juin 1462 dans l'affaire des reliques de saint Eloi, en leur reconnaissant le droit d'informer les fidèles que les ossements du saint évêque se trouvaient à la cathédrale, mais en leur défendant de détourner les pèlerins d'une visite à l'abbaye de Saint- Eloi. Le 9 juillet suivant, les fidèles s'assemblèrent devant la façade de la cathédrale pour entendre la lecture de l'arrêt. C'est

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